Dioncounda serait d’accord pour le principe : Une concertation nationale avant le gouvernement d’union nationale

10 Août 2012 - 02:19
Mis à jour: 14 ans
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Selon une coalition- composée de la CSM, IBK-Mali 2012, Forces pour la réconciliation la démocratie et la paix-Mali ko, la Copam, l’ARM/RSC, le FMR –le président de la République par intérim, Pr. Dioncounda Traoré, sur insistance des familles fondatrices de Bamako, s’est finalement inscrit dans la logique de la concertation nationale avant la composition du gouvernement d’union nationale. Cette décision serait intervenue le mercredi 8 août 2012. [caption id="attachment_69041" align="alignleft" width="299"] Le président malien de transition, Dioncounda Traoré.[/caption] Les leaders de cette coalition que sont : Me Mountaga Tall de la Convergence pour sauver le Mali (CSM), Bocar Moussa Diarra de IBK-Mali 2012, Hamadoun Amion Guindo de la Coordination des organisations patriotiques du Mali (Copam), Adama Traoré du MP 22, étaient hier face à la presse à la Maison de la presse pour rendre publique une déclaration. Dans ladite déclaration, la coalition réaffirme son attachement à la constitution de la République du Mali du 25 février 1992, à l’accord-cadre du 6 avril 2012 et aux décisions et avis de la Cour constitutionnelle du Mali qui doivent être respectés par tous ; prend acte des propositions formulées par le président de la République par intérim dans son message à la nation du 31 juillet 2012 ; constate cependant que le président de la République par intérim ne peut mettre en application les propositions qu’il a formulées sans la validation des forces vives de la nation dans le cadre d’une concertation nationale ; rappelle qu’il revient au Premier ministre la prérogative constitutionnelle de former le gouvernement d’union nationale équilibré et inclusif etc. Est-ce à dire qu’il revient au Premier ministre actuel Cheick Modibo Diarra de former ce nouveau gouvernement ? Pour la coalition, ce n’est pas une question de personne, mais d’institution. "Le  président de la République fait des propositions, leur mise en œuvre relève d’un autre niveau. C’est l’affaire du gouvernement. Et il faut une concertation nationale pour corriger ce qui est à corriger, légitimer ce qui est à légitimer et discuter de la composition du gouvernement d’union  nationale et de sa feuille de route. Sous le mandat d’Alpha Oumar Konaré, la conférence nationale a été organisée par Ibrahim Boubacar Kieta, parce qu’il était le premier ministre. Cheick Modibo Diarra n’est pas notre As, notre As c’est le Mali", ont expliqué les conférenciers avant d’ajouter que le gouvernement a déjà élaboré les termes de référence de la concertation nationale et que le Premier ministre, Cheick Modibo Diarra, l’avait même fixée dans un premier temps aux 26 et 27 juillet derniers avant de la reporter aux 4 et 5 août pour ensuite la renvoyer aux 11 et 12 août prochain. Mais les conférenciers doutent que cette 3e échéance ne soit respectée vu le temps qui nous reste. Quoiqu’il en soit, les conférenciers se disent rassurés que la concertation nationale se tiendra et que les familles fondatrices de Bamako, notamment les Niaré ont confirmé que Dioncounda Traoré s’est inscrit dans cette dynamique. Mais à propos de quoi, le président de la République par intérim a fait les récentes consultations de forces vives de la nation ? Pour Me Tall, "il n’a jamais été question d’un gouvernement. Le président voulait écouter tout le monde, toutes les propositions, avant de commencer son travail". Quid de l’ultimatum de la Cédéao qui avait donné 10 jours supplémentaires au président de la République par intérim pour former le gouvernement d’union nationale ? Les conférenciers n’en font pas un souci, car disent-ils, c’est aux Maliens de décider de la donne. Abdoulaye Diakité   

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Commentaires (20)

