A la loupe : Seul dans la tourmente

03 Sept 2015 - 23:27
Mis à jour: 11 ans
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[caption id="attachment_279682" align="aligncenter" width="610"]Faut-il désespérer du Mali d'IBK Ibrahim Boubacar Keita président Malien[/caption] Le refus des combattants et des chefs militaires du Groupe d’autodéfense des Touareg Imghad et alliés de déguerpir de la zone d’Anéfis, à une centaine de kilomètres au sud de la ville de Kidal, malgré les assurances données au chef de l’Etat par leurs responsables politiques, est un coup dur pour Ibrahim Boubacar Kéita, qui pensait avoir engagé son pays sur le chemin de la paix et de la réconciliation. De ce refus, la Coordination des mouvements de l’Azawad s’est saisie pour se retirer du processus de paix en conditionnant sa participation aux travaux du Comité de suivi de l’Accord de paix. Un document que les responsables des mouvements rebelles terroristes ont signé le 20 juin contre la volonté de leurs bases qu’ils veulent maintenant satisfaire. De ce refus, la Minusma et la communauté internationale en ont fait un prétexte pour faire pression sur le chef de l’Etat qui, elles le savent bien, n’a aucune autorité sur la Plateforme des mouvements républicains. Trompé et abusé Aujourd’hui, au moment de boucler ses deux années à la tête du pays, et à quelques semaines de la fête de l’indépendance nationale, le président Kéita, se sentant trompé et abusé, est désemparé, ne sachant plus à quel saint se vouer, ni sur qui compter. Le fait est qu’IBK est seul, tout seul. Il est certes parvenu à avoir la signature d’un accord de paix, mais les signataires n’étaient pas les bons, ni du côté de la CMA ni de celui de la Plateforme. De part et d’autre, l’accord a été signé dans une désapprobation générale à la base. Cela aurait pu être corrigé si les responsables de la Plateforme et de la CMA étaient descendus à la base pour expliquer aux populations, aux combattants et aux chefs militaires le contenu de l’Accord, ce que chacun a dû concéder, ce que chacun escompte, jusqu’où chacun il y a eu compromis, pour qu’il y ait une lueur d’espoir. Au lieu de cela, les uns ont repris la route de l’extérieur où ils se sont exilés, les autres sont restés à Bamako pour y mener la belle vie. Seuls sur le terrain et sans informations, les groupes armés ont dû faire ce qu’ils connaissent le mieux : s’affronter militairement, souvent pour un rien, pour savoir qui est le plus fort. Le moindre prétexte est bon pour se massacrer, a fortiori le contrôle de zones aussi stratégiques qu’Anéfis, Tabankort et Ménaka, véritables hauts lieux pour les réseaux de trafics en tous genres, trafics grâce auxquels les groupes s’approvisionnent en armes, munitions et moyens logistiques. Mais ce travail d’explication de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale, d’autres auraient pu le faire mais ne l’ont pas fait. Il s’agit des responsables des partis politiques. Depuis plusieurs années, le budget national se saigne pour allouer aux partis politiques une aide qui leur permettrait de mieux informer et éduquer leurs militants. La plupart d’entre eux se réclament aujourd’hui de la mouvance présidentielle. Donc, leurs responsables sont censés être des amis du président. Pourtant, on les a peu vus sur le terrain expliquant à leurs militants le contenu de l’Accord. Guerre des clans En revanche, ils se sont lancés dans l’entreprise de renouveler les instances de leurs partis respectifs en vue des élections communales et régionales prévues pour le 25 octobre. Les uns rêvent de garder leur suprématie en termes de conseillers locaux, les autres ambitionnent de se développer grâce aux dividendes de leur liaison avec le parti présidentiel. Au sein même du RPM, des clans se sont formés autour de deux responsables du parti qui veulent prendre chacun le contrôle du parti pour bien se positionner à la présidentielle de 2018, comme s’ils espéraient qu’IBK se limiterait à un seul mandat. Quant à l’opposition, elle ne va sûrement pas sortir du rôle qu’elle s’est assignée : mettre des bâtons dans les roues du président chaque fois qu’elle peut. Même si elle ne fait que critiquer et dénoncer sans rien proposer pour aider le chef de l’Etat, elle dérange le pouvoir. A Sikasso où il a rencontré la mouvance présidentielle, IBK a reconnu que la voix de l’opposition porte beaucoup plus loin que la leur. Une manière d’avouer sa solitude et son esseulement. Apparemment, la situation n’est pas près de s’arranger. Mais est-ce que cela n’arrange pas les uns et les autres ? Cheick TANDINA

