La France pousse le Mali à un accord avec les Touaregs

19 Mai 2013 - 17:29
Mis à jour: 13 ans
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[caption id="attachment_147707" align="alignleft" width="350"]Le président par intérim du Mali Dioncounda Traoré, reçu vendredi par François Hollande à l'Elysée. /Photo prise le 17 mai Le président par intérim du Mali Dioncounda Traoré, reçu vendredi par François Hollande à l'Elysée. /Photo prise le 17 mai[/caption] BAMAKO (Reuters) - Adulée au Mali depuis qu'elle a chassé militairement les djihadistes du nord du pays, la France commence à voir son étoile pâlir en raison de son insistance à voir Bamako conclure un accord politique avec les rebelles touaregs.     La frustration est montée d'un cran cette semaine, le gouvernement malien n'ayant pas réussi, comme il se l'était promis, à rassoir son autorité sur Kidal, ville de l'extrême-nord du pays contrôlée depuis l'opération "Serval" par les séparatistes touaregs du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA).     L'armée malienne a fait mouvement en direction de Kidal mais la France, dont un contingent stationne à l'entrée de la ville, s'est opposée à ce qu'elle y pénètre de force de peur que cela ne déclenche des affrontements interethniques.     "Paris bloque l'armée aux portes de Kidal", écrivait cette semaine l'hebdomadaire malien Le Matin.     Beaucoup de ministres et d'habitants de Bamako tiennent le MNLA pour responsable des catastrophes qui se sont abattues sur leur pays, du coup d'Etat militaire à la chute du nord du pays aux mains des islamistes. Les plus nationalistes ne cachent pas leur souhait de voir l'armée désarmer les Touaregs.     Les séparatistes ont de fait été à l'origine de l'offensive victorieuse des rebelles début 2012, avant d'être marginalisés par leurs anciens partenaires islamistes, puis de se retourner contre eux pendant la contre-offensive lancée par la France et ses alliés africains.     Beaucoup de Maliens du sud du pays ne comprennent pas pourquoi Paris ne réserve pas au MNLA le même traitement qu'aux djihadistes liés à Al-Qaïda.     Mais la France soutient au contraire des négociations secrètes qui se déroulent au Burkina Faso afin de permettre la tenue d'une élection présidentielle au Mali cet été, tout en encourageant Bamako à répondre à l'aspiration à l'autonomie des Touaregs.     Au sein de l'armée malienne, animée par un sentiment de revanche après avoir été mise en déroute par les islamistes l'an dernier, la frustration grandit.     "Nos hommes sont prêts mais nous n'avons pas reçu l'ordre d'entrer dans la ville. C'est une décision politique", dit un officier qui campe près de Kidal.     "KIDAL DOIT VOTER"     Le président par intérim Dioncounda Traoré, soutenu par la France face aux pressions de l'ex-junte militaire du capitaine Amadou Sanogo, s'est dit ouvert au dialogue avec le MNLA lors d'une visite à Paris vendredi.     Il a cependant rappelé que Bamako entendait rétablir son autorité sur l'ensemble du pays avant l'élection présidentielle programmée en juillet, et a préféré parler de "décentralisation" plutôt que d'autonomie pour les Touaregs.     Encore lui faudra-t-il convaincre ses compatriotes du bien fondé d'une telle initiative, alors que le compte de Twitter de la présidence qualifie lui-même les rebelles du MNLA de "terroristes".     Paris conteste cette appellation et rappelle que les Touaregs ont aidé les troupes françaises et tchadiennes à chasser les islamistes du nord du pays, en particulier de la région de l'Adrar des Ifoghas, en fournissant notamment des renseignements sur leurs positions.     Si le président François Hollande a dit cette semaine soutenir un retour de l'administration civile malienne à Kidal pour organiser les élections, il a donc insisté pour que cela se fasse à travers "un dialogue politique".     La région de Kidal n'héberge que 0,5% de la population malienne, mais si l'élection ne pouvait pas y être organisée, cela reviendrait à une "séparation de facto", met en garde Gamer Dicko, porte-parole du ministère de l'Administration territoriale à Bamako. "Kidal doit voter comme le reste du pays", insiste-t-il.     Selon des sources diplomatiques, des négociations sont en cours au Burkina Faso pour trouver une solution, en attendant qu'un gouvernement élu puisse entamer de vraies négociations avec les Touaregs.     "Il s'agit de trouver un compromis pour que les élections puissent avoir lieu à Kidal", explique un diplomate ouest-africain. "Le gouvernement intérimaire ne trouvera pas de solution définitive au problème."     Le souhait de Paris de voir le Mali accorder une certaine autonomie aux Touaregs ne fait cependant pas l'unanimité chez les autres pays de la région, souligne un autre diplomate qui a participé à de récentes discussions à Bamako.     "Les représentants africains n'ont pas critiqué directement la France", raconte-t-il. "Mais ils ont eu des mots très durs envers le MNLA."     Avec Daniel Flynn à Dakar et Tiemoko Diallo à Bamako; Tangi Salaün pour le service français, édité par Pascal Liétout

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Commentaires (35)

