Sommet spécial de la CEDEAO samedi à Ouagadougou autour du gouvernement d'union nationale : Le Premier ministre Cheick Modibo Diarra contraint de se soumettre ou de se démettre

06 Juil 2012 - 14:30
Mis à jour: 14 ans
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Dans la suite logique de la 41ème conférence de ses chefs d'Etat et de gouvernement tenue à Yamoussoukro, le week-end dernier et qui avait recommandé par rapport au Mali " l'élargissement de la base du gouvernement en vue de garantir son inclusivité ", la CEDEAO tient demain samedi, à Ouagadougou, un sommet spécial pour concrétiser cette recommandation. Le sommet va regrouper, outre les chefs d'Etat de l'organisation sous-régionale en charge du dossier malien, le Premier ministre, Dr Cheick Modibo Diarra et les forces vives du Mali (partis politiques et société civile). Les débats s'annoncent houleux et la grande interrogation est de savoir si l'actuel locataire de la Primature va accepter de se soumettre à ce rappel à l'ordre de la CEDEAO en modifiant son gouvernement ou si, à son corps défendant, il va rendre le tablier. [caption id="attachment_78234" align="alignleft" width="315" caption="Cheick Modibo Diarra"][/caption] Une fois de plus, la capitale du Burkina Faso, dont le président assure la médiation dans la crise malienne, est appelée à recevoir une rencontre décisive dans la recherche de solution au drame qui prévaut dans  notre pays depuis le putsch du 22 mars 2012. Ainsi,  les regards de tous les Maliens seront tournés ce samedi vers Ouagadougou où se joue l'avenir du gouvernement de Dr Cheick Modibo Diarra. En effet, ce dernier, nommé " Premier ministre de pleins pouvoirs ", le 17 avril 2012, sur la base de l'Accord cadre signé le 6 avril précédant, entre la CEDEAO et le CNRDRE, a constitué de façon solitaire, le 24 avril une équipe gouvernementale sans consultation ni implication des forces vives du pays comme recommandé par ledit accord. Plus de deux mois après sa mise en place, le constat est unanime : le gouvernement Cheick Modibo Diarra a montré toutes ses limites face à la crise. Il s'est singularisé, entre autres, par son incapacité à se démarquer de l'influence des putschistes de Kati qui continuent de se mêler de la gestion des affaires publiques, sa carence avérée à sécuriser les institutions de la République (la tentative d'assassinat du président intérimaire Dioncounda Traoré en fait foi) les leaders politiques et même des simples citoyens civils et militaires, son manque total d'initiatives allant dans le sens de la libération des régions du nord, son inaptitude criarde à se doter d'une feuille de route, ses nominations teintées de partialités politique, familiale ou de pur compagnonnage et surtout sa volonté manifeste de s'éloigner  des  deux principales missions qui lui sont confiées. On se rappelle qu'il a été assigné au " Premier ministre de pleins pouvoirs " deux missions fondamentales que sont la libération des régions du nord et l'organisation des élections crédibles dans un délai de 12 mois. A ce jour, aucune action significative n'a été posée dans le sens de l'accomplissement  de l'une ou de l'autre mission. Le gouvernement du " Premier ministre de pleins pouvoirs " s'est montré sans pouvoir, ni autorité. Il donne l'impression de patauger, de tourner en rond et de se donner le maximum de temps possible pour rester aux affaires. L'un des signes patents de cet état de fait est la récente décision de procéder à un audit de tous les ministères,  directions et grands services du pays. Si les spécialistes de l'audit estiment qu'une telle opération nécessite plusieurs années pour que le travail soit sérieux, certains observateurs pensent qu'il s'agit là de l'expression d'une volonté de Cheick Modibo Diarra et de son clan UDPMiste de régler leurs comptes avec le mouvement démocratique qui a mis fin aux exactions, aux misères et aux privations de libertés et de droits de toutes natures entretenues par Moussa Traoré et ses affidés. A moins qu''il ne s'agisse de la mise en œuvre d'une directive du capitaine Amadou Aya Sanogo. On sait que le chef des putschistes, plus d'une fois, a déclaré son intention de donner la chasse à la corruption et aux détournements des deniers