Le torchon brûle entre Bamako et Paris

23 Mai 2014 - 10:43
Mis à jour: 12 ans
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[caption id="attachment_172825" align="alignleft" width="350"]Le président français François Holland a reçu son homologue malien Ibrahim Boubacar Keïta à l’Elysée, Paris, le 1er octobre 2013. REUTERS Le président français François Holland a reçu son homologue malien Ibrahim Boubacar Keïta à l’Elysée, Paris, le 1er octobre 2013.
REUTERS[/caption] C’est une situation que personne n’imaginait il y a quelques jours encore et pourtant, Paris vient de renvoyer Bamako à ses responsabilités concernant la situation dans le nord du pays. Une fin de non recevoir concernant une demande d’aide, inhabituelle venant de la France.     Assiste t’on à la fin de la lune de miel entre Paris et Bamako ? Si l’on en juge par les derniers événements, le torchon brule entre les deux pays amis après la dégradation de la situation dans le nord du pays. Alors que la ville de Kidal est tombée aux mains des Touaregs du MNLA, Mouvement National de Libération de l’Azawad, et d’autres groupes alliés, le Mali a demandé à la France d’intervenir face à l’incapacité de ses propres troupes à rétablir la sécurité et surtout à contrôler la zone. Mais la France n’a pas jugé bon de répondre favorablement à la demande. Il faut dire que le président, Ibrahim Boubacar Keïta, en critiquant ouvertement Paris pour son attitude ces derniers mois, ne s’est pas attiré la sympathie de l’Elysée.     Pourtant tout se passait bien avec François Hollande, considéré par beaucoup de maliens comme libérateur du pays lorsque les groupes djihadistes ont été chassés suite à l’intervention française. Mais la violente charge d’IBK en décembre dernier contre l’attitude des soldats français refusant de laisser les soldats maliens prendre le contrôle de la ville de Kidal aura très sérieusement entamé la relation jusque là idyllique entre Paris et Bamako. Au fil des mois et à mesure que l’opinion publique malienne s’est peu à peu retournée contre la stratégie française et son supposé laisser-faire face au MNLA, le chef de l’Etat a poursuivi ses critiques, provoquant la colère de Paris. C’est donc tout naturellement que La France vient de refuser une aide supplémentaire pour le nord du Mali.     Bamako accusé de passivité Mais outre les propos des uns et des autres c’est surtout le comportement de Bamako vis à vis du nord du pays qui a irrité Paris. Depuis des mois, le processus de réconciliation nationale est au point mort, alors qu’il avait été convenu que cela devait être une priorité du début de mandat d’IBK. Pour la France la situation actuelle à Kidal et dans ses environs est avant tout un problème intérieur et n’a absolument rien à voir avec l’infiltration de groupes djihadistes mettant en péril l’Etat malien. Si il est vrai que le risque terroriste existe toujours, selon Romain Nadal, porte-parole du ministère des Affaires étrangères français, « la situation est très différente et la menace » s’est considérablement affaiblie.     Paradoxalement ce refus d’intervenir de la part de la France pourrait relancer le dialogue entre les différents acteurs de la crise. Paris a appelé à l’ouverture immédiate de discussions entre le gouvernement et le MNLA afin d’éviter une escalade et une dégradation plus importante de la situation. Les accords de Ouagadougou signés en 2013, avaient pour ambition de parvenir à une solution négociée entre les deux parties, mais ces accords n’ont jamais connu de suite en raison d’un manque de volonté certain de la part des protagonistes.     Alors que le gouvernement malien avait la possibilité depuis des mois de relancer le processus de paix inter-maliens, il aura fallu de nouveaux combats dans le nord du pays pour que l’hypothèse d’un dialogue sérieux revienne sur la table. Reste désormais à savoir si le MNLA s’accommodera des accords de Ouagadougou ou si, fort de ses dernières victoires, voudra plus de concessions. Source: afriqueinside.com

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Commentaires (15)

User
MAIGA.S
MAIGA.S 12 ans
les vraies ennemis et destructeur du mali sont mnla et la france et non les djihadistes qui n'ont ni saccagés,ni violé ni volé.nous en appelons la communauté musulmane au djihad islamique salam.
hammou
hammou 12 ans
les maliens doivent s unir,faire preuve de calme et de sagesse pour gagner la paix.une paix honorable pour tous,une paix de braves.Les touaregs doivent savoir qu ils font partie du mali,c est leur destin..et éviter d étre à la solde d autrui.le terrorisme religieux est éxtrémement dangereux..Il est né au nord en Algérie et provient actuellement de ce pays et de libye pour menacer les pays du Sahel et méme l afrique noire..l Algerie et la Libye de kaddafi sont à l origine de tous les maux et des dangers qui guettent cette partie du continent..deux régimes dictatoriaux et impopulaires gouvernés par des militaires qui ont asservi et appauvri leurs peuples... la misére touche des millions d algériens notamment malgré les milliards de dollars entassées en occident..et les richesses colossales en hydrocarbures..c est là une des causes majeures de la doctrine djihadiste..a rappeler la décennie noire en algérie et qui continue encore...
nfp
nfp 12 ans
Il n'y a rien d'étonnant à ce que, en dépit de ses sourires et propos diplomatiques, que la France commence sérieusement à en avoir par dessus la tête du Mali! Après nous avoir sauvés des narcos djihadstes, elle se fait sans cesse cracher dessus par les populations Maliennes, elle découvre (comme nous!) qu'IBK, sur qui elle misait en toute confiance, est incapable de quoi que ce soit pour redresser le pays, qu'il est corrompu "comme avant", et qu'il s'octroie des caprices à 20 Milliards quand le Mali est perfusion de l'aide internationale! A la longue, je crois que tout le monde commence à avoir "fait le tour" d'ibk, FMI, Banque Mondiale, etc... Entre les magouilles Tomi, Kagnassy, le 2ème Boeing en à peine 8 mois, et tout ça assorti d'une absence totale de résultats, l'international doit commencer...................à en avoir ras-le-bol! Et mieux: Il y a de quoi!... :roll: :roll: :roll: :roll:
La Lance
La Lance 12 ans
J ai mal J'ai mal au plus profond de mon âme J'ai mal de l'irresponsabilité de nos autorités J'ai mal parce que j'ai été humilié J'ai mal parce que j'ai perdu mes frères J ai mal parce que j'ai perdu mes cousins j'ai mal parce que j'ai mes pères j'ai mal parce que j'ai perdu mes maris J'ai mal parce que j'ai perdu mes fils J'ai mal parce qu’ils sont morts pour rien J ai mal parce qu'on nous dit pas la vérité J'ai mal parce que le mal a été fortifié et légitimé comme il ne l'a jamais été depuis notre indépendance Et on nous demande l’union sacrée autour des irresponsables et des incapables sur toute la ligne. La gestion d'un pays c'est le concret et non les mots. j'ai mal parce que on cherche un bouc émissaire. J'ai mal parce que j'ai été humilié comme je ne l'ai jamais été dans toute ma vie. J ai mal parce qu ils ne reconnaissent pas leurs erreurs. J'ai mal parce que le ridicule ne tue au Mali. Prions pour le Mali.
Francais
Francais 12 ans
I suggest to the government to make English language a requirement in our education system then later we can switch to English for official communication and keep developing aside local languages. Rebel
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