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DOUM
DOUM 13 ans
La france sait ce qu'elle est entrain de faire. Ce qui est sûr,le Mali compte beaucoup d'ethnies. La france ne nous aide pas à sortir de cette crise, au contraire elle est entrain de cultiver la heine ethnique entre les maliens.Je vois que la france est entrain de tuer d'autres ethnies pour une autre au Nord du Mali. La france oublie l'objectif de sa mission actuelle au Mali; il s'agit de recouvrer l'intégriter territoriale du Mali. Je constaste que cette mission est devenue tout autre sauf l'unification des populations de notre pays pour un seul idéal, la paix et développement du Mali dans son intégralité.Pourquoi la France amène le Mali vers une balkanisation de son territoire, alors que la France refuse l'autonomie d'une parie de son territoire, la Corse. Hélàs! deux poids deux mesures! Est ce que la France a mûrement réflchi les conséquences de ces actes qu'elle veule poser au Mali. Je mets en garde nos autorités toute action qui mène le Mali au K.O. La population ne pardonnerait à quiconque qui agirait contre le Mali. J'invite nos forces armées et de sécurité d'oeuvrer à la libération du reste de notre territoire confisqué par la France, avec ou sans la volonté de nos autorités politiques, car ce sont eux qui ont affaibli le Mali et à la merci de ses énemies; la population vous soutient. La france est jusque là au coeur de beaucoup de maliens, mais cette admiration risque de se transformer en une heine contre la France. Vive le Mali! Que Dieu benisse le Mali!
DOUM
DOUM 13 ans
La france sais ce qu'elle est entrain de faire. Ce qui est sûr,le Mali compte beaucoup d'ethnies. La france ne nous aide pas à sortir de cette crise, au contraire elle est entrain de cultiver la heine ethnique entre les maliens.Je vois que la france est entrain de tuer d'autres ethnies pour une autre au Nord du Mali. La france oublie l'objectif de sa mission actuelle au Mali; il s'agit de recouvrer l'intégriter territoriale du Mali. Je constaste que cette mission est devenue tout autre sauf l'unification des populations de notre pays pour un seul idéal, la paix et développement du Mali dans son intégralité.Pourquoi la France amène le Mali vers une balkanisation de son territoire, alors que la France refuse l'autonomie d'une parie de son territoire, la Corse. Hélàs! deux poids deux mesures! Est ce que la France a mûrement réflchi les conséquences de ces actes qu'elle veule poser au Mali. Je mets en garde nos autorités toute action qui mène le Mali au K.O. La population ne pardonnerait à quiconque qui agirait contre le Mali. J'invite nos forces armées et de sécurité d'oeuvrer à la libération du reste de notre territoire confisqué par la France, avec ou sans la volonté de nos autorités politiques, car ce sont eux qui ont affaibli le Mali et à la merci de ses énemies; la population vous soutient. La france est jusque là au coeur de beaucoup de maliens, mais cette admiration risque de se transformer en une heine contre la France. Vive le Mali! Que Dieu benisse le Mali!
abdoooo
abdoooo 13 ans
La France est - elle - au Mali pour le gouvernement malien ou le MNLA? La france est entrain de saper tous ces efforts à cause d'un movement constitués actuellement de 85% d'islamistes recyclés.
Houssein Faradji Abdelmoumen
Houssein Faradji Abdelmoumen 13 ans
S'il faut absolument discuter,le faire qu'avec le mnla au nom du nord Mali sera une grave erreur que l'Etat Malien n'arrivera jamais a corriger.Le mnla et sa cohorte de prétentions fallacieuses ne peut être jamais représentatif des populations du nord .Voir tous les différents tribaux liés a des problèmes de leaders shep dans différentes zones du nord .Discuter qu'avec le mnla en parfaite connaissance de tous ces facteurs équivaut a embraser pour longtemps le nord Mali.
Med
Med 13 ans
Pourquoi parler d autonomies d une région plus qu un autre si c est ça les dogons vont demander leurs a bandiagara les sikassois oci et toutes les région ainsi de suite je suis touareg mais je pense c est une erreur de donner une autonomie a une région par rapport à sont appartenance ethnique c est une manière d un indexé un ethnie par rapport aux autres les touareg tout comme les autres ethnies du nord on demande qu a développer nos infra structure et que les gens vive en paix
yyy
yyy 13 ans
Med, je suis ton Maître éternel. C'est pour cela que je dis que les vrais Touaregs n'ont pas besoin d'autonomie. C'est MNLA de France qui est confus. Je finirais par tirer leurs oreilles ou les emmener dans les champs de culture. Comme Ça, ils apprendront comment les gens gagnent leurs pains quotidiens.
Houssein Faradji Abdelmoumen
Houssein Faradji Abdelmoumen 13 ans
Une autonomie pour la région de Kidal ne peut de toutes les façons être viable du fait du manque de ressources humaines nécessaire a sa concrétisation .Même pour la décentralisation qui est vital pour développer le Mali et son nord,le problème de ressources humaines fiables et motivées se posera suite aux nuisibles habitudes de mauvaises gestions(détournements de l'aide au profit de l'ellite aux affres affaires)des biens publiques et aides au développement .Il y'a bien toute une réduction a faire pour aspirer a un espoir réel de développement .Espérons que les bailleurs de fonds suivront les affectations de leurs aides de trop prêt .
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