Midterms : même Barack Obama n’en revient pas des chances de victoires des démocrates au Sénat

L’ancien président américain s’est exprimé cette semaine lors d’une levée de fonds en Virginie, rapporte le « Washington Post ».

9 Octobre 2026 - 16:48
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Midterms : même Barack Obama n’en revient pas des chances de victoires des démocrates au Sénat

À un peu moins d’un mois des midterms, le moral est au beau fixe dans le camp démocrate. Le site spécialisé DecisionDeskHQ donne 75 % de chances au parti d’opposition de reprendre la majorité à la Chambre des représentants. Plus surprenant, les démocrates pourraient aussi reprendre la majorité au Sénat. De quoi surprendre jusqu’à l’ancien président Barack Obama.

« Il y a des États en jeu actuellement que je n’aurais jamais imaginés indécis », a ainsi déclaré l’ancien chef d’État démocrate à des donateurs lors d’une discussion informelle à Great Falls, en Virginie. « Si vous m’aviez dit – et je sais que je suis optimiste – que les sondages donnaient James Talarico en tête face à Ken Paxton (au Texas, NDLR)… j’aurais répondu : “euh, je n’y crois pas.” », rapporte le Washington Post.

Un démocrate représentant le Texas au Sénat à Washington : les États-Unis n’ont pas connu ça depuis 1988. Cet État du sud et très conservateur a par ailleurs été très largement remporté par Donald Trump à la présidentielle 2024. Une victoire du démocrate James Talarico face au sulfureux Ken Paxton serait un véritable coup de tonnerre.

Barack Obama a aussi fait mention des scrutins annoncés serrés au Kansas et au Nebraska, ainsi que de la large avance du sénateur Jon Ossoff dans les sondages en Géorgie, comme autant d’éléments qu’il n’aurait pas pensés possibles auparavant.

L’exemple contraire du Tea Party en 2010

Malgré tout, l’ancien président démocrate a prévenu son camp : gare aux certitudes tant que la date du 3 novembre n’est pas passée. « Dans toutes ces courses où l’on a deux ou trois points d’avance, là où la victoire est incertaine, on pourrait finir par toutes les perdre de deux points », a-t-il déclaré. « Cela reste dans la marge d’erreur. »

À l’image du Tea Party – groupe de républicains très conservateurs au Congrès, né d’une opposition farouche à Barack Obama dans le contexte de la crise financière de 2008 – qui avait percé à droite mais qui avait vu plusieurs de ses candidats au Sénat perdre des scrutins que les républicains pensaient gagner aux midterms 2010.

Barack Obama a aussi critiqué l’incapacité de la Cour suprême à « tenir bon » face à l’administration Trump et a souligné l’importance d’un Sénat démocrate pour le pouvoir judiciaire, étant donné que les candidats aux postes de juges fédéraux requièrent l’approbation du Sénat.

« Si Trump agit en toute impunité pendant deux années supplémentaires, et qu’il nomme de nouveaux juges de sorte qu’à un moment donné la balance penche du côté où il a carte blanche, on se retrouve face à un danger très sérieux pour la démocratie, en plus d’une mauvaise politique », a-t-il affirmé. Si les démocrates contrôlent le Sénat, cela pourrait faire « une énorme différence » sur les personnes nommées, a ajouté le démocrate.

La levée de fonds à laquelle il participait, organisée par le comité de campagne des démocrates au Sénat, a permis de récolter 3,6 millions de dollars.

Soutien à Abdul El-Sayed dans le Michigan

Récemment, Barack Obama a apporté son soutien à Abdul El-Sayed pour le poste de sénateur dans le Michigan, face au républicain Mike Rogers. L’ancien président va se rendre à Détroit le 24 octobre pour participer à un meeting aux côtés du candidat démocrate. La date n’a pas été choisie au hasard puisqu’il s’agira du premier jour de la période de vote anticipé dans le Michigan.

Relativement discret depuis le début de la campagne pour les midterms, Barack Obama va monter en puissance à l’approche du scrutin. Il a notamment enregistré plus d’une vingtaine de spots publicitaires en faveur des candidats démocrates aux postes de gouverneur et de sénateur, qui seront diffusés dans les semaines à venir. Il a ainsi apporté son soutien au démocrate Troy Jackson dans le Maine, où le démocrate pourrait ravir le siège de la républicaine Susan Collins.

Sa stratégie dans la dernière ligne droite « vise à faire pencher la balance en faveur des démocrates et à convaincre les électeurs indécis, en particulier dans les États où la course est serrée », a déclaré en début de semaine son bureau, comme le rapporte Politico.

Le soutien de Barack Obama ces candidats arrive à point nommé, quand on sait qu’il est le président vivant le plus populaire, avec un taux favorable de 57 %, selon un sondage CNN réalisé dans l’année.

Source: https://www.huffingtonpost.fr/

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