Crise malienne : Comment Dioncounda a déjoué un coup d’Etat

14 Jan 2013 - 08:17
Mis à jour: 14 ans
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Ce n’était pas une simple déclaration quand  le  1er vice-président du FDR Ibrahima  Ndiaye,  a soutenu la semaine dernière qu’une coalition hétéroclite de partis politiques et de groupes extrémistes a choisi d'organiser des manifestations violentes à Bamako et Kati dans le dessein de déstabiliser la transition et le pays, et de créer les conditions d'un second coup d'Etat militaire. En appelant la France à stopper l’avancée des Jihadistes, le président de la république par intérim, le PR. Dioncounda Traoré, a mis fin à une stratégie de pourrissement de la situation qui devait aboutir à son arrestation pour "incapacité". Comme ont affiché les pancartes des manifestants des pro-putschs "Cheick Modibo Diarra est parti, Dioncounda doit le suivre", certains militaires affiliés à des politiciens voulaient profiter de la confusion pour déposer le président par intérim. selon des sources sécuritaires françaises, la stratégie a été arrêtée à la fin du mois d’octobre dernier après plusieurs rencontres entre pro-putschistes et des militaires. D’ailleurs, en son temps, l’ancien premier ministre avait confié ses inquiétudes à la Cédéao et avait sollicité un déploiement anticipé des troupes internationales pour protéger les institutions. après le refus de l’organisation sous-régionale, il avait compris que son sort était scellé et a tenté vainement de constituer un rempart au niveau national avec des officiers qu’il a rencontrés régulièrement. il n’aura pas le temps de se constituer son propre bouclier puisque ses intentions ayant été dévoilées par un officier de la gendarmerie au capitaine Sanogo, il sera arrêté et poussé à la démission en décembre. Certains ont avancé l’idée de profiter de l’occasion pour en finir avec "le vieux". une idée rejetée par d’autres qui préféraient attendre la fin de la transition en avril prochain ou provoquer entre-temps une crise pour justifier une reprise en main des affaires par les militaires. Il fallait agir avant l’arrivée des troupes européennes annoncées pour début février. la stratégie était alors la suivante : la tenue d’une concertation nationale qui allait plébisciter "le renversement de la constitution et des institutions républicaines" ou le pourrissement de la situation pour l'instauration d'un régime d'exception qui plongera le mali dans le chaos et l'anarchie", a expliqué le week-end dernier le bloc anti-putsch qui a vite renoncé à son projet d’une contremarche qui allait provoqué un bain de sang avec des manifestants vus avec des armes lors des manifestations violentes à Bamako et Kati du 9 janvier 2013. La défaite de l'armée malienne jeudi soir à Konna a clairement provoqué un vent de panique parce que Konna est à 60 km de Sevaré et servait la cause des préparateurs du nouveau putsch. face à l'inquiétude de voir les jihadistes descendre sur la ville de Sévaré et Mopti, le président Dioncounda Traoré a demandé l'aide de la France malgré l’opposition de l’ex-junte dont certains jubilaient à l’idée de reprendre le pouvoir au soir de samedi avec le prétexte que les politiques n’étaient pas en mesure de tenir la baraque en ces temps de guerre. Le président François hollande a compris les manœuvres. lui qui est renseigné depuis de longs mois par les experts de la direction du renseignement militaire (Drm) et de la direction générale de la sécurité extérieure (Dgse) dont leurs capteurs d'écoute et d'observation sont braqués sur le sahel, a décidé de répondre favorablement au courrier envoyé par le président Dioncounda Traoré en dénonçant une "agression caractérisée". sur le terrain, la reprise de Konna, où une contre-offensive se déroule avec l'aide de militaires étrangers, dont des français, est essentielle. car elle ouvre la voie vers mopti avec ses 115 000 habitants, ultime verrou sur la route de Bamako où les pros-putsch se font désormais très petits pour ne pas dire invisibles. Youssouf Coulibaly

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Commentaires (57)

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mébiné
mébiné 14 ans
soyons intéligens nous les maliens.sanogo et ses partenaires ne veulent qu'autre chose que le pouvar.si non ils auraient jamais penser à faire un coup d'ètat dans cette situation.il y'avait mille solution à faire pour libérer le nord sans le coup d'etat
moune
moune 14 ans
..............3 millions pour celui qui parvient à mettre hors d'état de nuire: Oumar MARIKO ; Amion GUINDO ; YOUNOUSS H DICKO. Vive le Mali!
c'est vrai, ils (sanogo et sa racaille avec la copam, IBK, MP22) etaient entrain de preparer un coup d'etat
Bouglass
Bouglass 14 ans
Les irresponsables assoiffés de pouvoir devront être jugés après les hodtilités.
IRKOY TALFO
IRKOY TALFO 14 ans
Dieu aime encore le Mali, voilà pourquoi nous avons un président démocrate en la personne de Dioncounda TRAORE. Imaginez que ce soit SANOGO ou les aigris et assoifés de pouvoir de la COPAM 1 et 2 ou IBK qui soient au pouvoir à la suite d'un coup d"état contre les institutions; pensez vous que la France aurait levé le petit doigt pour venir au secours de notre armée qui était encore en déconfiture à Konna? Que non! Et où en serions nous aujourd'hui? Certainement l'armée serait en repli stratégique à la frontière de la Guinée et le Mali tout entier serait sous la domination des salafistes avec l'application de la charia partout! Dieu aime encore le Mali et il est temps que les enfants de ce pays se lèvent pour barrer la route aux aventuriers que sont Oumar MARIKO, Younouss H DICKO, Hamadoun A. GUINDO et autres politiciens qui savent qu'ils n'arriveront jamais au pouvoir par la voie des urnes; c'est pourquoi, ils sont prêts à bruler leur propre pays pour assouvir leur soif de pouvoir.
je suis vraiment de ton avis. Merci.
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