Mali: le Gatia dit prendre les armes pour participer aux négociations

16 Août 2014 - 09:58
Mis à jour: 12 ans
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[caption id="attachment_469582" align="aligncenter" width="630"]Mali: le Gatia dit prendre les armes pour participer aux négociations Un Malien travaillant à la reconstruction du marché de Gao, le 4 avril 2013.
AFP PHOTO/JOEL SAGET[/caption]

Le Groupe d’autodéfense touareg Imrad et alliés (Gatia), qui vient de se créer dans le nord du Mali, affirme avoir officiellement demandé aux autorités maliennes et internationales de participer aux prochains pourparlers à Alger. Ils se disent opposés à l’autonomie du Nord et affirment qu’il « fallait nécessairement avoir un groupe armé afin de participer au processus de paix ».

Le nouveau groupe armé d'autodéfense (Gatia) qui a officiellement été créé cette semaine dans le nord du Mali assure avoir officiellement demandé aux autorités maliennes et internationales de participer aux prochains pourparlers de paix d'Alger, qui doivent reprendre le 1er septembre. Le Gatia, essentiellement composé de Touaregs de la tribu des Imrads que l'on trouve dans les trois régions du nord du Mali, est plutôt proche de Bamako. Il revendique un millier de combattants et se dit contre toute autonomie du Nord.

Le retrait des forces armées du nord

Joint par RFI, Fahad Ah Al-Mahmoud, secrétaire général du Gatia, explique que le groupe est « déjà en armes », mais qu’il ne compte pas les utiliser pour lutter contre l’Etat malien. Si le Gatia a pris les armes, affirme Fahad Ag Almahmoud, c’est « pour que les autres frères qui sont en armes ne nous dictent pas ce que l’on doit faire et ce que l’on ne doit pas faire. »

« L’un des éléments déclencheurs [de la constitution du Gatia, ndlr] a été le retrait des forces armées et de sécurité de la zone au nord de Gao. Nous sommes devenus des laissés pour compte », expose le porte-parole de ce nouveau groupe armé. Pour lui, « on ne peut pas être impliqués en tant que communauté tout court. Il fallait nécessairement avoir un groupe armé, comme tous les autres, afin de participer au processus de paix. »

Pas de réaction officielle à Bamako

Fahad Ag Almahmoud, qui ne cache pas que son mouvement se veut proche du général malien touareg El Hadj Ag Gamou, expose également le credo du Gatia : « Nous sommes Maliens. Nous ne demandons pas une division du Mali. Nous ne demandons pas plus que le développement pour le Nord. On est prêts à faire la paix avec tous nos autres frères qui ne partagent pas la même vision que nous, pourvu qu’ils nous respectent et respectent notre point de vue. »

Seront-ils considérés comme des interlocuteurs à part entière lors des prochains pourparlers ? Le ministre malien de la Réconciliation n'était pas joignable, ce vendredi. Aucune position officielle ne semble arrêtée pour le moment à Bamako.

par RFI

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Commentaires (13)

