Dernière session extraordinaire de la CEDEAO : La CNAS désapprouve les décisions et fait ses propositions

03 Mai 2012 - 00:14
Mis à jour: 14 ans
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Le bureau national de la Cnas a rencontré la presse à son siège, lundi dernier, pour se prononcer sur les décisions prises par la Cedeao contre le Mali. Les camarades de Zou ne sont pas du tout d’accord. Lundi 30 avril, le siège de la Convention nationale pour une Afrique solidaire (CNas-Faso hèrè) a abrité une conférence de presse animée principalement par Edmond Dembélé. Il s’agissait pour le secrétaire politique de préciser la position de son parti sur les questions de l’heure, notamment les décisions issues du dernier sommet extraordinaire de la Cedeao, tenu à Abidjan il y a une semaine. Des décisions relatives à la définition des organes de la transition et du chronogramme de la période transitoire « sans aucune discussion et concertation préalables avec le peuple souverain malien ». D’où, selon le conférencier, leur dénonciation et rejet catégoriques par la Cnas. Précipitées, portant atteinte à l’intégrité territoriale et à la souveraineté du peuple malien, ces décisions « violent allégrement l’Accord –cadre du 6 avril 2012, la déclaration de Ouagadougou et la Constitution du 12 janvier 1992 », estime-t-il. La Cedeao n’est qu’une organisation intergouvernementale et non pas une institution supranationale même si elle a déjà réussi les tours de force de légitimer la junte en signant avec l’Accord-cadre du 6 avril, violant la constitution sous couvert de restaurer l’ordre constitutionnel, en violant l’Accord cadre pour créer « de toute pièce un organe » ou un institution imprévue (le président de la transition) et décider unilatéralement du chronogramme sans consulter les forces vives de la nation, en inversant l’ordre des priorités de la transition qui était d’abord de libérer le nord avant d’organiser des élections et de sécuriser les organes de cette transition. Ce qui mettra le Mali sous une double occupation étrangère : les forces rebelles au nord et les forces de la Cedeao au sud. Par rapport à une pareille situation, « la Cnas faso hèrè tient à rappeler que le Mali du 20 janvier 1961 et le Mali du 5 septembre 1961 n’acceptera jamais l’occupation de son territoire par des forces armées étrangères sous quelque prétexte que ce soit. » Ce parti estime que la sécurité du peuple malien est plus importante que celle de quelques individus, et est hostile à toute force d’occupation ou d’interposition « qui empêcherait l’armée malienne d’aller à la reconquête du Nord et consacrerait ainsi la partition du pays. Tout régime qui accepterait une telle présence armée « serait passible de haute trahison » Cependant, le conférencier, réaliste, reconnaît que vu leur état de dénuement, les forces armées et de sécurité ont besoin d’un appui extérieur pour se reconstituer. Pour conjurer la menace, la Cnas appelle l’Assemblée nationale à se réunir en session extraordinaire pour dénoncer et rejeter les décisions du sommet de la Cedeao, tenu à Abidjan le 26 avril, parce que l’organisation sous-régionale a fait une très mauvaise lecture de la Constitution du Mali et de la situation politique nationale. Elle doit donc se ressaisir au plus vite. Le dernier appel de la Cnas va à l’endroit de tous les Maliens patriotes et soucieux des intérêts supérieurs de la nation : ils doivent « se mobiliser pour rester vigilants et défendre la patrie dont la partition est programmée par les forces étrangères de diverses origines qui veulent profiter de la situation actuelle pour assouvir leurs vilains séculaires » La Cnas faso hèrè, le parti du Pr Soumana Sako, est très actif sur la scène nationale et se prononce chaque fois qu’il s’agit de l’intérêt supérieur de la nation. Ainsi, dès le 26 avril, prenant acte de la formation du nouveau gouvernement, son secrétaire général, Soumana Tangara, au nom du bureau politique national, a tenu à rappeler aux ministres « que les deux priorités cardinales de la transition restent la libération totale de toutes les régions occupées par les groupes rebelles et l’organisation d’élections libres et transparentes en vue d’un retour durable et complet à l’ordre constitutionnel ». Tout en informant l’opinion du fait de ne pas avoir été consulté ni de près ni de loin pour la formation du gouvernement du 24 avril, il prend note de la présence au sein dudit gouvernement de « certaines personnalités civiles ou militaires reconnus pour leur patriotisme, leur courage et leur intégrité morale ». Cheick TANDINA  

