Mali - Affaire Tomi: IBK renonce à déposer plainte contre "Le Monde"

23 Juin 2014 - 18:49
Mis à jour: 12 ans
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[caption id="attachment_381382" align="alignleft" width="350"]Mali - Affaire Tomi: IBK renonce à déposer plainte contre "Le Monde" Ibrahim Boubacar Keïta, le 3 mai 2014 au palais de Koulouba. © Emmanuel Daou Bakary/Jeune Afrique[/caption]

Gravement mis en cause par un article du "Monde" l'accusant, fin mars, d'avoir été financé par l'homme d'affaires corse Michel Tomi, le président malien avait sérieusement envisagé de porter plainte pour diffamation. Il n'en a finalement rien fait. Explications.

C'est peu dire que cette affaire avait déclenché la fureur d'IBK. Le 28 mars dernier, le journal Le Monde provoquait un séisme à Bamako en publiant un article accusant le président malien d'avoir été financé par l'homme d'affaires corse Michel Tomi. Le soir-même, la présidence diffusait un communiqué démentant fermement ces informations. "Cet article vise à salir l’honneur d’un homme, Ibrahim Boubacar Keïta, dont les valeurs d’intégrité et de rigueur morale n’ont jamais été remises en cause, et ce par qui que ce soit", soulignait le document, précisant que le chef de l'État avait "pris l'attache d'avocats malien et français, afin d’étudier toutes les suites judiciaires possibles, y compris en termes de mesures urgentes et à titre conservatoire."

IBK chargeait donc ses avocats malien, Me Mamadou Konaté, et français, Me Pierre-Olivier Sur et Me Éric Moutet, d'examiner les recours judiciaires possibles contre le quotidien français. Ceux-ci avaient même rédigé un communiqué commun dans lequel ils affirmaient que le président Keïta leur avait donné "mandat et pouvoir" afin de "déposer plainte en diffamation contre les propos tenus à son encontre par le journal Le Monde". Ce texte, transmis à Jeune Afrique à condition de respecter l'embargo auquel il était soumis, n'a finalement jamais été diffusé.

Michel Tomi en garde à vue

Car Ibrahim Boubacar Keïta a finalement décidé de ne pas déclencher de procédure judiciaire. "L'évaluation technique du dossier par le président, en plus son appréciation politique de la situation nationale, l'ont poussé à ne pas porter plainte", justifie un de ses conseils.

Lors d'une interview accordée mi-mai à Jeune Afrique, IBK avait personnellement démenti les accusations du Monde. Qualifiant Michel Tomi d'"ami", il y affirmait notamment que "jamais, au grand jamais, il n'a été question d'argent entre [eux]".

De son côté, Michel Tomi a été placé en garde à vue la semaine dernière, à Paris, dans le cadre d'une information judiciaire ouverte par la justice française pour "blanchiment aggravé". Les enquêteurs s'intéressent notamment à l'origine de ses revenus et à ses relations avec le président malien.

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Benjamin Roger

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Commentaires (54)

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Ere Djibo
Ere Djibo 12 ans
L'idéal serait qu'il mette sa menace en exécution et attaque ce journal en justice! Au moins, toute équivoque sera levée!
Bouba Bouba
Bouba Bouba 12 ans
Tout ce que je sais dans cette histoire, c'est qu'aucune autorite politique n'avait donne l'ordre d'ATTAQUER en JUSTICE le journal le Monde :lol:
oN EN RIRAIT SI C'ETAIT PAS DRAMATIQUE.
Soldat Raté
Soldat Raté 12 ans
:lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: Communiqué Bamako, le 28 Mars 2014 Dans un article du journal français "LE MONDE", daté du 28 mars 2014, sous le titre La justice sur la piste du "parrain des parrains" diffusé sur le site Internet dudit quotidien, les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme affirment que "plusieurs chefs d'Etat seraient impliqués dans le "système Tomi", en citant le nom du Président de la République du Mali, Monsieur Ibrahim Boubacar KEÏTA. Cet article vise à salir l’honneur d’un homme, Ibrahim Boubacar KEÏTA, dont les valeurs d’intégrité et de rigueur morale n’ont jamais été remises en cause, et ce par qui que ce soit. Mais au delà de la personne du Chef de l'Etat et de l'institution qu'il incarne, il veut jeter le discrédit sur les efforts inlassables de toute une nation pour sortir d’une crise sans précédent. C’est pourquoi, ayant pris toute la mesure de cet article, le Chef de l'Etat a pris l'attache d'avocats malien et français, afin d’étudier toutes les suites judiciaires possibles, y compris en termes de mesures urgentes et à titre conservatoire. :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: Moussa Ag,... on ne me bouscule pas ... on ne me trimbale pas ... mais je nuis pas fou non plus .... :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: Les jaloux et les hassidis sont déjà maigres .... jusqu'aux os ... :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: SACRÉ KANKELENTIGUI ... I LOVE YOU ... MAN....!!! :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:
Abdul
Abdul 12 ans
les dix plaies d'IBK: 1. La déclaration opaque des biens. 2. L’hommage « républicain » à un ex-dictateur. 3. Le népotisme de la « famille d’abord ». 4. Le frère Tomi. 5. Le Jet inopportun du mensonge. 6. Le contrat militaire de la magouille. 7. Kidal le déshonneur. 8. Les scandales aux examens. 9. Prison-break. 10. Le repli « tactique » du Monde
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