Gouvernement d’Union nationale : Dr Cheick Modibo Diarra opposé à tout remaniement de son équipe

06 Juil 2012 - 14:39
Mis à jour: 14 ans
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Pour la mise en place d'un gouvernement d'union nationale au Mali, le président de la transition, Pr. Dioncounda Traoré, avait décidé de poser ses valises, hier, dans la capitale burkinabè pour participer au mini-sommet de la CEDEAO. Mais à la dernière minute, ses médecins traitant parisiens ont réservé un niet catégorique à ce déplacement. A défaut donc d'un report, c'est le Premier ministre qui devra, une fois encore, représenter notre pays à cette rencontre. Une éventuelle participation de la classe politique proche du FDR, sans la présence de Dioncounda Traoré, étant devenue plus qu'hypothétique. Les associations proches du Premier ministre et de l'ex-junte avaient, dès l'annonce de la nouvelle sur les médias internationaux, rejeté toute participation à ce sommet tout en le dénonçant comme «humiliant pour le Mali».   Si jusque-là, le président de la transition, Pr. Dioncounda Traoré, et e Premier ministre, Dr Cheick Modibo Diarra, etsemblaient filer le parfait amour, aujourd'hui force est de constater qu'un fossé est en train de se creuser entre les deux têtes de l'exécutif de la transition. Le mini-sommet de la CEDEAO, décidé à la suite du sommet de Yamoussoukro du 29 juillet dernier, qui se tiendra demain dans la capitale burkinabè, est diversement apprécié par les deux personnalités. Si le président Dioncounda Traoré avait jugé utile de s'y rendre, avant que ses médecins aient réservé un niet catégorique à son désir, les partisans du Premier ministre et des associations proches de l'ex-junte militaire avaient, au contraire, appelé la classe politique et la société civile à boycotter ce qui apparait, à «leurs yeux, comme un  Ouaga 2  sans importance», voire une  «humiliation que des problèmes intérieurs maliens soient discutés au Burkina». A la suite de plusieurs rencontres et réunions qui ont eu lieu dès l'annonce de la tenue dudit sommet, différentes associations à caractère politique sont montées au créneau pour dénoncer cette rencontre qui "se tient en dehors du Mali pour parler de la mise en place d'un gouvernement du Mali". De même que tous les mouvements proches du CNRDRE ont également appelé à ne pas «faire le déplacement sur Ouagadougou». Au même moment, de l'autre côté, les anti-junte, à l'instar du Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la République (FDR), ont salué la tenue de ce sommet comme étant celui de la dernière chance. Personne n'ignore que le FDR réclame depuis un certain temps la tête du Premier ministre. C'est dire que si le président de la transition avait voulu se déplacer, en dépit de son état, pour assister à ce sommet, c'était certainement pour vendre la peau du gouvernement  voire celle du chef du gouvernement lui-même. D'où, pour les proches du Premier ministre, l'inopportunité de cette rencontre dont la vedette devait être, incontestablement, le président de la transition, Pr. Dioncounda Traoré. Ce dernier allait-il faire le déplacement avec déjà en poche la liste du futur gouvernement ? Ou bien comptait-t-il arranger une liste avec les partis politiques et les représentants de la société civile qui devaient prendre part à ce sommet qui allait accueillir, d'après certaines sources, seulement les formations politiques représentées à l'Assemblée nationale ? Avec la participation active des chefs d'Etat de la CEDEAO parmi lesquels certains veulent carrément le départ du Premier ministre, Dr Cheick Modibo Diarra. Face à cette situation délicate, il revient à la CEDEAO de prendre toute la mesure de la situation intérieure du Mali. Car, même la communauté musulmane a émis de sérieuses réserves sur l'opportunité de la tenue de ce sommet "en dehors du Mali ". C'est dire aujourd'hui que nombre de Maliens sont opposés à la tenue de ce sommet qui a pour principal sujet à l'ordre du jour : la mise en place d'un gouvernement d’union nationale, préalable pour l'organisation sous-régionale à tout appui au Mali dans la gestion de la crise au nord de notre pays. Dioncounda renonce à se rendre à Ouaga En tout cas, selon certaines sources, le chef du gouvernement, Dr Cheick Modibo Diarra aurait rassuré ses ministres que rien ne se produira. Même si une autre équipe devra voir le jour, cela sera fait au Mali et avec les Maliens. L'empêchement du président de la transition de participer à ce sommet, alors qu'il y était fortement attendu, est un  message fort qui doit faire réfléchir tout un chacun. C'est dire que le linge sale doit se laver en famille ; autour des autorités et avec l'ensemble de la classe politique et de la société civile. Car, qu'on le veuille ou pas, l'absence du président de la transition ne fait que renforcer la vision du Premier ministre sur le rythme à imprimer et la pertinence des solutions qu'il envisage ou est en train de mettre en œuvre dans la résolution de la crise au nord du Mali. Après un voyage qu'il effectuera (sommet ou pas sommet) à Ouagadougou, le Premier ministre aurait prévu de se rendre, dans les prochains jours, à New York et à Washington aux Etats-Unis, pour des entretiens au Conseil de sécurité et au Département d'Etat. Bientôt, après ce voyage de Dr Cheick Modibo Diarra, que les observateurs jugent décisif, des actions seront menées pour libérer notre pays du joug des forces rétrogrades et terroristes. Mais tout cela ne sera possible que quand bien évidemment tous les acteurs arriveront à parler le même langage. Même si cela devra passer par un élargissement de l'équipe gouvernementale actuelle. Chose dont le Premier ministre ne souhait point entendre parler…En tout cas pour le moment, Dioncounda Traoré et  «son» Premier ministre sont divisés sur la question. Mamadou FOFANA