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Commentaires (127)

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Touré A.
Touré A. 11 ans
@TATOU "IBK est un fin stratège. IBK est un brillant leader et un très bon manager, il sait ce qu’il fait. Faisons lui confiance et soutenons, il est l’homme qu’il faut à la place qu’il faut." Je veux bien croire qu'ibk est fin stratège mais bon Dieu qu'à -t-il montré comme stratégie sjusque là pour sauver le Mali et libérer Kidal :?: :evil: Un très bon manager, mon œil :evil: Et que dites vous de toues ces gabégies financières depuis 2 ans qu'il est là :?: Faire confiance en mec qui ne pense qu'à lui et à sa famille mais dans quel sommes nous :?: :evil: Je suis désolé mais ibk n'est nullement pas "l'homme qu'il faut à la place qu'il faut" c'est plutôt une erreur de l'histoire qui le place là où il est mais la complicité des français afin de tordre le cou au Mali comme ils le réussissent si merveilleusement avec leur larbin à la présidence :evil: L'homme qu'il faut à cette place c'est Zoumana Sacko, le seul qui avait toujours dit haut aux français la vérité à qui on ne connait aucun scandale financier lors de sa gestion de le chose publique en tant que PM. C'est sûr les maliens se sont trompés en élisant ibkon ils le regrettent très amèrement aujourd'hui, Dieu fasse qu'il ne finisse pas ce mandat en nous débarrassant de lui de la manière qu'il juge le mieux, quant à un second mandat qu'il n'y pense même pas, nous ne sommes pas dupes :evil:
JEFF
JEFF 11 ans
A l’heure ou nous sommes, le Mali est un pays à part, tous ceux qui sont sensés nous aidé ne vise que leurs propres intérêts. Leurs seul objectif est de diviser le Mali et s’accommodé des ressources naturelles du nord Mali précisément ceux de Kidal. Raison pour laquelle la France et L’ONU à travers la force Barkhane et la Minusma veulent mettre en place une zone de sécurité autour de Kidal enfin de mieux exploiter ces ressources minières. D’ores et déjà la France a commencé à spolier l’eau minérale de Kidal.
Sikasso
Sikasso 11 ans
Ibk un ivrogne a la tété d'un pays muslim
MOMO
MOMO 11 ans
La crédibilité d’un homme se traduit par ces actions. Ainsi, les actions menées par le chef de l’Etat ont permis de préserver l’accord pour la paix et la réconciliation. Ainsi, le Gatia doit quitter Anéfis enfin d’éviter la guerre.
Sikasso
Sikasso 11 ans
Traitre ivrogne =Ibkon
FATOU
FATOU 11 ans
Elu avec 77% des voix électorales, le président IBK est l’homme de la situation. A part lui, aucun homme politicien ne pouvait mieux gérer cette crise. Sa Bravoure et sa fermeté ont fait de lui un homme sans égale parmi les autres politiciens. C’est vrai que résolution de la crise du nord tarde à voir le jour mais d’ici la fin de son quinquennat tout sera résolue.
Sikasso
Sikasso 11 ans
Ibk a déçu les maliens par sa faiblesse
ZEINABE
ZEINABE 11 ans
Ce n’est pas une première que les maliens font appel à IBK. Sollicité un seul homme politique à chaque fois qu’il y’a le danger, prouve la compétence et la crédibilité de ce dernier. Un leader n’est pas celui qui cache la réalité à son peuple mais plutôt celui qui l’ouvre les yeux et l’aide ensuite à relever les défis. Certes il y’a des ennemis qui veulent nous faire tomber mais le bateau Mali peut beau tanguer mais ne chavira jamais.
Sikasso
Sikasso 11 ans
Ibk opportunistes ivrogne
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