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1FILSDUMALIBA
1FILSDUMALIBA 12 ans
Le bout du tunnel est encore très très...loin. Avec la creation de groupes armés a chaque ca devient très dangeureux. Pour calmer cette tempête il faudra commencer coute que coute par le désarmenent rapide du mlna encore faire front commun au mujao, aqmi et tous leurs alliés. Le Nord sur une grande poudrière actuellement et ca risque d'eclater. Ladji kabakoh et votre click, a Vous de rentrer en actions.
Kassin 12 ans
La gouvernance du "Baga Baga" ou le pari perdu d'IBK Octobre 2013, moins d'un mois de son investiture internationale du 19 septembre 2013, IBK rentre précipitamment de Paris où il avait un agenda avec le Sénat français, pour faire face à la mutinerie du 30 septembre 2013 qui éclata à la place d'armes de Kati. Fort de sa légitimité tirée des élections de juillet et août 2013, et assuré du soutien français, IBK mène d'une main de fer la gestion de la crise de Kati sans fausse note. L'opération militaire "Sanya" menée dans la garnison de Kati pour y régner l'ordre et récupérer les armes en possession des mutins se déroula sans anicroche. Dans la foulée l'adresse à la nation d'IBK du 2 octobre 2013 ne laissa aucune place à la légèreté ni au laxisme dont faisaient montre les autorités de Bamako face à la junte de Kati durant la transition politique. "On ne me trimbalera pas" ou "Kati ne fera plus peur à Koulouba" sont entre autres formules qui édifieront sur la volonté du nouveau chef de l'état de donner un grand coup de pied dans la fourmilière de Kati. La suite est connue et le juge Karembé se chargea du reste jusqu'à aujourd'hui et le procès des anciens hommes forts de l'ex junte militaire de Kati peut commencer d'un moment à l'autre. La mise sous pas de Kati a été incontestablement un premier succès du régime IBK, mais elle a été aussi le trompe-l'œil qui précipita le régime IBK au bord du précipice auquel il se trouve actuellement. En octobre 2013, l'ex junte militaire de Kati savait plus que quiconque depuis déjà 9 mois avec l'opération Serval et dans son sillage la Minusma, qu'elle n'était plus seul maître à Bamako comme cela fut le cas au moment où Dioncounda fut tabassé ou que Cheick Modibo Diarra fut contraint à la démission. Sanogo le savait et cherchait à se caser dans un grade stratosphérique de général multi-étoilé pour se rendre indispensable dans la chaîne de commandement de l'armée. Il voulait aussi se rendre fréquentable par les principaux partenaires du pays qui commençaient à revenir à la faveur du retour à l'ordre constitutionnel normal et qui n'ont pas apprécié du tout son coup d'état de mars 2012. Mais ce n'était pas une si bonne idée que ça car ça s'apparenterait à un couteau à double tranchant. Pour passer d'un grade de capitaine à celui d'un général 4 étoiles sous les grands manguiers de Kati et le tout en une matinée de conseil de ministres, il faut s'assurer que cela ne fasse pas des jaloux parmi la nuée de soldats analphabètes qui rodent tout autour et qui croient qu'avec le coup d'état ils ont droit de vie et de mort sur une nation et ses ressources. Donc la mutinerie du 30 septembre 2013, capoter les plans de retraite dorée de Sanogo et remet sur le devant de la scène la nécessité d'enrayer les capacités de nuisance de l'ex junte sur le nouveau pouvoir d'IBK. La rocambolesque arrestation en chaîne des hommes forts au sud du Mali de 2012, conforta IBK dans son fauteuil de président de la république et le met à l'aise devant ses pairs africains et dans la gestion de la crise du nord. L'assurance qu'il en tient, l'amène à maintenir la pression. "Je ne négocierai pas avec les hommes en armes" ou "Aucun rebelle ne peut se hisser à ma hauteur" sont entre autres déclarations qu'il affectionnait. Mais IBK a semblé oublier que si Sanogo (dont il a eu raison) était dans l'inconfort au sud du Mali avec l'opération Serval et la présence militaire étrangère au Mali, "les rebelles" ou plus singulièrement le Mnla était dans le confort au nord de notre pays justement par la présence de Serval et des troupes étrangères chez nous. Ce n'était donc pas la même recette qui pouvait fonctionner contre l'ex junte et contre les groupes armés qui écument le nord du Mali. Pour faire plier les groupes rebelles ou leur déloger il fallait plus que le "Baga Baga" sur fond de présence de Serval et de la Minusma, il fallait une armée malienne opérationnelle aidée par un renseignement voir un contre espionnage autonome et indépendante et de Serval et de la Minusma. Mais hélas l'armée malienne qui fut portée littéralement dans le dos de Serval en janvier 2013 pour la libération de Gao et Tombouctou des mains des narco djihâdistes , est restée comme un bébé dans les jupons de Serval et de la Minusma, elle n'a pas grandi au nord du Mali. Le président IBK n'a pas concrètement augmenté de manière significative sa capacité opérationnelle ni dans les airs ni au sol. Pire le commandement militaire a semblé faire savoir que c'est Serval qui l'empêchait de se déployer sur tout le territoire malien négligeant au maximum les capacités de nuisance des groupes armés en face au nord du pays et nageant dans du faux comme d'habitude. Dans cette situation, le pari d'IBK était de faire plier les "rebelles" en pointant le doigt dans l'air pour proférer des menaces et en voyageant luxueusement dans des beaux avions pour donner l'impression d'une fausse grandeur et mar
Fofana
Fofana 12 ans
Vous avez raison, tant que le Mnla n'est pas désarmer, il faut pas que vous laissent les armes si vous êtes avec Bamako bravo vous êtes des patriotes et bon courage on est avec vous
MAIGA S
MAIGA S 12 ans
Honte encore honte à ses accords d'Alger ,tamarasset,ouaga,assises parci par là,forums et voilà que l'impunité et la récompense du crime deviennent sources de revenue.je dis bon vent à gatia et à d'autres qui s'en suivront salam
Abou D. TRAORE
Abou D. TRAORE 12 ans
BRAVO GATIA. Toutes mes felicitations et toutes mes benedictions pour cet acte de patriotisme. Que Dieu vous benisse et vous protege. Vous devez etres armes aussi comme les autres ou tout le monde sauf l'armee nationale doit etre desarme. Nous observons la reaction de la Communaute Internationale vis-a-vis de votre decision et vos requetes. POUR UNE JUSTICE, VOTRE DEMANDE DOIT ETRE AGREEE A 100% SI ON VEUT REELLLEMENT PARLE DE FAIR PLAY. TOUTE AUTRE DECISION CONTRAIRE SERAIT PARTIALE ET ANTI DEMOCRATIQUE. Souvent cette meme Communaute Internationale qui nous donne des lecons est partiale dans ces agissements. Mais elle doit savoir que ce n'est pas elle qui doit decider de notre destin a notre place; meme si la plupart des dirigeants africains est irresponsable. Si vraiment on est preoccupe par le Bonheur du Mali, tout le monde doit etre mis sur le meme pieds d'egalite. Sans cette approche, nous serons assis sur un volcan qui explosera un jour.
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