publics. Il a, à cet effet, procédé à des arrestations intempestives de hautes personnalités en vue sous le régime ATT et qui n'ont recouvré leur liberté que sous les pressions conjuguées d'une partie de l'opinion nationale hostile à la mainmise des militaires sur la vie publique, de la CEDEAO, de l'UA et de la communauté internationale. Dr Cheik Modibo Diarra, qui a la mauvaise réputation de le servir au doigt et à l'œil a-t-il été chargé de reprendre le dossier avec l'arrière pensée que les poursuites judiciaires qu'il va ouvrir susciteront moins de réprobation au sein de la communauté internationale, en particulier les bailleurs de fonds ? Ce n'est pas à exclure. Or, le Mali se trouve dans une situation chaotique. Il a besoin de l'énergie, de l'intelligence, de la disponibilité et de l'engagement de tous ses fils pour passer cette étape cruciale et le temps n'attend point. Chaque jour qui passe, la situation  empire au nord. A travers ce sommet de Ouaga, la CEDEAO veut donner un coup d'accélérateur et une assise solide au pouvoir de Bamako pour sortir de l'immobilisme et faire avancer les choses dans le sens souhaité. " La Conférence réaffirme son soutien à la transition politique en cours au Mali et exprime sa détermination pour la consolidation du gouvernement de transition avec l'appui de toutes les parties prenantes en vue d'assurer une transition dans de bonnes conditions. Elle en appelle à l'élargissement de la base du gouvernement en vue de garantir son inclusivité ", pouvait-on lire dans la déclaration finale du sommet de Yamoussoukro,  la semaine dernière. Autant dire que le sommet de ce samedi sera entièrement consacré à la formation d'un nouveau gouvernement inclusif et représentatif. Il  peut se traduire par l'élargissement du nombre de portefeuilles de l'actuelle équipe qui compte 24 ministres et  fait  la part trop belle aux putschistes et aux proches de Cheick Modibo Diarra ou par le limogeage de certains ministres ou  les deux options à la fois. Le Premier ministre, qui s'est montré en si peu de temps comme un homme passionné de  pouvoir, va-t-il s'accommoder de cette démarche de l'organisation sous-régionale ou va-t-il  rendre le tablier à son corps défendant ? En tout cas, les Maliens prêteront une oreille attentive à tout ce qui va venir de Ouaga ces jours-ci. Le président de la transition, Pr Dioncounda Traoré, en convalescence à Paris depuis le 23 mai dernier après son agression à Koulouba par des sicaires, fera le déplacement de la capitale burkinabé  pour participer  au sommet et surtout montrer qu'il reste toujours le président de la République par intérim et président  de la transition n'en déplaise à ceux qui ont attenté à sa vie et vaquent encore tranquillement à leurs affaires à la grande honte de l'Etat malien qui, selon toutes les apparences, s'est dérobé à ses responsabilités dans le cas d'espèce. En tout état de cause, cette présence de Dioncounda à Ouaga apparait comme un rappel à Cheick Modibo Diarra que, malgré ses "  pleins pouvoirs ", il reste toujours un premier ministre. Donc un exécutant aux ordres du président de la République. Youssouf CAMARA

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Commentaires (60)

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mali will survive
mali will survive 14 ans
quant je panse au education de notre culture passe des sagesses dignites et connaitre soimeme ki somme ns et ou allon nous ki a ete enseingne par notre grand parents de long date, et quand je regard la situation present dont le mali se trouve sa me donne l'envie de plorer en vrais dit, avec l'arrive de l'ecole moderne on oublier tout se ke nous avions comme bonne heritage de notre culture, plus de dignitte ni savoir refleuchir ni loyaute. les hommes politique vs avez interais de reflechir profondement en fait de trouve une solution pour sauve la nation ,car vs etez la cause de tout ces problem..... THAT ALLAH BLESS MALIBA FOREVER
Amiridje
Amiridje 14 ans
A mon humble avis ce qu'on peut faire de mieux ce jour, c'est de soutenir ce gouvernement qu'on a déjà eu. Je ne dit pas que c'est un bon gouvernement mais je dits juste que tout gouvernement dans le tourbillon du Mali d'aujourd'hui est capable d'échouer. Les charognards du FDR, qui ont mis à terre ce pays sont à Ouagadougou pour leurs interêts égoïstes, stimulés par leurs orgeilles entretenuent par les milliards detourner pendant ces 20 dernières années. Mes respects
