Entre nous : La CMA contre la paix ?

03 Fév 2017 - 01:34
Mis à jour: 10 ans
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Entre nous : La CMA contre la paix ?
Kidal: La CMA et la Plateforme déchirent les accords de Niamey
La Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) dont les forces contrôlent la ville de Kidal depuis les événements du 21 mai 2014 continue de boycotter les travaux du CSA (Comité de Suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali). Le 30 janvier dernier, à l’ouverture de la 15ème session du CSA, les maîtres de Kidal n’étaient point visibles dans la salle. Depuis décembre 2016, la CMA exige la levée de la suspension de sa participation aux travaux du CSA à l’organisation d’« une rencontre de haut niveau de la médiation internationale élargie en vue de sauver l’Accord et préserver la crédibilité du processus et de tous les acteurs impliqués ». La CMA exige aussi «un meilleur cadre pour une mise en œuvre intégrale et diligente de l’Accord suivant un chronogramme actualisé, réaliste et consensuel». La CMA est-elle contre la paix ? Pourquoi la communauté internationale continue donc de ménager les responsables de la CMA ? Le 21 décembre 2016 au cours d’une cérémonie au bureau du Haut Représentant du Président de la République pour la mise en œuvre de l’Accord, l’ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne au Mali, Son Excellence Dietrich Beckers a répondu à la première question. Selon le diplomate allemand, « C’est la CMA qui ralentit actuellement la mise en œuvre de l’Accord ». Cette déclaration courageuse, tranche avec les discours tenus sur la crise malienne par les diplomates occidentaux qui manquent de fermeté à l’endroit des responsables de la CMA. «La politique de la chaise vide ne paie jamais», a déclaré, le 30 janvier 2017 au cours de la 15ème session du CSA, le Représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU, chef de la MINUSMA, Mahamat Saleh Annadif. Au délà de cette déclaration, la mission onusienne régulièrement sur la sellette pour ses positions ambigües, ne peut rien ou ne veut rien entreprendre pour contraindre les occupants de Kidal à rentrer dans les rangs de la République. Et pourtant, si c’était le gouvernement de la République du Mali qui avait suspendu sa participation, le ciel allait tomber sur Bamako. La CMA multiplie les manœuvres dilatoires au vu et au su de la communauté internationale. Et curieusement, certains ambassadeurs comme ceux de la France et les Etats-Unis d’Amérique (USA) se rendent à Kidal pour rencontrer les dirigeants de l’ex-rébellion. A ce rythme, il n’est pas trop d’affirmer que la communauté internationale est complice des agissements et autres tergiversations des enfants gâtés de Kidal qui n’ont aucun intérêt à un retour à la normalité. Pour masquer leur mauvaise foi, ils ont fait de l’installation des autorités intérimaires une condition sine qua non de l’application de l’Accord. Dans quelques semaines, les responsables de la CMA pousseront la provocation jusqu’à organiser une manifestation pour célébrer la déclaration d’indépendance de leur imaginaire république de l’Azawad. Ils refusent toute présence de l’administration étatique et des forces de défense et de sécurité dans la région de Kidal. Et les représentants de la communauté internationale continuent de piétiner les différentes résolutions du Conseil de sécurité des Nations-Unies. Des groupes armés sont soutenus dans leur volonté de partition contre l’Etat que l’on prétend aider à recouvrer son intégrité territoriale. Par Chiaka Doumbia

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Commentaires (20)

