Renouvellement du mandat de la Minusma : BAN KI-MOON recommande des réajustements

10 Juin 2016 - 10:51
Mis à jour: 10 ans
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Renouvellement du mandat de la Minusma : BAN KI-MOON recommande des réajustements
secrétaire général des Nations unies secrétaire général des Nations unies

Le secrétaire général des Nations unies préconise de renforcer les capacités opérationnelles et de repenser le déploiement des effectifs militaires et civils

Le secrétaire général des Nations unies vient de déposer sur la table du Conseil de sécurité son rapport trimestriel en vue du renouvellement, en fin juin, du mandat de la Minusma dans notre pays. Dans son document, Ban Ki-Moon ne se contente pas de proposer des ajustements du mandat de la mission onusienne en termes de capacités opérationnelles, il se prononce aussi sur la nécessité de revoir la configuration et de repenser le déploiement des effectifs des personnels militaires et civils.

Le contenu de ce rapport qui couvre la période allant du 19 mars au 18 mai, est largement influencé par les récents  développements  sécuritaires : multiplication des attaques contres les civils, les Famas, la force Barkhane et surtout la Minusma.

Sur le plan politique, le rapport évoque aussi la lenteur dans le processus de paix. Accusé d’être à l’origine de la lenteur, le gouvernement se défend en expliquant qu’il respecte ses engagements. Les groupes armés ont suspendu récemment leur participation au Comité de suivi de l’accord arguant que l’installation des autorités intérimaires accuse trop de retard.

Dans le cadre de la poursuite du processus de paix, le patron de l’Onu souligne la nécessité de la restauration et l’extension de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire. C’est ainsi qu’il demande à la mission de continuer à apporter son appui au gouvernement pour « la restauration et l’extension graduelles et effectives de l’autorité de l’Etat, y compris à travers l’établissement des administrations intérimaires et l’opérationnalisation des deux régions de Ménaka et Taoudéni ».

FORCE D’INTERVENTION RAPIDE. Sur la base d’une évaluation des menaces existantes, des tâches prescrites et des ressources disponibles, Ban Ki-Moon propose de transférer à la Minusma la force d’intervention rapide composée de 650 éléments, qui est actuellement déployée dans l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci), après son retrait en mars 2017. Cette force sera appuyée par une unité d’aviation de 85 agents.

Estimant que les effectifs actuels ne sont pas suffisants pour faire face à la situation sur le terrain, le secrétaire général de l’ONU demande le déploiement de quelques 2000 militaires supplémentaires. Ce qui élèverait le total des effectifs militaires autorisés à 13.289 personnes. A ce sujet, des observateurs estiment que le problème réside plus dans le mandat que dans l’effectif. « Du moment où les Casques bleus ne traquent pas l’ennemi, ils sont vulnérables », soutient ainsi Fahad Ag Elmahmoud de la Plateforme.

Ban Ki-Moon recommande aussi le déploiement d’une force spéciale de 150 personnes à Tombouctou pour la collecte de renseignements et étendre le champ des opérations de la Minusma. Il est prévu aussi une compagnie d’élimination d’engins explosifs de 140 personnes toujours dans la Cité mystérieuse pour renforcer la capacité de protection. Et une compagnie de renseignement et de surveillance de 115 personnes sera positionnée à Kidal.

Le rapport suggère aussi le déploiement de 135 personnes pour renforcer les secteurs et le commandement de la Force ainsi que les unités existantes de renseignement, de surveillance et de reconnaissance. Il préconise également 200 hommes pour renforcer le bataillon de combat pour la protection des convois et 20 officiers d’état-major dans un nouveau poste de commandement à Mopti aux fins de mobilité tactique et d’intervention d’urgence, y compris l’évacuation.

PLUS DE POLICIERS. Afin d’améliorer la capacité de renseignement de la mission, tout le personnel militaire et les unités engagées dans la gestion du renseignement et de l’information seront renforcés et simplifiés en une structure placée directement sous l’autorité du commandant de la Force.

Les améliorations touchent également la police dont l’effectif est jugé insuffisant pour mettre pleinement en œuvre le mandat. C’est pourquoi le patron de l’ONU demande un accroissement des effectifs de la force de police pour les porter à 1.920 personnes. Le rapport recommande de déployer une unité de police constituée à Ménaka et une autre à Mopti. Et la 3è unité sera positionnée à Bamako pour servir de réserve de déploiement rapide dans les régions, tout en étant également disponible pour des patrouilles conjointes avec la police nationale dans la capitale, à la demande des autorités maliennes.

Le secrétaire général estime que la Mission a également besoin d’améliorer sa capacité de mener des évacuations médicales d’urgence de jour comme de nuit. Ce qui nécessite deux hélicoptères spécialisés supplémentaires avec une capacité de vision nocturne ; des équipes médicales d’urgence aéroportées à Mopti et Tessalit ; et quatre équipes médicales à Aguelhok, Douentza et Léré.

Ces recommandations seront examinées par le Conseil de sécurité lors de sa réunion prévue le 16 juin prochain sur le mandat de la Minusma. Le Conseil de sécurité se prononcera dans une résolution qui devrait être adoptée le 29 juin prochain, soit un jour avant l’expiration du mandat actuel de la Mission.

A. M. CISSE

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Commentaires (84)

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ALBATROS
ALBATROS 10 ans
ce qui m’énerve dans tout ceci cela fait combien de temps que la Minusma est présente sur le sol Malien et rien dans l'avancement de la résolution de la crise. mais tout ceci est la faute de cet incapable d'ATT qui a permis des bandits de grand chemin venir s'attaquer à notre pays sans qu'il ne les désarme lorsqu'ils sont venus de la Lybie.
RABALLE
RABALLE 10 ans
certaines personnes dirons que je suis malade mais je pense que j'ai mes raisons car si les groupes armés continuent de tuer les agents de l'ONU et aussi s'ils peuvent tuer des soldats français cela sera très bien car c'est aussi une voie de résolution de la crise du nord. si l'ONU et la France resterons les bras croisés et laisser les rebelles continuer dans leur bêtises on verra. qu'ils les tuent et si l'ONU et la France veulent qu'elle prennent leur responsabilité pour les bombarder et comme ça nous aurons la paix. mais que le secrétaire général des Nations unies arrête de nous raconter des bobards donc nous allons attendre jusqu'en Mai 2017.
ANGELINE
ANGELINE 10 ans
je pense qu'il serait mieux pour la Minusma de faire œil pour œil dent pour dent et comme ça cette crise prendra fin sinon tout ce que dit le secrétaire général des Nations unies est trop long car d'ici 2017 ses hommes sur le terrain seront en moitié.
CHARLIE
CHARLIE 10 ans
Il faut dire que l'Afrique de l'Ouest est devenu le centre d'intérêt de la communauté internationale. Surtout les colonies françaises sont devenues un fond de commerce pour l'ONU car comment comprendre qu'il faut attendre jusqu'en Mars 2017 près que le mandat de l'ONU soit terminé en Côte d'Ivoire pour ramener ses soldats au Mali cela dire qu'ils ne sont pas prêts à mettre fin à la crise du nord mali car ils tirent profit de cette crise.
WISKY
WISKY 10 ans
La population Malienne sait réellement qu’IBK et son gouvernement font tous pour le bonheur des Maliens, la mise en place de l’accord de paix et la réconciliation est un véritable point qui est d'actualité. Je pense que c'est à l'ONU de permettre à la MINUSMA sur le sol Malien de prendre les choses en mains pour en finir avec cette histoire de crise au lieu de raconter des ragots car c'est la faute de la communauté internationale si les groupes armés se comportent ainsi.
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