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Commentaires (24)

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BADRA
BADRA 14 ans
TOUS, Avant de se réclamer défenseur ou contre les putschistes du 22/03/2012, quel est le malien, à ce jour, pouvant nous indiquer les informations ci-après sur CNDRE : · Son acte de création ; · Son statut ; · Ses missions ; · Sa composition ; · Son organisation etc… Ainsi, ces différentes précisions pourraient nous permettre d’apprécier sa légalité, légitimité d’engager, à travers un « accord cadre », le peuple malien auprès d’instances internationales d’une part et d’autre part sa capacité technique et opérationnelle à jouer un rôle majeur pendant la prochaine convention des forces vives et la transition qui s’annonce inexorablement. Salutations à tous. Aliou TRAORE
moriba
moriba 14 ans
monsieur cessez detre incapableen disant nous naccepterons aucune force etrangere sur notre territoire. donc acqmi et ses amis lache qui ont envahit le nord sont des forces autorisee alors par votre partie.soyez sincere avec le mali. vous lui devez.cessez detre des ipocrites.
TOURE
TOURE 14 ans
SI M OUATTARA VEUT FINIR UN JOUR DEVANT LA CPI,QU'IL CONTINUE DE FOURMONTER DES COUPS CONTRE LE MALI. TAYLOR EST A LA HAYE PAS POUR AVOIR FAIT LA GUERRE AU LIBERIA MAIS EN SIERRA LEONNE. QU'IL Y REFLECHISSE. S'IL A ENVIE DE SUIVRE SON COMPATRIOTE LAURENT GBAGBO A LA HAYE, QU'IL CONTINUE SUR CETTE LANCEE. LE DOSSIER MALIEN LE CONDUIRA LA BAS. IL SAIT BIEN MENACER LES AUTRES AVEC LA CPI, LES EMBARGOTS MAIS NOUS MALIENS, ALLONS LE TRADUIRE DEVANT LA JUSTICE INTERNATIONALE. NOUS SOMMES SEREINS ET PRETS A TOUTE ATTAQUE INTERIEUR COMME EXTERIEUR. A BAS BAS BAS LA CEDEAO ET SURTOUT A BAAAAAAS A SON CHEF BANDIT OUATTARA. LE MALI VIVRA ET NE SOMBRERA JAMAIS GRACE A SA VAILLANTE ARMEE DIRIGEE PAR LE COURAGEUX CAPITAINE AMADOU HAYA SANOGO. ALLAH EST AVEC NOUS LES POSITIFS ET NON LES DEMONS DE LA DIVISION.
TOURE
TOURE 14 ans
NOUS MALIENS, ALLONS TOUJOURS SOUTENIR NOTRE ARMEE CAR ELLE EST LA POUR LIBERER LE NORD ET NON POUR CONFISQUER LE POUVOIR D'ETAT. QUICONQUE SERA CONTRE LE CAPITAINE SANOGO EST CONTRE L'ARMEE MALIENNE ET CONTRE LE PEUPLE MALIEN. M OUATTARA A CONFIRME SON INCAPACITE A AIDER LE MALI A SORTIR DE CETTE CRISE. MERCI MONSIEUR ET LAISSE NOUS RESOUDRE NOTRE PROBLEME.
TOURE
TOURE 14 ans
MONSIEUR OUATTARA PENSAIT-IL ETRE EN FACE DE PETITS SOLDATS INCONSCIENTS? DE PAR SA TENTATIVE DE DESTABILISATION, IL SAIT MAINTENANT QUI SONT ILS REELEMENT. CE SONT DES MILITAIRES AGUERRIS DANS LE DOMAINE DONT ILS ONT CHOISI DE FAIRE CARRIERE. ILS SONT HABITUES A TOUTES SORTES DE COMBATS. M OUATTARA DEVAIT SE RENSEIGNER AUPRES DE ATT AVANT SON SALE COUP. LE CAPITAINE SANOGO ET SES HOMMES SONT CEUX LA MEME QUI COMBATTAIENT DANS LE NORD AVANT LE COUP D'ETAT. MON CAPITAINE VEILLEZ AU GRAIN JUSQU'AUX ELECTIONS.
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