Afrique du Sud : Tensions xénophobes avec plus de 25000 étrangers rapatriés

Les tensions liées à l’immigration se sont fortement accentuées en Afrique du Sud après l’expiration, le 30 juin, d’un ultimatum lancé par plusieurs mouvements anti-immigration réclamant le départ des étrangers en situation irrégulière. Selon les autorités sud-africaines, cette crise a déjà entraîné le rapatriement de plus de 25 000 personnes vers leurs pays d’origine.

2 Juillet 2026 - 13:47
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Afrique du Sud : Tensions xénophobes avec plus de 25000 étrangers rapatriés

Bien que le gouvernement n’ait adopté aucune mesure en ce sens, cette échéance a alimenté un climat de peur au sein des communautés étrangères. Mardi, des milliers de manifestants ont défilé à Johannesburg et à Durban pour exiger le départ des immigrés sans papiers. Les autorités ont déployé plus de 10 000 policiers, appuyés par des drones et des hélicoptères, afin de prévenir tout débordement.

La police a indiqué que les rassemblements s’étaient déroulés dans le calme, malgré plusieurs interpellations pour des faits de pillage et de tentatives de pillage. Les autorités ont néanmoins fait état de quatre décès liés à la montée des violences et des tensions xénophobes.

La situation s’est aggravée après la mort de Bashiru Isak, un ressortissant ghanéen de 40 ans, abattu le 30 juin à Khayelitsha, près du Cap, en marge de manifestations. Dans un communiqué, le Ghana a condamné un « acte de violence insensé », réclamant une enquête approfondie et des poursuites contre les auteurs. Accra a également dénoncé la recrudescence des violences visant les ressortissants africains en Afrique du Sud.

L’ultimatum a notamment été lancé par le mouvement anti-immigration March and March, dirigé par Jacinta Ngobese-Zuma, avec le soutien de plusieurs partis politiques, dont ActionSA et Umkhonto we Sizwe, proche de l’ancien président Jacob Zuma. Ces formations attribuent aux immigrés en situation irrégulière une part des difficultés économiques et sociales du pays.

Face à cette détérioration, plusieurs États africains ont organisé le retour de leurs ressortissants. Le Nigeria a évacué au moins 600 citoyens et convoqué le haut-commissaire sud-africain. Le Malawi a rapatrié près de 7 000 personnes, tandis que le Ghana et le Mozambique ont renforcé leurs dispositifs d’évacuation. Le Kenya et le Lesotho ont, de leur côté, émis des avis de sécurité.

Sous la pression de ses partenaires africains, le président Cyril Ramaphosa a condamné les violences, rappelant que le maintien de l’ordre relève exclusivement des institutions de l’Etat et non de groupes de citoyens.

Source: https://sahel-intelligence.com/

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Commentaires (2)

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yugubané
yugubané 3 mois
Les ressortissants de l'AES ne devraient pas souffrir de cette expulsion, ils ont une belle confédération qui fait des envieux sur tous les continents. ?
yugubané
yugubané 3 mois
Même les pays Africains ne veulent plus de Noirs chez eux, quid des pays Européens ? Au lieu de parler de négrophobie, on parle de xénophobie comme si les autres étrangers avaient aussi des problèmes. Toutes les autres races sont les bienvenues, c'est la presence des xorè xorè qu'ils ne peuvent pas supporter.
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