Pendant la guerre du nord-Mali, la menace d’un coup d’Etat

08 Fév 2013 - 21:04
Mis à jour: 14 ans
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Le camp de Djikoroni a été encerclé ce vendredi matin par les « bérets verts » du capitaine Amadou Sanogo, l’auteur du coup d’Etat militaire de l’an dernier, pour empêcher un rassemblement des « bérets rouges », des parachutistes loyaux au président déchu Amadou Toumani Touré (ATT), soupçonnés de vouloir se venger. [caption id="attachment_126337" align="aligncenter" width="610"] Patrouille de l’armée malienne dans les rues de Bamako en janvier (STJEPANOVIC DANKO/SIPA)[/caption] Une source contactée par téléphone, qui s’est rendue au camp de Djikoroni à la mi-journée, affirme que les tirs ont fait six morts, dont cinq enfants et une vieille femme. Le motif de l’altercation : les bérets rouges, au lieu de faire profil bas après leur mise en liberté provisoire, se sont rassemblés pour contester la dissolution par la junte de Sanogo de leur corps d’élite, et réclamer leur place au front. L’armée a essayé de les disperser, et des coups de feu ont éclaté. La population voisine du camp serait intervenue pour protester contre la mort des enfants de bérets rouges et dire à la junte que « ça suffit ». Le politologue américain Jay Ulfelder ne s’est pas trompé de beaucoup, en inscrivant le Mali au troisième rang, après la Guinée-Bissau et le Soudan, dans son index des pays du monde les plus menacés par un coup d’Etat. Que se passe-t-il à Bamako ? Le capitaine Sanogo était en discussion ces derniers jours avec la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) pour trouver une porte de « sortie honorable ». Une façon diplomatique de lui dire : « dégage ». Et un moyen pour lui de négocier postes consulaires et placards dorés, pour les sous-officiers qui l’ont accompagné dans son aventure de putschiste. Mais, nuance : pas pour lui, qui voudrait rester chef d’un comité chargé de réformer l’armée... En signe de bonne volonté, il a fait libérer 28 bérets rouges le 30 janvier, des membres de l’ancienne garde présidentielle d’ATT, arrêtés et détenus pendant des mois sans être jugés, après avoir tenté un contre-coup d’Etat le 30 avril 2012. Soupçons croisés dans l’armée malienne Mais Sanogo suspecte toujours ses frères d’armes de vouloir lui prendre sa place. Les officiers supérieurs maliens, eux, soupçonnent Sanogo et les bérets verts (des sous-officiers révoltés par la corruption de certains généraux sous le régime d’ATT), de vouloir s’incruster au pouvoir. Au point de faire, si besoin était, un second coup d’Etat dans les mois qui viennent. Et pour cause. Sanogo avait officiellement remis le pouvoir à une autorité civile de transition, dès avril 2012, mais il tirait toujours les ficelles à Bamako, jusqu’à l’intervention militaire française, dont il ne voulait pas. Il a laissé des gros bras aller frapper le président Dioncounda Traoré dans son palais présidentiel à coups de marteaux, débarqué le Premier ministre de transition Modibo Diarra, et organisé des manifestations contre les autorités civiles le 11 janvier, ces dernières ayant appelé la France à l’aide et mis son pouvoir en péril. Quand la CPI renforce la capacité de nuisance de Sanogo Aujourd’hui, il n’est plus un interlocuteur crédible, dans la perspective d’élections rapides et d’une reprise en main du pays par Ibrahim Boubacar Keita (IBK), le présidentiable qui aurait les faveurs des Etats-Unis et de la France. Cet homme à poigne, ancien Premier ministre d’Alpha Oumar Konaré, président démocratiquement élu ayant dirigé le pays dix ans (1992-2002) avant ATT, est un connaisseur des problèmes du nord du Mali, où il a déjà réglé une rébellion touarègue en 1996. Mais la capacité de nuisance d’Amadou Sanogo reste intacte. Elle pourrait même être renforcée par l’enquête ouverte le 16 janvier par la Cour pénale internationale (CPI) sur les crimes de guerre commis au Mali. Or, il se trouve que le chef de la junte malienne, simple instructeur, prof d’anglais au lycée militaire de Kati, sans faits d’armes avant la crise, a aujourd’hui du sang sur les mains : 21 bérets rouges ont disparu, début mai, après avoir été emmenés au camp de Kati... Publié le 08/02/2013 à 16h22 Par Sabine Cessou rue89.com

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Commentaires (35)

