22 septembre 1960/ 22 septembre 2012 : Un extrait du discours de Modibo KEITA (premier président de la république du Mali indépendant)

21 Sept 2012 - 04:02
Mis à jour: 14 ans
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Ce samedi, 22 septembre 2012, le Mali célèbre son 52ème anniversaire dans la douleur, parce que le pays traverse une crise multiforme touchant à tous les aspects de la vie sociale. [caption id="attachment_51327" align="alignleft" width="309"] Modibo Keita, le 1er président du Mali[/caption] Modibo KEITA est né le 4 juin 1915 à BAMAKO (capitale du Mali) de père Malinké (Daba KEITA) et de mère Marka (Fatouma CAMARA), descendant de cette vielle famille mandingue établie dans le cercle de Nara. Modibo KEITA fut élevé dans un cadre de dignité, de travail et d‘austérité. Après avoir appris les premiers rudiments du saint Coran, il entre à l’école primaire de BAMAKO en Septembre 1924 avec une promotion de classe de plus de cent élèves. Etudes normales jusqu’en  1930 où il subit avec succès le certificat d’Etudes primaires qui lui donnait le droit d’entrée à l’école primaire supérieure, devenue école Terrassons de Fougères en 1931, puis Lycée Askia MOHAMED en 1961. Studieux, travailleur,  consciencieux et sérieux, il passe avec brio toutes ses trois années d’E.P.S. Et est reçu premier du Soudan à l’examen d’entrée à l’école normale de Gorée dont il devait sortir major, avec félicitations du jury en juillet 1936. Brillant instituteur et excellent pédagogue, il servit successivement à Bamako, Sikasso et Kabala d’où après les élections de mars 1952, il fut rappelé  pour assumer la vice-présidence du conseil dont il était membre depuis 1948. En 1956, il était élu député au palais Bourbon et vice-président de ladite Assemblée en remplacement de notre très cher disparu Mamadou KONATE décédé en mai de la même année. Après l’échec de la fédération du Mali, un congrès extraordinaire de l’US- R.D.A. s’est tenu le 22 septembre 1960 à Bamako et assignait au secrétaire général du parti des objectifs dynamiques, précis et clairs tant dans le domaine politique, économique, social et culturel et décidait par acclamation et à l’unanimité, la proclamation de l’indépendance inconditionnelle du nouvel Etat de la république du Mali irréversiblement engagé dans la voie du socialisme. Voilà un extrait de ce discours historique du 1er Président du Mali indépendant: « Chers Camarades, A la conférence territoriale du parti, il y a trois semaines, nous nous sommes contentés d’un exposé objectif du déroulement des évènements de Dakar, sans en tirer les conséquences. Nous avons par la suite fait  un certain nombre de contacts qui ont projeté plus de lumière sur les origines plus ou moins lointaines des dits évènements. C’est ainsi que j’ai répondu à l’appel du président de la république française, aux invitations du roi du Maroc et du président de la république du Ghana. D’autres parts des missions ont été envoyées à l’extérieur : U.S.A, O.N .U, Allemagne fédérale, pays de l’est, l’Afrique occidentale. Pour mieux suivre le sens de notre action politique pendant ces derniers mois, il est indispensable que nous examinions la situation créée en Afrique depuis le référendum du 22 septembre 1958. Le 22 septembre, les conditions politiques intérieures nous imposèrent un vote favorable à l’entrée dans la communauté. En outre nous avons pensé et pensons que Les chances de résolutions de l’unité sont aléatoires pour les Etas accédant  à l’indépendance, car devenus souverains, ils affirment leur personnalité aussi bien sur le plan intérieur que sur le plan extérieur. Aussi avions-nous espéré que l’autonomie était  pour les Etats africains la période la plus favorable de leur évolution pour la réalisation de leur unité. Evidemment, cela supposait de la part des dirigeants de ces Etats, une indépendance totale à l’égard des puissances d’argent et des autorités des anciennes métropoles Par ailleurs, nous avons estimé et