Le premier ministre commentant son déplacement mouvemente à Kidal : "Les groupes armés nous ont déclaré la guerre, ils auront bientôt une réponse appropriée"

19 Mai 2014 - 03:15
Mis à jour: 12 ans
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[caption id="attachment_267892" align="alignleft" width="377"]Présentation de la DPG devant les députés Le Premier ministre Moussa Mara[/caption] C'est en substance ce qui ressort lors de la conférence de presse que le premier ministre Moussa Mara a tenue hier dimanche à Gao, en marge de la visite qu'il effectue dans les régions septentrionales du Mali. Cette rencontre avec les hommes de média était destinée à livrer sa version sur les événements violents qui se sont produits lors de son déplacement samedi dernier à Kidal. Il a affirmé que ce sont les groupes armés qui ont d'abord provoqué l'armée malienne. Un acte qu'il considère comme une déclaration de guerre en promettant une réponse rapide. Selon Mara les groupes armés ont tout fait pour perturber sa visite en empêchant plusieurs fois son avion d'atterrir.

Le chef du gouvernement a insisté sur le fait que cette visite n'avait aucune connotation politique mais plutôt administrative. Il estime qu'il n'était pas venu discuter du processus de paix et de réconciliation pour lequel un haut représentant du Chef de l'Etat a été récemment désigné. En tant que chef de l'administration, il a indiqué que sa mission était de s'enquérir du fonctionnement effectif de cette dernière. C'est ainsi qu'il a posé quelques évidences : " Tous ceux qui sont signataires de l'accord de Ouagadougou reconnaissent l'intégrité territoriale du Mali. Ensuite, l'administration malienne est présente à Kidal à travers plusieurs services de l'Etat, ce qui signifie que cette ville fait partie du Mali. Le gouverneur lance des appels d'offres dont les groupes armés sont parfois soumissionnaires et remportent même des marchés".  Il a également retracé le déroulement des événements de Kidal. Il a déclaré qu'à l’arrivée de sa délégation, la MINUSMA lui a  proposé de se rendre dans son camp qui se situe en dehors de la ville.

        Le Premier Ministre a décliné cette offre en indiquant qu'il ne tiendra pas ses réunions loin des services de l'administration malienne. Il a donc demandé à se rendre au camp des militaires maliens. Après un entretien avec les FAMA (Forces armées maliennes), la délégation a voulu se rendre au gouvernorat, escortée par les militaires maliens après le refus des éléments de la MINUSMA. de se prêter à cette tâche.

Mara a précisé qu’une fois la délégation sur place,  des tirs nourris ont commencé à retentir, puis  à s'intensifier. La réunion terminée, l'armée malienne  a levé son dispositif de défense du gouvernorat pour accompagner la délégation au camp de la MINUSMA où elle devait reprendre l'avion pour repartir de Kidal. Mais une fois sur les lieux, elle fût informée que le mauvais temps ne permettait pas un vol  et qu’il était préférable de rester au camp de la MINUSMA. Mara aurait, une fois de plus, décliné l'offre avant de déclarer son intention de retourner au gouvernorat. A l’arrivée, la délégation du Premier ministre trouva   que les groupes armés avaient déjà pris le contrôle du bâtiment et retenaient en otage la trentaine de fonctionnaires qui y officient en temps normal.

Aussitôt, la délégation est retournée au camp des militaires maliens en attendant son vol prévu hier  dimanche pour Gao. Quant à savoir celui qui a déclenché les hostilités, le Premier ministre est formel :" Ce sont les groupes armés soutenus par un important renfort de jihadistes qui ont été les premiers à ouvrir le feu. L'armée malienne n'a fait que riposter ". C'est ainsi qu'il dira que " cet acte est similaire à une déclaration de guerre et une réponse appropriée lui sera bientôt apportée ".

 Il a également précisé que c'est une occasion pour régler définitivement le problème de Kidal sur le plan militaire. Insistant toutefois sur le fait que le dialogue politique se poursuivra selon les voies recommandées. D'ores et déjà, il a annoncé qu'un détachement de l'armée basé à Anefis est arrivé à Kidal. Un autre à Gao est en cours de route. A cela s'ajoutent des éléments du GTIA formés par l'EUTM qui devront bientôt rallier le front notamment le GTIA 9 composé des éléments du régiment des commandos parachutistes. Toute chose qui devrait voir la situation de Kidal se décanter très rapidement. Il a ajouté que c'est le Chef d'Etat major général  des armées, le Général Mahamane Touré qui dirige les opérations de protection et de riposte contre les forces ennemies.

       Massiré Diop

    *Envoyé spécial

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Commentaires (13)

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Mali 1 et Indivisible
Mali 1 et Indivisible 12 ans
N'importe koi en plus Mara se fait attaqué lors d'une visite d'amateur et il n'est meme pas accompagné par les députés touareg du RPM. quel lache ce ibkon... il ve rouler trankil dans sa royce et voler dans son jet en paix... c pas a la munisma de défendre le Mali...notre minitre de la defense est à l'image de ce gouvernement qui a salir mordicus ATT, voila ibkon le lepreux kanfilatigui
Ali
Ali 12 ans
Les vaux rien de Minusma sont payes par l’argent (3.2 Milliards d’Euro) promis par les bailleurs, dont la moitier est deja depenses 1500 milliards F CFA en un an et qlq mois. Cet argent n’est pas gratuit. ce sont les contribuables maliens qui vont rembourser, donc endetter le Mali. On nous dit pas tout…
Jule
Jule 12 ans
Notre gouvernemat doit envoyer au moins 12000 milles a 15000 milles hommes a kidal qui serront fixes a kidal mais en premier lieu notre armee doit bombarder le gouvernorat sans aucune negosiation avec ces bandits armes et les otages ca sera un signal tres fort a l egard de ces bandits armes
bambara iso
bambara iso 12 ans
Quel est l'état de preparation de notre armée ? Quelle réponse militaire immédiate ? Les maliens qui comme moi rêve d'une leçon à donner à ces bandes de lâche, doivent savoir raison garder . La solution de Kidal est militaire et personne ne fera cette guerre à notre place . La visite du PM a eu au moins le mérite de lever tout voile sur cette épineuse question . Son dénouement d'abord militaire puis politique, exige de notre armée un véritable engagement patriotique ou les sms et les appels au secours n'ont pas leur place . S'en prendre à la France et à la Minusma revient à fuir nos responsabilités . Après avoir endurés les conséquences de 2012, le Mali n'a plus le droit de laisser son existence déterminer par autrui . Une nation, comme d'ailleurs le montre l'histoire se bâtit sur le sang de ses fils : Guerre de sécession, 2ème guerre mondiale, etc...Le Mali pour être une grande nation devra passer par là . Alors préparons nous à subir des pertes en vies humaines pour nous libérer.
Boubacar Cissé
Boubacar Cissé 12 ans
Effectivement, les apatrides l'ont cherché ! Comme l'occasion est belle, nous allons la chérir en détruisant systématiquement le mnla apatride et ses bases et alliés.
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