Mali - Soumaïla Cissé : « Nous verrons si je suis l’homme de 2018 »

03 Oct 2017 - 10:15
Mis à jour: 9 ans
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Mali - Soumaïla Cissé : « Nous verrons si je suis l’homme de 2018 »
Mali – Soumaïla Cissé : « Nous verrons si je suis l’homme de 2018 »
Député, président de l’Union pour la République et la démocratie (URD), Soumaïla Cissé s’est incliné face à IBK au second tour de la présidentielle de 2013, avec 22,4 % des suffrages. Interview. Au mois de décembre suivant, à l’issue des législatives, son parti, l’URD, s’est hissé au rang de première force d’opposition avec 17 députés sur 147, contre 66 pour le RPM et 16 pour l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adema). Il est donc devenu le chef de file de l’opposition, un statut créé par la loi du 4 mars 2015. À 66 ans, le député de Niafunké (sa ville natale, dans la région de Tombouctou) compte sur ce leadership pour s’imposer en 2018. Et sur son expérience : il a été ministre des Finances entre 1993 et 2000, puis de l’Équipement entre 2000 et 2002, et a présidé la commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine de 2004 à 2011. Il nous a reçus dans sa résidence bamakoise de Badalabougou, dépourvue de groupe électrogène, pour un entretien haché par les coupures d’électricité. Jeune Afrique : À mi-mandat, quel bilan faites-vous de l’action d’IBK ? Soumaïla Cissé : Les choses n’ont pas bougé. Le président a été élu avec pour principal objectif de ramener la paix. L’accord d’Alger a été signé il y a plus d’un an, mais l’insécurité a explosé, et l’État a perdu pied dans le Nord – le gouverneur de Kidal vit à Gao, il n’y a plus d’éducation, plus de santé, plus d’administration. Je ne vois donc pas comment il pourrait organiser des élections sur tout le territoire. Cette situation est porteuse de divisions et de mécontentements, de même que les problèmes quotidiens d’électricité, d’eau, de coût de la vie, etc. Le climat social est devenu délétère. Le plus grave, c’est que le président n’a pas été capable de donner un cap. Cet état des lieux n’est-il pas exagérément sombre ? J’ai parcouru le pays et fait ce constat dans beaucoup d’endroits. Dans le cercle de Goundam [région de Tombouctou], le préfet n’avait même pas de voiture alors que ce territoire est plus grand que le Sénégal. À Diré [40 km au sud de Goundam], les policiers n’ont pas même un gourdin ! Nous avons voté une loi de programmation militaire, mais on se demande où sont passés les équipements et les armes… Aucune condition n’est remplie pour que le Mali puisse sérieusement envisager l’émergence N’y a-t-il pas des raisons d’être optimiste alors que l’on attend un taux de croissance supérieur à 5 % ? Quand on vient de très bas, on ne peut que monter ! En réalité, à cause du manque de sécurité, les investissements sont atones et des secteurs entiers ne fonctionnent plus parce que l’on ne peut plus aller dans certaines zones. En outre, notre économie, essentiellement fondée sur l’agriculture, est trop dépendante du facteur climatique et de la pluie. Nous vivons au jour le jour, et aucune condition n’est remplie pour que l’on puisse sérieusement envisager l’émergence. Il faudrait commencer par avoir une bonne gouvernance… Avec quelles priorités ? D’abord l’électricité ! Vous avez vu les nombreuses coupures qui ont interrompu cet entretien. La solution est d’ouvrir le secteur à la concurrence pour permettre à des investisseurs étrangers de venir. Ensuite, il faut développer les filières de production : nous avons du coton, mais il faut aller plus loin, transformer, fabriquer des tissus, etc. On peut aussi améliorer la production de riz, l’élevage, sans parler des filières minières. Enfin, il faut soutenir les entrepreneurs maliens en simplifiant les procédures d’agrément et libérer l’initiative… En deux ans et demi, aucun gouvernement n’a organisé de réunion avec le secteur privé. IBK a été élu président du « moment sécuritaire », et, malheureusement, l’attente n’a pas été comblée. La prochaine présidentielle, en 2018, sera le « moment de la relance économique ». Nous verrons si je serai l’homme de ce moment-là. Par jeuneafrique.com Publié le 02 septembre 2016 à 15h37

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Commentaires (24)

User
La Jeunesse
La Jeunesse 9 ans
In Shâ Allâh il ne sera jamais élu s'il croit que nous avons oublié l’embargo sur nous le peuple l'ère de Sanogo ici tout vu et tout entendu plus méchant et plus égoïste que soumaïla tu meurs walaye qu'Allah nous assiste et nous en préserve contre vous les démons de ce pauvre pays yarabi
hassey
hassey 9 ans
NB: Une publication qui date de sept 2016. Par jeuneafrique.com Publié le 02 septembre 2016 à 15h37
COULIBALY Yacouba
COULIBALY Yacouba 9 ans
Même si IBK a mal travaillé en vous poussant à la bonne position en 2018, sachez que vous êtes un malien très bizarre incapable de sentir la souffrance du peuple malien. La loi sur la concurrence est votre œuvre sous le régime fantoche de Alpha Oumar KONARE de 1992 à 2002 dans un pays où les travailleurs sont payés sur la base de forfait, un indice qui ne correspond à aucune situation économique pendant le même temps les prix grimpent sans limite rendant le pouvoir d'achat quasi-nul transformant le salarié malien à une sorte de mendiant incapable même de se nourrir et de nourrir leur famille. Et c'est là que dérive beaucoup d'insuffisances au sein des familles en déboutant tous les chefs de familles de leur dignité et de leurs autorités familiales. Soumi vous êtes un diable personnifié à qui Allah ne donnerait jamais la chance de diriger la magistrature suprême de ce pays.
Voix du peuple
Voix du peuple 9 ans
Vous avez vu qu'il n'a pas gagné en 2013 parce qu'il n'aime ce pays mais seulement son intérêt sinon les personnes âgés ont dit devant tout le monde qu'Allah accorde ce pays à quelqu'un qui a l'amour et songe au bonheur des maliens(es) donc c'est Dieu qui a tranché et non les gens ils sont tous pareilles si vous leur vote ça sera pire que IBK c'est eux qui ne veulent pas la réussite du pouvoir d'IBK ils sont du clan ATT donc l’égoïsme walaye à bon entendeur salut
WANG
WANG 9 ans
LOL
1FILSDUMALIBA
1FILSDUMALIBA 9 ans
Ces vampires escrocs, demagogues etc... Nous en voulons plus de ces politichiens depuis des decennies qui ont mis le Maliba a plat, plus bas que bas. Vivement du nouveau, des nouveaux hoes et femmes pour diriger le pays, pas ces politichiens tant du pouvoir que de l'opposition sinon ca sera encore pire que pire.
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