estimons encore que c’est dans l’unité que l’Afrique pourra résister à l’emprise des forces impérialistes et renforcer le camp de la paix… Dans un monde de plus en plus tourmenté où la légalité n’apparait qu’à travers les intérêts stricts des pays, la lutte pour nous devra s’engager sur le plan politique. Nous demeurons certes fidèles à l’idée de la fédération africaine, nous nous considérons toujours liés par le serment du 17 janvier 1959. Mais pour le succès de notre action en faveur de la fédération, il est indispensable et urgent que la république soudanaise s’affirme sur le plan africain et sur le plan international. C’est la raison pour laquelle nous avons invité à autoriser l’Assemblée législative : 1-     A appréhender les compétences transférées par la république soudanaise à la fédération du Mali ; 2-     A proclamer comme Etat indépendant et souverain la république soudanaise, 3-     A proclamer que la république soudanaise s’appelle république du Mali, libre de tous engagements et liens politiques vis-à-vis de la France, comme la Haute volta, la Côte d’ivoire, le Niger, le Dahomey… Notification de ces décisions sera faite au gouvernement français, à l’organisation des Nations-Unies et à tous les pays indépendants. Fidèles à notre idéal d’union et de paix, j’insiste sur ce mot, nous sommes décidés à établir des relations amicales avec tous les Etats du monde, sans exclusive aucune, singulièrement avec ceux d’Afrique qui seront désireux de promouvoir une politique d’union et de progrès, de s’engager résolument dans la lutte pour la libération totale du continent africain et l’établissement d’une paix durable entre les peuples. La République du Mali est née. Le Mali continue. Le mot Mali continuera à résonner  comme un gong sur la conscience de tous ceux qui ont œuvré à l’éclatement de la fédération du Mali ou qui s’en sont réjouis. Nous restons mobilisés pour l’idée de la fédération qui, malgré tout, demeure une demande  virile de l’unité africaine. Nous avons perdu une partie, mais nous gagnerons la manche IN CHALLAH. Les puissances d’argent, les forces rétrogrades et impérialistes n y pourront rien. Toutes les Maliennes et tous les Maliens doivent se considérer comme mobilisés pour la construction de la république du Mali, Patrie de tous ceux qui sont fermement  attachés à la réalisation de l’indépendance et de l’union africaine ; Toutes les Maliennes, tous les Maliens doivent accepter tous les sacrifices pour que notre pays, puisse sortir grandi, rayonnant, de l’épreuve qu’il traverse pour que les africains libres, réellement libres puissent sans possibilité d’ingérence, s’unir pour que s’affirme une grande nation africaine qui marquera de son seau la politique internationale, pour que la paix, espoir des peuples en voie de développement, s’établisse entre tous les pays du monde » Drissa Keita           

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Commentaires (22)

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ivorian
ivorian 14 ans
moussa traore a chassé modibo keita du pouvoire , les fan de modibo ont chassé moussa traore du pouvoire , les fan de moussa traore ont chassé ATT du pouvoire . qui sont les fan d'ATT qui vont chassé sanogo et sa bande ??!! :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:
celui qui se tape blanche neige et sa coco
celui qui se tape blanche neige et sa coco 14 ans
tu te trompe, les français ont chassé keita, tout gbagbo, peu importe par qui il passe... ton raisonnement à 2 balles est bidon
Kassin 14 ans