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COULIBALY Yacouba
COULIBALY Yacouba 10 ans
Imaginez-vous que nous obtenions la paix totale dans cette partie du septentrion malien, que feraient ces Touareg? Je crois que rien, rien et rien, car ils n'ont rien appris comme activités de développement. depuis TOUJOURS, ils sont sous ponction des autres régions du Mali, mais avec tout ça, ils sont impardonnables envers ce peuple noir qui les nourri. Ils doivent pourtant réfléchir car chaque chose a une fin et je reste certain que cette fin est proche et très proche. Ils sont méchants et très méchants envers le peuple négroïdes qui les aime sans contrepartie.
Kankan
Kankan 10 ans
Comrades only pure stupidity or a plan to militarily win Mali would lead CMA to be against peace. Either way we should keep our plans within a limit which allow for Buntu to secure plus efficiently develop Mali without assistance from deceitful CMA or its foreign partners. Very much sincere, Henry Author Price Jr. aka Obediah Buntu IL-Khan aka Kankan.
AG AZAMANE
AG AZAMANE 10 ans
« Mali : La rupture entre le Maroc et le MNLA » par Aliou Hasseye © maliactu.net du 6 juillet 2015 Le Maroc a-t-il définitivement coupé les ponts avec le MNLA, ses anciens alliés de circonstance ? Les relations entre le Maroc et les rebelles maliens, notamment ceux du Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA), étaient des plus fraternelles en 2014 en amont et pendant les pourparlers de la paix inter maliens qui se tenaient sous l’égide de l’Algérie. A cette époque, le souverain du royaume chérifien et sa suite avaient reçu avec tous les honneurs les séparatistes maliens d’alors. L’objectif visé par le Maroc était de trouver, à travers le MNLA, le moyen de devenir le facilitateur principal du dialogue intermalien. Une tâche qui fut finalement confiée à l’Algérie. Mais le rival historique de l’Algérie ne s’est pas aussitôt avoué vaincu et a ainsi continué les manœuvres en vue de torpiller les efforts de l’influente voisine du Mali. Le contexte a considérablement évolué au Mali avec l’avènement de l’accord pour la paix et la réconciliation. Saboter la mise en œuvre en cours de l’accord d’Alger reviendrait directement à s’opposer à la paix au Mali, un péché que le Maroc, cet ami du Mali, n’oserait commettre. Nous remarquons ainsi depuis quelques mois, une prise de distance du roi Mohamed VI avec ses alliés d’opportunité du MNLA. Un fait divers vient confirmer cette rupture qui semble consommée. Trois jeunes amazighs partisans de la division du Mali arrêtés par la police marocaine Dans les milieux séparatistes maliens, l’arrestation par la police marocaine de trois jeunes illuminés défraie la chronique. Interpellés lors d’un concert, les policiers auraient signifié aux trois jeunes qui scandaient « Azawad » et brandissaient le drapeau de l’Etat fantomatique du même nom que ledit drapeau n’est pas reconnu par le royaume. Les trois individus seront par la suite libérés après un interrogatoire mais leur mésaventure est la preuve que le Maroc n’entend plus copiner avec les perturbateurs. Cette nouvelle posture doit par ailleurs inspirer les Etats encore bienveillants à l’égard des radicaux du MNLA qui refusent jusqu’à présent de s’inscrire dans la dynamique de la paix. En Mauritanie, en France et dans l’Europe en général, les inconditionnels du chimérique azawad continuent de jouir d’une entière liberté à mener des campagnes de propagande. Le double jeu qui a longtemps traduit la politique de ces pays dans le dossier malien doit cesser pour permettre l’application de l’accord de paix dans de bonnes conditions.
La CMA a raison
La CMA a raison 10 ans
L'Inimitié, la versatilité et l'opportunisme de la CMA sont indéniables. Mais, la CMA a parfaitement raison de boycotter les réunions inutiles de la commission CSA qui ne mettent jamais l'accord en application. Tout le monde sait que l'accord est contre le Mali et la démocratie à travers son contenu qui viole la constitution malienne. Mais l'accord a été signé devant Dieu et les hommes par IBK et son gouvernement familial. IBK devrait appliquer l'accord bien que c'est négatif, il l'a signé et a dit que c'est la solution pour la paix contrairement à ce que dit son contenu. La CMA attend son paquet de privilèges et ses postes ministériels. Alors pourquoi cette marche arrière ? Pourquoi ce hésitations ? La CMA n'est pas contre la paix cette fois, elle est contre le mensonge des autorités maliennes, contre la misère de ses membres qui attendent depuis des conditions meilleures pour vivre au dépens des populations maliennes comme IBK et sa famille d'abord. Alla ko tignè, IBK a tort de ne pas appliquer l'accord de la honte pour l'avoir signé.
TOURE S
TOURE S 10 ans
KIDAL n'exclut pas détruire comme la ville d' ALEP soit par l'armée malienne ou GATIA .
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