Entre Nous: Laxisme criminel !
Le Samedi 17 octobre 2026, au quartier de Tripanobougou de Dioïla, s’est effondré un bâtiment à étages.
De ses décombres ont été extirpés pas moins de dix corps, dont celui du propriétaire du chantier, en plus de plusieurs blessés. Le 16 avril 2026, au quartier Ségoubougou à Kita, s’est affaissé un bâtiment en chantier sous lequel se trouvaient plusieurs élèves coraniques. Bilan : six morts parmi ces enfants et plusieurs blessés. Le 22 mars 2026, à Sogoniko en Commune VI du District de Bamako, s’est effondré un immeuble R+4 en construction. Trois jours après, le 25 mars, l’Ordre des Architectes du Mali (OAM) a réclamé une enquête rigoureuse afin que les causes de cet énième drame soient identifiées et les dérives sanctionnées dans le secteur du bâtiment. Le 13 juillet 2024, à Lafiabougou dans la Commune urbaine de Ségou, trois morts et quatre blessés ont été enregistrés suite à l’écroulement d’un bâtiment en construction. En septembre 2023, sept morts et plusieurs blessés ont péri dans deux effondrements d’immeubles dans la périphérie de Bamako : l’un à Moribabougou et l’autre Banankoroni. Le triste record sur le registre est détenu par le quartier Hamdallaye ACI 2000. La preuve par trois : le 28 juin 2023, un immeuble de plusieurs niveaux s’y est écroulé. Huit ans auparavant, le samedi 19 septembre 2015, dans la soirée, l’écroulement d’un immeuble de 8 étages en chantier sur un véhicule, tuant du coup, le couple qui se trouvait à l’intérieur, a fait l’objet de beaucoup de commentaires. Dans la matinée du mardi 8 octobre 2013, un immeuble de cinq étages s’y est effondré, sans faire de victimes, heureusement. L’effondrement des bâtiments en construction est le dramatique reflet du degré de forfaiture, de l’incivisme et d’insouciance qui caractérisent le Malien. Détenteurs de la puissance publique, l’Etat et ses représentants restent laxistes pendant que la situation prend de l’ampleur. À chaque drame, des annonces d’enquêtes en grande pompe. Et puis, rien ! Pendant ce temps, les effondrements continuent avec leurs lots de morts et de destruction de biens. Face à l’entêtement de certains de passer outre les normes de construction, les pouvoirs publics doivent se montrer plus responsables. Au grand dam de tous, l’indiscipline devient un cancer qui se métastase du fait de l’impunité, du manque de courage ou d’honnêteté pour faire appliquer les textes qui protègent tout le monde.
Par Chiaka Doumbia
Quelle est votre réaction ?
Like
0
Je kiff pas
0
Je kiff
0
Drôle
0
Ouah
0
Triste
0
Hmmm
0
-
Kinguiranke
(109)
-
Nfp
(68)
-
Kankan
(56)
-
Sissoko
(29)
-
Citoyen du monde
(24)
Commentaires (0)