Crise politique : La Cedeao désavoue-t-elle la médiation burkinabé ?

11 Juin 2012 - 00:20
Mis à jour: 14 ans
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Les rencontres successives, et elles ont été nombreuses sur le Mali, depuis la crise née de la rupture institutionnelle du 22 mars dernier n’ont  eu de cesse de féliciter et de rendre hommage à la médiation burkinabé et au premier chef, au Président du Faso. Et pourtant à chaque étape, les chefs d’Etat de la Cedeao ne se sont guère privés de rectifier,  de corriger et même d’ajourner purement et simplement certaines décisions prises en leur nom.

En effet, les premiers épisodes de la médiation  ont débouché sur la signature d’un Accord cadre le 6 avril entre la Junte CNRDRE et la médiation Cedeao conduite sur le terrain par le ministre des affaires étrangères du Burkina Faso, Djibril Bassolé. Une des dispositions essentielle de celui ci était qu’au terme de l’intérim légal, soit quarante jours, du président de l’Assemblée Nationale, d’un commun accord, au terme d’une nouvelle concertation avec Bassolé et son adjuvant ivoirien l’ancien ministre Adama Bictogo,  les nouvelles règles devant présider la transition seraient établies. Il n’en a rien été et le 26 avril, au sommet d’Abidjan, la Cedeao prenait à contre pied la médiation du Faso et décida à la fois du choix de la personne qui dirigera la transition et de la durée de celle-ci fixée à douze mois. Dioncounda Traoré reconduit de l’intérim à la transition, l’on a crié, au pays, à la trahison, le deal antérieur n’ayant pas été respecté. Qu’à cela ne tienne, un nouvel accord, même s’il a pris l’appellation de compte rendu de réunion, est trouvé entre la junte CNRDRE, la médiation burkinabé, le premier ministre Cheikh Modibo Diarra et le président Dioncounda. Il est signé par les parties prenantes et diffusé sur les ondes des médias nationaux et internationaux. Il avait pour point d’orgue, concédé par la junte, de renoncer à perturber la transition contre une contre  partie : le vote d’une amnistie et l’octroi de privilèges pour le chef de la junte. Ce sont ces dernières dispositions qui viennent d’être remises en cause par les conclusions des réunions du 6 juin à Lomé (lire le communiqué ci-contre) où la Cedeao se réunissait en marge du sommet de l’Uemoa consacré au Mali. Le communiqué signé de Kadré Désiré Ouédrago, le président  de la commission de la Cedeao, indiquait en son point dix que les chefs d’Etat  de l’organisation sous-régionale ne reconnaissaient pas au président du CNRDRE ni qualité de chef d’Etat,  ni celui d’ancien chef d’Etat. Un camouflet pour le président Blaise ? Cela y ressemble. Alors que l’accord du 19- 20 mai leur laissait transparaitre quelques rôles à jouer, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine « exige la dissolution immédiate du Cnrdre », (lire le communiqué final de la réunion en page 5). Une autre « révisitation »  publique de la copie Blaise- Bassolé. Assurément, la communication et la concertation entre la médiation et son mandant supranational ont manqué. A l’entame déjà de cette médiation finissante, des voix se sont élevées pour la critiquer estimant que le Niger de Mahamadou Issouffi était plus à même, pour des raisons évidentes de proximité vis-à-vis du dossier - par exemple, le Burkina n’a jamais connu  de rébellion touarègue – de la mener. Sans compter, toujours selon les mêmes observateurs, la « faute de goût » du président du Faso qui aurait pu éviter à la classe politique malienne le déplacement, somme toute affligeant, de Ouagadougou, le 15 avril 2012. Par sa hauteur, il aurait fallu venir les rencontrer chez eux ce qui les aurait grandis, malgré leur faiblesse momentanée du fait de la conjoncture qui prévalait. Le peuple du Mali lui aurait retourné de mille façons ce clin d’œil. L’autre désaveu, on pourrait même dire  contestation de la médiation burkinabé, réside dans le fait qu’une partie non négligeable de la classe politique malienne et de l’opinion d’une façon générale reprochait aux autorités ouagalaises d’avoir composé un gouvernement, ou à tout le moins, de l’avoir inspiré en y plaçant des représentants qui leur font penser que le Mali était directement gouverné de chez ses voisins. En raison de la présence de membres influents de celui-ci directement rattachés à des chancelleries « étrangères ». A cela, il faut ajouter que la médiation,  malgré ce qu’il peut en dire, a laissé se former au contraire des dispositions  contenues dans l’Accord Cadre un gouvernement aux antipodes  d’un gouvernement d’union nationale. S’il faut se garder de « jeter l’enfant avec l’eau du bain » car des avancées notables ont été engrangées,  force est de reconnaitre que la Médiation en tant qu’outil  de facilitation a eu ses ratés. S.ElKounta