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Commentaires (81)

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nostrra
nostrra 14 ans
NOUS,MALIENS, DISONS MERDE! A LA CEDEAO :twisted: SI ELLE LE VEUT, QU'ELLE NOUS AIDE AUTREMENT QU'ELLE NOUS FOUTE LA PAIX.CETTE GUERRE NOUS N'AVONS PAS PEUR DE LA FAIRE.TOUTES CES MESQUINERIES NE SONT QU'UNE ILLUSTRATION DE SON MANQUE DE VOLONTE VOIRE DE SA LACHETE. :twisted: :twisted: :twisted:
kabako11
kabako11 14 ans
Si la CEDEAO souhaite un consensus entre Maliens, elle doit laisser l'initiative aux Maliens. Ce n'est pas avec la manière par laquelle cette organisation est entrain de procéder qui permettre une cohésion entre Maliens. La CEDEAO, à travers ce mini sommet qu'elle vient d'organiser, a creusé davantage le fossé qui sépare les Maliens. Elle doit avoir de la considération envers le Mali en écoutant les Maliens avant de prendre certaines décisions pour ce pays. Dans la forme, l'organisation d'un sommet pour discuter de l'avenir du Mali est une bonne chose compte tenu de la situation du moment. Mais d'un autre coté, vu la divergence de vue entre les acteurs Maliens, il est important de réfléchir à la manière d'y procéder pour ne pas envenimer de plus une situation qui est déjà difficile. Et malheureusement c'est cette vision qui a beaucoup manqué à l'organisation ouest africaine ou c'est la mauvaise foi qui les anime. Nul besoin de faire l'historique ou la genèse de cette crise, vous conviendrez avec moi que tous les Maliens ne peuvent pas rentrer dans un Gouvernement. Depuis plus 20 ans certains attendent encore sans parvenir à siéger au conseil de Ministres, pourquoi d'autres ne peuvent pas attendre la fin d'une transition qui ne durera qu'une année ? Sans soutenir le coup d’état, le capitaine sanogo avait demandé une concertation nationale pour réfléchir sur les modalités de gestion de la transition, mais il s’est heurte au refus des mêmes personnes qui ont pris part au mini sommet de la CEDEAO et qui ont été « sommés » cette dernière de faire une concertation à l’échelle nationale en vu de former un Gouvernement d’union nationale. La proposition du capitaine en son temps permettrait plus de réconcilier les Maliens que celle issue du mini sommet.
Ibrahim
Ibrahim 14 ans
Can man help another man? West African youth must come together and sing the same song to overcome these challenges they are facing today, because that the only way out. Malian crisis is far beyond Mali and unfortunately it is the beginning of the destruction of West Africa. Alassane has shown to West African youth the way out of this terror: true management, the rule of law backed up with great diplomacy. No president in West Africa has fully explained his or her program to the people before taking power: The humble Alassane is the only one. The results speak for themselves. This ridiculous invasion and mass rape of innocent children and woman of Timbuktu by radical groups is absurd and unthinkable. They are robbing the resources of the country, destroying 12th century monument and poor people are told to shut their mouth. Here is my point and I believe honorable Alassane will agree with me that the West Africa nations need each other in other to survive in this fast and competitive lifestyle we are living in. None of these countries in West Africa can be prosperous, fully developed or secure by themselves, because at the end of the day, Ghanaian, Malian, Guinean, Ivorian, Senegalese or Burkinabese they all have the same exact social and economical problem. Therefore to save the future of West Africa, the West African youth must come together with particle love, respect each other, organizing great debate and forget about race or religion. It’s a long way around and I pray the day will come when we all share what we have and show to the people the love we have to give.
africain
africain 14 ans
Je crois que le PM et son gouvernement ne se sont pas laissé faire. C'est pourquoi, le boureau de la sous région qui a lui même placé ce gouvernement veut maintenant le DEMONTE de toute pièce !!!
Blo
Blo 14 ans
eh oui, tout le monde peut se tromper! Moi-même je voyais CMD cmme l'Intellecteul qu'il fallait au Mali! J'ét
Blo
Blo 14 ans
Nous n'avons pas le droit de nous offusquer que ce sommet ne se tienne pas au Mali, NOUS EN SOMMES LA CAUSE DIRECTE! N'oublions pas que le monde à eu la surprise de découvrir que le Mali était suffisamment arriéré pour faire tabasser un Président de la république, et ce sous les yeux des autorités complices en plus! Parallèlement, tous les membres du dernier sommet en cote d'ivoire ont enfin mesuré toute l'incompétence de notre lamentable "pleins pouvoirs"; Il n'a toujours RIEN entrepris pour la situation au Nord (RIEN!), il a fermé les yeux sur tous les débordements et exactions de la junte (jusqu'à se rendre complice de l'agression du président), et mieux, il n'a même pas été capable de leur présenter la moindre feuille de route! Et tout ça, après TROIS MOIS en fonction! Donc, qui sera assez fou pour tenir le sommet dans un pays où aucune sécurité sérieuse ne peut être assurée, et où de simples voyous de rue peuvent prendre un palais présidentiel? Qui? Qui aura du temps à perdre pour mener ces dicussions très sérieuses avec des interlocuteurs bons à rien? Qui? Voilà l'image que NOUS avons donné du Mali, ce pas à nous de nous en plaindre!
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