papounidiarra@yahoo.fr
CMD ne peut rien faire pour le Mali cherchons mieux qu'il dégage
Dr ANASSER AG RHISSA
Dr ANASSER AG RHISSA 14 ans
EXTENSION DU GOUVERNEMENT ACTUEL DE TRANSITION DE QUELQUES MINISTRES PUIS CRÉATION D’UN CONSEIL CONSULTATIF GLOBAL INDÉPENDANT ÉTENDU AUX RÉGIONS Bonjour, Associer la population Malienne aux décisions et à la sécurité est primordiale. Ainsi, elle épaulera le gouvernement pour apporter une solution durable à la crise Malienne. Pour ce faire, d’une part, la stabilité et la gouvernance des institutions sont très importante, en particulier la présidence et le gouvernement de transition actuels doivent être stabilisés et avoir le pouvoir de décision et d’autre part, c’est une excellente idée que le gouvernement de transition ait proposé de créer un conseil élargi de concertation servant de cadre de dialogue. 1. STABILITÉ DES INSTITUTIONS ET DE LEURS GOUVERNANCES La stabilité des institutions étant nécessaire et compte-tenu du fait que la CEDEAO et des forces vives de la nation souhaitent un gouvernement d’union nationale, il serait judicieux de partir du gouvernement de transition actuel et de lui ajouter quelques ministres, je propose quatre ministres, d’ouverture aux forces vives, trois pour la classe politique et un pour la société civile. Je propose que le Ministre issu de la société civile soit un Ministre d’Etat qui s’occupera des problématiques de l’intégrité territoriale et du développement local. Ce qui permettra de positionner ces problématiques comme préoccupation majeure du nouveau gouvernement et du Mali. L’avantage de l’EXTENSION DU GOUVERNEMENT ACTUEL DE TRANSITION, c’est de ne pas perturber la seule stabilité dont dispose aujourd’hui le Mali, à savoir le gouvernement de transition actuel. Ayant déjà été au courant des dossiers pendant plus de deux mois, en gardant le gouvernement actuel, les décisions futures seront prises plus vite si la gouvernance se stabilise et a le pouvoir de décision. PLUSIEURS RAISONS MILITENT CONTRE LE FAIT DE TOUCHER A CETTE STABILITÉ, A SAVOIR : (1) l’iniquité : supposons qu’on veuille changer certains ministres de la transition, sur quels critères se baser pour le faire sachant que la transition n’a fonctionné que très peu de temps. (2) plus d’instabilités et la transition s’allongera : si plusieurs ministres de la transition sont changés ou tout le gouvernement de transition actuel change, il y aura plus d’instabilités car il faut un temps d’adaptation aux dossiers et le Mali sera probablement obligé d’augmenter la période de transition. 2. CONSEIL CONSULTATIF GLOBAL INDÉPENDANT C’est une excellente idée que le gouvernement de transition actuel a eu en proposant de créer le conseil élargi de concertation servant de cadre de dialogue. Mais, malgré le fait que ce conseil consultatif intègre la société civile, des dignitaires religieux, des opérateurs économiques, des militaires et des acteurs politiques, n’est-il pas judicieux de créer un tel conseil dans chaque région du Mali, à travers un comité régional de compromis, avec un conseil consultatif global indépendant centralisant les décisions issues de ces comités, ce dernier coopérant avec le gouvernement de la transition ? Sûrement, l’intérêt étant de disposer de bilans périodiques reflétant les avis de tous les Maliens. 3. SAUVER DURABLEMENT LE MALI De l’engagement de tous les Maliens dépend l’unité et la réconciliation de la famille Malienne, qui doit compter sur ses membres pour garantir sa stabilité et la sauver durablement. Bien cordialement Dr ANASSER AG RHISSA Expert TIC et Gouvernance [email protected]
Diallo Abraham
Diallo Abraham 14 ans
Merci de ne pas se confondre avec tous les maliens des etats-unis. En Amerique du nord id.es USA et Canada surtout nous detestons le FDR et ses symphatisants. Il faut etre apatride pour suivre l'ADEMA ou l'URD, il faut etre vraiment mechant ou devergonder pour se reclamer de ces deux partis politiques qui disent et souhsitent mort au Mali!
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