Coopération Mali-Algérie :"Bouteflika n’est jamais venu dire bonjour aux Maliens…"

28 Nov 2012 - 11:14
Mis à jour: 14 ans
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Depuis le début de la crise au Nord‑Mali, l’Algérie est au centre des critiques à Bamako. Responsables politiques, tant au pouvoir que dans l’opposition, presse ou simples citoyens, le puissant voisin du Nord semble être unanime contre elle. En cause : sa position sur la crise actuelle. Mais pas seulement. "L’actuel président algérien n’est jamais venu dire bonjour aux Maliens, ne serait‑ce que pour une petite heure", accuse Kassim Traoré, jeune journaliste malien. "On le surnomme pourtant Abdelkader El Mali. Il y a même une maison qui porte son nom à Gao", ajoute‑t‑il sur un ton mêlant reproches et dédain en réaction à ce qu’il qualifie de "mépris".   [caption id="attachment_71454" align="alignleft" width="315"] Abdul Aziz Bouteflika, président de l'Algérie[/caption] Au Mali, tout le monde est unanime pour soutenir une intervention militaire rapide au nord du pays, jurent tous nos interlocuteurs rencontrés à Bamako. Certains veulent même aller très vite, sans attendre l’arrivée des forces internationales. "On ne peut pas rester les bras croisés en attendant les forces internationales pour reconquérir le nord du Mali", tonnait, samedi en fin d’après‑midi, Boubacar Touré, du Rassemblement pour le Mali (opposition), lors d’un meeting populaire tenu au stade Modibo Kéita. Des jeunes, comme Mamadou, chauffeur de taxi au centre‑ville de Bamako, se disent même prêts à s’engager dans l’armée pour "libérer le Nord du pays". "Les gens, là‑bas, subissent des amputations et des lapidations", explique‑t‑il. L’exaspération et l’impatience face à la situation au nord du pays sont perceptibles dans pratiquement chaque conférence, rencontre ou meeting politique. "Les Maliens sont à 100 % avec l’intervention militaire", résume Kassim Traoré. Pour le journaliste, la position de l’Algérie a beaucoup "surpris" au Mali. Même "les récentes déclarations du Premier ministre sur les négociations qui seraient inévitables avec les groupes rebelles ont failli provoquer une manifestation à Bamako", assure le journaliste. "Le MNLA est une création de la France sous Sarkozy et Ançar Eddine est une création de l’Algérie", tranche Ahmada, jeune guide touristique. L’enjeu ? Empêcher le Mali d’exploiter ses richesses, estime‑t‑on à Bamako. "Le point de vue algérien pour la sortie de la crise souffre d’incompréhension au sein de la population malienne", tempère Zeidane Ag Sidalamine. Cet ancien rebelle touareg est aujourd’hui porte‑parole du Pacte national de 1992 et de la Flamme de la paix. Il poursuit : "l’opinion malienne n’est pas bien informée". A Bamako, la presse critique régulièrement l’Algérie. Sur les écrans de télévision, à Bamako, les chaînes françaises comme France 24 sont les plus regardées. Le bouquet Canal+ est vendu à 10 000 F CFA (près de 16 euros) par mois. Or, ces chaînes défendent la position française en faveur de l’intervention militaire. L’influence sur la population locale est totale. Beaucoup de Maliens rencontrés à Bamako décrivent le Nord comme une région dont la population est terrorisée par des groupes qui appliquent la charia, coupent des mains et lapident les femmes. Dans ce conflit, la voix de l’Algérie est presque inaudible. "Les masses ne réfléchissent pas. Elles avancent", explique Zeidane Ag Sidalamine. Pourtant, selon lui, l’Algérie a toujours fait une lecture "positive, documentée et renseignée" du problème touareg. Pour lui, il est impossible de soupçonner l’Algérie de comploter au vu de tout ce qu’elle fait pour aider le Mali depuis plusieurs années. "Il ne faut pas oublier que c’est le premier pourvoyeur de bourses pour le Mali", précise‑t‑il. Il affirme que beaucoup d’avancées ont été enregistrées après les accords signés entre les Touaregs et le gouvernement malien sous l’égide de l’Algérie. Aujourd’hui, il est donc nécessaire de négocier avec les rebelles qui sont des Maliens, dit‑il. "Mais les négociations se feront avec ceux qui acceptent l’intégrité, l’indivisibilité de la République et sa laïcité", prévient Ag Sidalamine. Diarra Diakité Conseiller technique, résidence de la République du Mali

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Commentaires (10)

User
andre samake
andre samake 14 ans
L'Algerie peut et doit mieux faire dans la crise malienne car elle detient les cles d'une solution durable au probleme.
Gifla
Gifla 14 ans
L.algerie c le seul pays vrai ami de mali .si l'algerie sera un jour votre ennemi vous êtes foutu
celui qui se tape blanche merde et sa coco 100 armes
celui qui se tape blanche merde et sa coco 100 armes 14 ans
Interview du 1er ministre: http://www.legrigriinternational.com/
mustapha
mustapha 14 ans
y a bon banania Les colons français avaient raison , vous êtes de grands enfants à qui il faut donner la banane ou bien le bâton . Le nord de votre pays risque de faire sécession et vous , vous posez la question " pourquoi bouteflika n'est pas venu à Bamako pour dire bonjour" , c'est risible, heureusement que le ridicule ne tue pas . Monsieur Bouteflika s'occupe de son pays et c'est tout , le peuple algériens lui demande de travailler pour le bien être de tous les citoyens algériens sans exclusive. Prenez en mains votre destin et travailler au lieu de ricaner a longueur de journée comme des hyènes . Le lion algérien va vous assommer d'un seul coup de patte si vous l’énerver. donc ....chut.
Sambpu
Sambpu 14 ans
mustapha ta sale gueule!Bougnoule de ta race! :evil:
SISSOKO1
SISSOKO1 14 ans
BOUTEFLIKA VEUT EVITER LES AMALGANES FACILES ARRETONS DE L ACCUSER INUTILEMENT JE VOUS RAPPELLE QUE L ALGERIE NOUS A LIVRER DES ARMES ET DES VIVRES CE QU AUCUN PAYS DE LA CEDEAO N A FAIT AU CONTRAIRE C ETAIT EMBARGO PUIS BLOCAGE DES ARMES
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