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Commentaires (45)

User
Mazas
Mazas 14 ans
Je pense que ces dirigeants de la CEDEAO n'ont pas de souci pour le Mali. Même si cet accord que je n'ai pas apprécié est une erreur de la part de la madiation, je pense que ça va dans le sens d'une sortie de crire. Mais il ne faut pas faire la marche du caméléon. Si cet accord permet au Mali d'avancer et d'aller vers la récupération du nord de notre pays, il faut que l'on s'occupe de l'essentiel. On passe plus de temps à s'occuper du CNRDRE ou autres que de prendre des dispositions pour le nord. Vraiment s'ils veulent aider le Mali de grâce, arrêtons de remettre les choses offilicées ou déjà conclues en cause.
Nabalum
Nabalum 14 ans
Les gar faite Gaf Dabord c'est Blaise Compaoré le médiateur pour que des groupes rebel puisse discuter avec la CEDEAO. Maintenant on veu transformer sa comme si c'est la CEDEAO qui fais la médiation. Si c'est la CEDEAO c'est pour discuter avec qui l'onu.
moimeme
moimeme 14 ans
tu penses que tu as reflechi en insultant Blaise,on ne s'emprend pas a celui qui vient d'aider.
Armée Malienne en Fuite
Armée Malienne en Fuite 14 ans
La plus grande honte de tous les temps. Quelle armée Malienne? Le Mali et son allié Alqaida nous ont vendu au diable pendant 20 ans de Konaré à ATT. On ne peut plus compter que sur le MNLA pour liberer les deux peuples frères du Mali et de l’Azawad pris en otage par le gouvernement criminel de Bamako et ses complices d’Alqaida. Chers maliens, vous nous enfoncez de plus en plus dans la honte! La plus grande honte de l’histoire! Les touaregs du MNLA avec leurs cousins d’Ançar Edine sont de petits bandits, selon vos propres propos! De simples bandits qui ont mis notre grande armee en fuite!!!! Et le Grand Mali a besoin de l’aide de l’ONU pour combattre de simples bandits! C’est honteux! Le ridicule ne tue pas au Mali. Voyez-vous? Traiter le MNLA de bandits et en meme temps notre gran mali demande toute honte bue l’aide du monde entier pour les combattre, c’est scandaleux et une malediction au Maliba! Je rennonce a ma nationalite malienne. Le mali ou la honte! Soldat de l’armee malienne qui pense qu’il ferait mieux d’integrer le MNLA histoire de preserver le peux de dignite qui lui reste.
alhassane ag alwatane
alhassane ag alwatane 14 ans
edere.....vive le mali.abbas le mnla
test
test 14 ans
La CEDEAO n'a invente ni le MNLA ni Sanogo. C'est n'est pas non plus la CEDEAO qui a mi en derpoute l'armee du Mali En tout cas meme si Blaise n'aime pas le Mali, ce n'est pas n'on plus lui qui a invente Sanogo et le MNLA et qui a envahi le nord. Si l'armee Malien n'avait pas ete mise a la deroute, personne ne serait venu se meler des affaire du Mali. Maintenant que le Mali abrite tous ses terroristes qui mettent en danger le monde entier, je ne pense pas que le nord soit maintenant une affaire exclusive du Mali. Est-ce que le Mali se rend compte du danger que represente ces terroristes?
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