Rencontre quadripartite CMA-Plateforme- Médiation-Etat du Mali : Le Premier ministre attendu à Kidal le 15 mars

25 Fév 2016 - 00:24
Mis à jour: 11 ans
39
Rencontre quadripartite CMA-Plateforme- Médiation-Etat du Mali : Le Premier ministre  attendu à Kidal le 15 mars
Ils voulaient sa tête, Modibo Keita a eu leur peau !
La rencontre quadripartite (CMA-Plateforme-Médiation-Etat du Mali) annoncée pour le 25 février est reportée au 15 mars. Motif : le budget élaboré par la commission d’organisation à hauteur de 200 millions de nos francs n’est toujours pas bouclé. Le gouvernement malien, la MINUSMA, d’autres partenaires, comme la Coopération Suisse, sont invités à apporter leur contribution.  Les mouvements armés, organisateurs de la Conférence, mettront aussi quelque chose dans la cagnotte. Il s’agit d’aller parler de paix entre communautés, de réconciliation nationale, des difficultés qui entravent la mise en route de l’Accord issu du processus d’Alger. Ce sera un bon départ pour que Kidal retourne dans le giron de la République puisque depuis mai 2014, la capitale de l’Adrar des Ifoghas est devenue un « territoire autonome » où flottent  les drapeaux de la fantomatique République de l’Azawad, des drapeaux représentant le MNLA et le HCUA. Kidal demeure une région administrée depuis Gao par un gouverneur qui n’a pas accès ni à sa contrée, a fortiori à ses administrés. Cette rencontre à laquelle l’Etat du Mali est convié est très symbolique et dénote d’une évolution positive des tendances des mouvements armés qui règnent sur Kidal. Au nom de cette évolution positive, l’Etat du Mali a décidé, nous a-t-on dit, de source proche de la Primature, de se faire représenter par une forte délégation, conduite par  le Premier ministre, Modibo Keïta lui-même. Plusieurs ministres, notamment ceux de la réconciliation nationale, de la décentralisation, du développement des régions du nord ainsi que les gouverneurs de Tombouctou, Taoudénit, Gao, Ménaka et Kidal, entre autres, feront partie de la mission gouvernementale. La Commission Vérité, Justice et Réconciliation, présidée par Ousmane Oumarou Sidibé, est également attendue à ce forum. Du côté de la médiation, outre la MINUSMA, tous les partenaires qui ont pris part au processus d’Alger y sont attendus, en l’occurrence Alger et Paris. Maintenant, on peut s’interroger sur l’impact d’une telle rencontre sur le processus de paix. Il doit être positif parce qu’il sera question de la sécurité des Maliens, de la paix et du développement des régions du nord du Mali, avec les acteurs concernés au premier plan. Cette rencontre pourrait hâter le cours du processus de paix, si chaque partie y met la bonne foi. Elle pourrait aussi être le début d’une confiance mutuelle, si les paroles sont jointes à l’acte. Avec le processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion en cours, la situation sécuritaire sera davantage éclaircie parce que cette étape, une fois achevée, suppose que les partisans de la paix  ne sont plus en mesure de porter illégalement une arme, et toute personne arrêtée en possession de matériel de guerre sera considérée comme un terroriste ou un allié des terroristes. Aujourd’hui, il y a trop de confusions, d’amalgames entre terroristes, acteurs ou signataires de l’Accord issu du processus d’Alger. La clarification est donc nécessaire pour avancer et savoir qui est réellement qui. Qui fait quoi ? Qui est sincère ou pas ? Il ne s’agit pas d’imaginer ou d’inventer des thèses venues d’ailleurs pour conclure. Il s’agit, de notre point de vue, d’apprécier la situation sur la base des faits, rien que les faits et tous les faits afin d’agir pour ne pas rater la cible. A suivre. Chahana Takiou    

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (39)

User
LE REALISTE
LE REALISTE 11 ans
Vraiment que cette rencontre de Kidal ne soit pas une de trop et que les acteurs de la mise en œuvre de l'accord puisse se parler franchement afin d'exposer sur les problèmes qui entravent l'accord de paix afin de pouvoir y trouver des solutions.
sara69
sara69 11 ans
Aucune fanfaronnade ne pourra empêcher le premier ministre à aller à Kidal car le moment est propice à le faire. Il ira pour la paix tant voulu par l'ensemble des maliens. La volonté des différents groupes est bien là mais les moyens font encore défauts
NESTOR
NESTOR 11 ans
Le souhait des autorités de ce pays est d’apporter la paix, la réconciliation et la cohésion sociale à leur population donc il ne faudrait pas douter de leur bonne foi et être un peu patient. Les autorités ont marqué leur engagement pour ces accords et je suis sur qu’elles le tiendront. Comme l’article le souligne des problèmes financiers sont à la base du retard dans l’application mais nous devons garder espoir.
mali news
mali news 11 ans
Nous appelons l'ensemble des partenaires qui nous soutiennent dans la mise en oeuvre des accords. Qu'ils continuent de nous apporter leur aide tant financière et matérielle afin que la mise en place soit effective pour la joie de tout le peuple malien.
KARIM BA
KARIM BA 11 ans
Vivement il faut que les partenaires techniques et financiers puissent honorer leurs engagements car l’accord de paix peine à être mis en œuvre non pas par manque de volonté mais par manque de moyens financiers qui demeurent la base de la mise en œuvre de l’accord...
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (121)
  • Nfp (92)
  • Kankan (49)
  • Pnf (32)
  • Coulibaly Yacouba (15)