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foudkg
foudkg 14 ans
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Dr ANASSER AG RHISSA
Dr ANASSER AG RHISSA 14 ans
S’ORGANISER ADEQUATEMENT EN METTANT LES BŒUFS (REPRESENTES SYMBOLIQUEMENT PAR LE GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE ET LE HAUT CONSEIL D’ETAT) AVANT LA CHARRUE (TOUT LE RESTE) POUR UN ATTELAGE DURABLE REPONDANT MIEUX AUX BESOINS DU MALI ET PERMETTANT UNE SORTIE DURABLE DE LA CRISE Bonjour, Certains pensent que compte-tenu de ce qui s’est passé depuis vingt ans, il faut des assises nationales pour désigner une équipe de consensus. Je pense qu’on ne peut, pendant à peine plus de trois mois qu’a duré la transition, corriger toutes les erreurs commises depuis vingt ans. Au lieu de réaliser des assises nationales, qui auraient une audience limitée, pour désigner l’équipe gouvernementale, n’est-il pas mieux d’organiser de nouvelles élections ? Or, compte-tenu de la situation au Mali, le Mali n’est pas prêt, aujourd’hui, pour ce faire. Le Mali est dans une situation d’exception qui mérite un traitement d’exception basé sur une organisation adaptée qui exige de ne pas mettre la charrue avant les bœufs. C’est pourquoi, il convient de choisir l’équipe gouvernementale et le haut conseil d’Etat avant de convoquer les assises nationales. En effet, ces assises nationales (1) prendront du temps or au Mali, les situations d’urgence au sud et nord Mali deviennent de plus en plus alarmantes, (2) nécessitent la participation des communautés des régions, et en plus, (3) nécessitent, pour des soucis d’efficacité, la participation des représentants confirmés de l’Etat pour échanger, avec les forces vives et les différentes communautés de la nation, d’une sortie durable de la crise. Dans la situation actuelle, on ne sait pas si l’équipe de transition sera reconduite ou pas ? Donc, qui convoquera ces assises nationales ? Comment intégrer les communautés régionales ? Qui représentera l’Etat ? De plus, il aurait été convenable de fournir à ces assises nationales des réponses aux questions suivantes : Quelle vision et quels objectifs pour le Mali nouveau ? Quelles est la feuille de route pour une sortie effective et durable de la crise ? Devant la difficulté de répondre à toutes ces questions, on se rend compte qu’il serait plus judicieux de choisir le gouvernement d’union nationale et le haut conseil d’Etat avant de convoquer ces assises nationales ou cette conférence nationale. Ce qui n’empêchera pas ces assises de faire des propositions, par exemple de contribuer à la mise à jour de la feuille de route en partant de celle qui sera fournie par le gouvernement d’union nationale. Devant l’urgence des situations au sud et au nord Mali, et au Mali en général, et pour des soucis d’efficacité, il est judicieux de constituer d’abord l’équipe gouvernementale et le haut conseil de l’Etat avant de convoquer la conférence nationale ou ces assises nationales. Pour plus de stabilité, l’extension de l’équipe actuelle de transition est plus indiquée. Les Maliens doivent agir efficacement dans l’unité et en toute cohésion pour une sortie rapide et durable de la crise. Bien cordialement Dr ANASSER AG RHISSA EXPERT TIC ET GOUVERNANCE E-mail : [email protected]
Diallo
Diallo 14 ans
Le Haut conseil n'est pas neutre. Il faut se méfier de DICKO.dicko du haut conseil va défendre la position d'ibk, c'est à dire le maintien du premier ministre, espérant qu'il préparera les élections après le NORD et leur donner le pouvoir. Ce monsieur est dangereux. Déjà Dicko exige que l'élection soit au premier semestre 2013, c'est à dire dans quelques mois, il roule pour IBK et comme IBK soutient le PM, le Haut conseil islamique n'est pas du tout neutre.
coucou
coucou 14 ans
S'ils ne decident pas sur quelques choses, on risquera de retourner à la case depart et on a tous intrrêt à se donner la main.
Dr ANASSER AG RHISSA
Dr ANASSER AG RHISSA 14 ans
Bonjour, Comme dit le Président, il faut sauver le Mali. Pour ce faire, tous les Maliens doivent s’impliquer dans le cadre d’un consensus qui est le fait de sauver durablement le Mali. Une telle implication de tous ne peut se faire qu’à travers la gouvernance consensuelle et participative donc il faut une volonté commune en évitant de mettre la charrue avant les bœufs. C’est ainsi que la constitution du gouvernement d’union nationale et celle du haut conseil d’Etat doivent se faire avant la conférence nationale, qu’il est souhaitable de programmer. Cette conférence nationale doit avoir des ramifications dans les régions et doit se tenir après avoir constitué le gouvernement d’union nationale et le haut conseil de l’Etat. Car c’est eux qui représentent les bœufs. Ils vont définir la vision, les objectifs et la feuille de route afin de tirer convenablement ou plutôt piloter tout le reste (charrue) en liaison avec les forces vives de la nation à travers la gouvernance consensuelle et participative pour assurer que l’attelage (bœufs-charrue) soit durable. Bien cordialement Dr ANASSER AG RHISSA EXPERT TIC ET GOUVERNANCE E-mail : [email protected]
mazo
mazo 14 ans
Vous faites une mauvaise analyse de la situation à mon avis, tout le monde doit accepter de reconnaitre qu'il y a eu des bavures dans la gestion du pays durant ces 20 dernières années. Ceux qui ont commis ces bavures doivent accepter de se mettre de côté et laisser la chance au Mali d'être diriger par des nouvelles personnes. le rôle qu'à jouer Diocounda dans le régime passé ne lui permet pas de dire aujourd'hui qu'il n'a jamais triché avec le Mali, c'est trop inconscient de sa part. Des Assises nationales permettront de mettre en place une équipe de consensus.
Dr ANASSER AG RHISSA
Dr ANASSER AG RHISSA 14 ans
Bonjour, Certains, comme vous Mazo, pensent que compte-tenu de ce qui s’est passé depuis vingt ans, il faut des assises nationales pour désigner une équipe de consensus. Je pense qu’on ne peut, pendant à peine plus de trois mois qu’a duré la transition, corriger toutes les erreurs commises depuis vingt ans. Au lieu de réaliser des assises nationales, qui auraient une audience limitée, pour désigner l’équipe gouvernementale, n’est-il pas mieux d’organiser de nouvelles élections ? Or, compte-tenu de la situation au Mali, le Mali n’est pas prêt, aujourd’hui, pour ce faire. Le Mali est dans une situation d’exception qui mérite un traitement d’exception basé sur une organisation adaptée qui exige de ne pas mettre la charrue avant les bœufs. C’est pourquoi, il convient de choisir l’équipe gouvernementale et le haut conseil d’Etat avant de convoquer les assises nationales. Voir plus haut le détail de ma réponse intitulée : S’ORGANISER ADEQUATEMENT EN METTANT LES BŒUFS (REPRESENTES SYMBOLIQUEMENT PAR LE GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE ET LE HAUT CONSEIL D’ETAT) AVANT LA CHARRUE (TOUT LE RESTE) POUR UN ATTELAGE DURABLE REPONDANT MIEUX AUX BESOINS DU MALI ET PERMETTANT UNE SORTIE DURABLE DE LA CRISE Bien cordialement Dr ANASSER AG RHISSA EXPERT TIC ET GOUVERNANCE E-mail : [email protected]
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