Reconquête de Kayes à Tinzawatene : Kidal : Ce qui reste à faire…

Le 6 octobre 2026 restera gravé comme un tournant décisif dans l’histoire récente du Mali.

12 Octobre 2026 - 09:55
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Reconquête de Kayes à Tinzawatene :  Kidal : Ce qui reste à faire…

Après des jours d’opérations militaires intenses dans le Nord, les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires russes, ont repris victorieusement position dans la ville de Kidal. Cette avancée foudroyante s'inscrit dans la réadaptation de l’opération Dougoukoloko.

Depuis des décennies, Kidal cristallisait les rébellions, les fractures et l'incapacité passée de l’État à exercer pleinement son autorité. Son retour dans le giron de la République dépasse donc le strict cadre militaire. Il revêt une dimension politique hautement symbolique, celle d’un État souverain qui réaffirme sa présence inébranlable dans une région longtemps soumise à l’instabilité et aux troubles.

Cette victoire résulte d'une manœuvre minutieusement préparée, combinant renseignement de pointe, supériorité aérienne et puissance terrestre. Face à cette offensive aéroterrestre, les groupes terroristes qui assiégeaient Kidal depuis le 25 avril 2026 ont tout simplement fui devant la puissance de feu des FAMa. Cette débandade soudaine contraste avec les ambitions affichées par ces groupes qui prétendaient imposer leur loi. Prompts à terroriser les populations désarmées, ils se volatilisent lorsque la confrontation devient réelle face à l'armée régulière. Il faut ici saluer le courage immense des habitants de Kidal, véritables otages ayant payé le prix fort des atrocités commises par le mouvement FLA.

 

Transformer la percée militaire en stabilité durable

La reprise de cette ville stratégique ouvre désormais une nouvelle étape historique. Car reprendre une cité rebelle est une noble chose, y installer durablement la sécurité, la justice et les services publics essentiels en est une toute autre. La souveraineté ne se limite pas à hisser fièrement un grand drapeau. Elle se concrétise par la protection continue des populations et la présence effective de l’administration malienne.

Les hautes autorités de la Transition s’attellent à maintenir cette volonté salvatrice sur tout le vaste territoire. Cependant, une telle entreprise exige la cohésion absolue de tous les citoyens. La noble défense de la grande patrie se joue aussi dans notre refus viscéral des divisions internes. Le temps des ambiguïtés coupables doit impérativement laisser place à la responsabilité civique. Kidal est un test grandeur nature pour notre nation. Il appartient désormais à l’État et au peuple de vaincre définitivement.

KML

 

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