Désignation des autorités intérimaires : L’opposition craint une partition du pays

01 Avr 2016 - 00:14
Mis à jour: 11 ans
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Désignation des autorités intérimaires :  L’opposition craint une partition du pays
Contre une loi pour des autorités intérimaires au Nord : L’opposition malienne tire la sonnette d’alarme
L’accord d’Alger aux yeux de l’opposition est venu compliquer l’existence même du Mali. Il a émis des réserves par rapport à la désignation des autoritaires intérimaires par le gouvernement, la CMA et la Plateforme. Pour l’opposition républicaine cette désignation par ces acteurs des autorités intérimaires ouvre la brèche vers une éventuelle partition du Mali. Ils l’ont fait savoir au cours d’une conférence de Presse Marathon à la Maison de la Presse hier Mercredi 30 Mars 2016.  Si le projet est voté le Mali connaîtra la partition à long terme a prévenu Me Hamidou DIABATE. Pour le leader du PARENA, le projet de loi consacrera le partage du pouvoir entre le gouvernement, les autorités traditionnelles, la CMA et la Plateforme. Pour éviter que le bateau ne chavire, l’opposition a pris les devants. Et elle critiquera sans ménagement le gouvernement pour que le Mali ne soit pas victime des accords bidons qui l’ont enfoncé dans l’abîme .La loi passera au Palais de Bagadadji ce Jeudi 31 Mars 2016. L’ooposition de prévenir au cas où cette loi passerait, elle usera de moyens légaux pour la contester en saisissant la Cour Constitutionnelle a encore souligné Me Hamidou DIABATE. Selon l’honorable Soumaïla CISSE,  les maires en exercice à Gao, Tombouctou, Kidal, Taoudéni, et Ménaka seront remplacés par des personnes issues de la CMA et de la Plateforme. Aux dires de l’honorable Soumaïla CISSE,  la CMA va désigner cinq conseillers, la Plateforme cinq, le gouvernement cinq, les autorités traditionnelles deux ; au total 17 conseillers. Pour le chef de fil de l’opposition, le gouvernement prend des décisions suicidaires et s’en prend à l’opposition quand cette dernière dénonce. Alors que les partenaires du Mali consultent l’opposition par rapport à toutes les grandes décisions qui concernent la vie de la nation. A en croire le natif de Niafounké, le gouvernement se croit trop intelligent pour ne pas consulter l’opposition. Et l’honorable Soumaïla demande au gouvernement de renoncer à cette décision et de prendre attache avec les forces vives de la Nation. Seydou DIARRA

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Commentaires (39)

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SERGESS L\'INCORRUPTIBLE
SERGESS L\'INCORRUPTIBLE 11 ans
Je crois que le comité de suivi de l’accord et le comité local mis en place doivent sensibiliser sur les dispositions des accords de paix. L’accord d’Alger prévoit des dispositions particulières et très spéciales pour la mise en œuvre de cet accord et comme mentionné dans l’accord; le gouvernement doit prendre les mesures à tous les niveaux pour mettre en œuvre cet accord. Il faut donc qu'on lève les points d'amalgames pour ne pas remettre en cause l'accord.
sara69
sara69 11 ans
Chaque situation a sa manière d'être résolu alors ils doivent comprendre que nous devons impérativement passer par là pour retrouver un état normal. Je pense que Soumi comprenait la langue de Molière pour savoir qu'on disait ''autorités intérimaires''
DANIELLE
DANIELLE 11 ans
L’accord de paix doit être beaucoup vulgarisé et les dispositions doivent être expliquées aux uns et aux autres car il apparait de plus en plus que les acteurs même souvent n’en maitrise pas les clauses. Ce qui peut constituer un obstacle à sa mise en application. Il y a trop de flou autour de la période intérimaire et de ses dispositions. Il faut donc que cela soit expliqué aux uns et aux autres.
Golfe
Golfe 11 ans
ce projet de loi est sensé d'unir le peuple malien afin de parler le même langage et nous irons au développement tranquillement. il faut saluer le président de la république qui fait des efforts pour le retour de la paix au pays
KISSINGER
KISSINGER 11 ans
Toutes ses tractations montrent qu'au plan national nous devons prendre nos responsabilités. Cette communauté dite internationale ne fera absolument rien pour dénouer cette situation. C'est pourquoi le comité national de suivi des accords doit se faire de plus en plus actif et prendre des initiatives pour organiser des travaux au plan national sur les points de blocages des accords de paix pour faciliter son application sinon cela prendra trop de temps. Il convient d'élucider les zones d'ombres au fur et mesure de la mise en application des accords.
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