Le 22 septembre 2012, pour fêter quoi? Après le président Modibo Keita, il n'y a plus eu de présidents au Mali. De Moussa Traoré à Dioncounda Traoré, ils ont été ou sont, au mieux, des directeurs de service. En matière de vision, de patriotisme et de charisme ils ne sont pas mieux qu'un collégien qui fait de l'école buissonnière. Moussa Traoré et sa bande de CMLN puis d'UDPM n'ont jamais eu la moindre ambition pour le Mali avec leur bradage des sociétés et entreprises d'état, leurs châteaux de la sécheresse, ils ont inventé la corruption et transformé le Mali en pays mendiant. Alpha Oumar Konaré et son ADEMA étaient comme des zombies bras cassés laissant filer allègrement dans une aimable négligence et tour à tour: - Corruption (commencée sous Moussa Traoré),et - Débâcle de l'école (commencée sous Moussa et son Youssouf Traoré puis Sékou Ly), de l'armée, de l'administration et de la justice. ATT et sa bande de copains ont transformé l'état en "grin" et la nation en marchandise où tout était permis sauf du sérieux et de la performance avec leur promotion de la médiocrité et de la grande corruption. Les fameux "bouffecrates" n'épargnaient ni l'argent des malades (fonds mondial) ni celui des paysans (initiative riz) ni celui de l'état (rapports du vérificateur général). Sous ATT tout est devenu du commerce, et tout a perdu son âme (famille, parti politique, école, administration, justice, armée sont tous morts ou devenus mourants), s'était le règne du mensonge des nuls. Mais grâce au soutien des partenaires internationaux pour la "démocratie" les infrastructures économiques et sociales de bases ont été multipliées dans le Pays. Mais le Mali est resté parmi les pays les plus pauvres du monde avec des fonctionnaires propriétaires d'appartements luxueux dans les beaux quartiers des plus belles capitales du monde. Sous Dioncounda et son astrophysicien de "je ne démissionnerai pas", l'état est cliniquement mort, tout simplement. La "bidassecratie" et la fausse fierté des soldats fuyards des combats au nord et pilleurs à Bamako, spécialisés dans la torture des civils et diplômés dans l'art de ne pas aller combattre au nord, et le refus de voir la vérité des maliens, ont définitivement fait disparaître la nation créée dans la bravoure par Soundiata Keïta au 13ème siècle de notre ère. Le Mali, dans sa forme souhaitée par Modibo Keïta, n'existe plus! Aucune décision concernant la vie de la nation n'est prise par le gouvernement, sans l'aval de Kati, de la Cedeao ou du Burkina Faso. Pire aucun texte officiel du pays n'est appliqué dans la conduite des affaires du pays. Des institutions de la république sont transformées en porte ustensile de la garnison de Kati. Plus grave encore, aucune valeur sociale, aucun mécanisme social traditionnel de construction nationale ne tienne plus. Tout est arrêté dans le pays comme juste avant le Big Bang! C'est le règne de l'anarchie et de l'opportunisme, sur fond du Grand Mensonge que l'on veut vendre, à la terre entière, comme de la "fierté" ou du "patriotisme" alors que c'est du lombrilisme, de l'égoïsme et du déni de la réalité et de soi même. Il n' y a désormais qu'un No Man's Land de 1241000 km2 au cœur de l'Afrique occidentale et pour très longtemps encore où la vie sociale ne sera que de plus en plus difficile pour des populations prises au piège de l'irresponsabilité de quelques dirigeants. Alors à tout ce qui ne l'ont pas encore remarqué ou refusent de voir la réalité, fêter le 22 septembre 2012, c'est comme la "fiesta loca" des enfants qui ont tué leur propre mère et décident, tout de même, de fêter son anniversaire. Il n'est pas interdit de le faire mais ça dépasse le ridicule et frôle l'agacement.
Elise
Elise 14 ans
Modibo k est un traitre ne nous fatiguer pas avec ses discours sordide
thierno Paris
thierno Paris 14 ans
Ohhh les maliens.. ne nous fatiguez pas.. Vous n'etes pas oblige d'accepter notre AIDE... Apres tout c'est votre pays qui est occupe. LIBEREZ LE SANS L'AIDE DE PERSONNE. Rien ne vaut d'aller mourir pour des .. ORGEUILLEUX ! Sanogo on t'ecoute !
sadiaad
sadiaad 14 ans
:cry: que dieu ait pitie de son ame. tout etre humain partira qu il veut ou non,devons nous respecter ceux qui ne sont parmis nous.il fait son devoir,par ce que il put se debaracher de ses enemis,voila qui nous attend tous de faire le meme avec nos enemis comun.
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