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ous zan traore
ous zan traore 14 ans
CONTOUR D’UNE SECURITE GENERALE AU MALI POST JIHADISTE ET Terroristes en 2013 * « IL n’ya pas de développement sans sécurité » La plupart des Maliens sont ,aujourd’hui, de plus en plus, fatigués et frustrés par les clivages guerriers des bérets rouges et verts dans l’armée malienne actuelle dont le noyau et corps d’élite doit revenir maintenant à la garde républicaine, très disciplinée, apolitique, et hautement patriotique ,sur les différends champs de bataille *de plus ,c’est elle que doit revenir la protection des biens et personnalités de l’état ,et cela, depuis la présidence ,jusqu’aux sous préfectures et communes *il doit avoir ,désormais ,dans la nouvelle armée des corps spécialisés(aviation, blindés,meharites,troupes,etc…)et non plus des corps d’élite ,source des discriminations, népotisme ,querelles ,etc..*il faut aujourd’hui, une armée populaire et de métiers, pour le passage de tous les jeunes à partir de 17 ans,(service militaire obligatoire et de C.A.R OU CIVIQUES ,pour la formation des agro-sylvo- pasteurs ,aquaculteurs, et autres métiers d’ouvriers)*à l’instars de la 1ère république ,copie positive de la Chine de Maos ,URSS,CUBA et AUSSI D’ISRAEL*Ces reformes peuvent sont urgentes pour éradiquer durablement les guerres d’instauration de l’apartheid ,racisme et esclavagisme par une oligarchie ARABO/BERBERES, comme en MAURITANIE ,avec la complaisance et complicité de UE/USA/ONU, depuis, OULD DADA ,à AZIS en 2013, devenue le foyer de déstabilisation de toute l’AFRIQUE OCCIDENTALE PAR LES néo nazis CONQUISTADORS ARABO/BERBERES ,déguisés en JIHADHISTES (ANCARDINE,AQMI,MUJAO,BOKOHARAM,CHEBAB ,JAJAVIDES)et autres grands bandits internationaux(preneurs d’otages, et des bateaux, narco trafiquants, MNLA,)*TOUTES les villes libérées du nord et rescapées du sud ,doivent constituer des brigades de surveillance pour la détection de tous les complices réels et partisans des intégristes islamistes ayant, brutalisé et massacré les paisibles populations de GAO ,TOMBOUCTOU et KIDAL en 2012* Les deux derniers présidents, ALPHA et ATT, doivent ,répondre aussi, de leur calamiteuses gestion ,ayant ,facilement contribuer ,à livrer le nord et exposer le sud MALI à l’invasion des groupes armées jihadistes*
ngolo58 14 ans
demisèn ni kulo ge lè si mè tia.ATT est parti,Dioncounda est frappe,CMD forcé demision,maintenant c'est votre tour mon capitaine,tanto ta famille va pleure dobè ganasimetia,le dernier balle d la reconquete du nord va rentre dans ta tete pour disperser&lt;<i>&gt;
MALCOMX1424 IBK AVENIR RADIEUX DU MALIBA
MALCOMX1424 IBK AVENIR RADIEUX DU MALIBA 14 ans
MAIS QU'ATTENDS LA MISMA OU LES FORCES FRANCAISES,POUR DESARMER CES MILITAIRES LA.TOUTES LES ZONES STRATEGIQUES DU MALI SONT SOUS CONTROLLENT ETRANGERE,AU MEME MOMENT DES APATRIDES SE BATTENT POUR DES HISTOIRES BIDON.BON SEN,QUE CES MILITAIRES NOUS FOUTENT LA MERDE TOTALE,IL FAUT LEUR RADIEUX TOUS SANS EXCEPTION.
coco 14 ans
A l’attention de mes petits camarades …à moi ,à moi ….. SALE TEMPS POUR LES PUTSCHISTES - Les alliés du Mali exigent leur départ de Kati - Le Capitaine Sanogo fait de la résistance - Le lieutenant Konaré sollicite une bourse d’étude sur le Maroc - Les autres menacent de dénoncer ces officiers milliardaires depuis le 22 mars http://journallesphynxmali.com/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=97:sale-temps-pour-les-putschistes-&amp;catid=34:societe&amp;Itemid=53 ……. l’est pas sympa COCO ? :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:
LaBamakoise
LaBamakoise 14 ans
@ coco: L'EST vraiment sympa, coco...... :lol:
UN SÉNÉGALAIS MECONTENT
UN SÉNÉGALAIS MECONTENT 14 ans
Éliminez-le physiquement pendant qu'il est temps?
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