Mali-Rwanda : Assimi Goïta et Olivier Nduhungirehe veulent concrétiser les accords de coopération

Le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a reçu en audience, ce mardi 13 octobre 2026 à Bamako, le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Jean Patrick Nduhungirehe. Les échanges ont porté sur le renforcement des relations bilatérales, les enjeux sécuritaires au Sahel et l’intégration africaine, avec une volonté commune de traduire les engagements pris en résultats concrets.

14 Oct 2026 - 10:35
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Mali-Rwanda : Assimi Goïta et Olivier Nduhungirehe veulent concrétiser les accords de coopération

Le Mali et le Rwanda entendent donner un nouvel élan à leur coopération. Le chef de l’État malien, le général d’armée Assimi Goïta, a accordé, ce mardi 13 octobre 2026, une audience à Olivier Jean Patrick Nduhungirehe, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de la République du Rwanda, en visite de travail au Mali.

La rencontre s’est déroulée en présence du ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, ainsi que de plusieurs collaborateurs du président de la Transition, notamment le ministre secrétaire général de la Présidence, le directeur de cabinet, la conseillère diplomatique et le conseiller à la communication.

À sa sortie d’audience, le chef de la diplomatie rwandaise s’est déclaré heureux et honoré d’avoir été reçu par le président malien. Il a indiqué que les échanges avaient permis de faire le point sur sa visite et sur les accords de coopération liant les deux pays, dans le prolongement de sa rencontre, la veille, avec son homologue malien, Abdoulaye Diop.

Sécurité au Sahel et intégration africaine au menu

Au-delà du bilan de la coopération bilatérale, les discussions ont également porté sur les défis sécuritaires au Sahel et les perspectives de l’intégration africaine.

Sur ce dernier point, Olivier Jean Patrick Nduhungirehe a souligné la convergence de vues entre Bamako et Kigali sur la nécessité de renforcer les échanges d’expériences et la solidarité entre les pays africains. Une approche qui vise à favoriser des réponses communes aux défis du continent et à consolider les relations entre les États.

Cette rencontre au sommet s’inscrit dans la dynamique de rapprochement entre le Mali et le Rwanda, qui souhaitent consolider leur partenariat à travers la mise en œuvre des accords déjà conclus et le développement de nouveaux axes de coopération.

Des engagements à traduire en résultats concrets

Qualifiant son entretien avec Assimi Goïta d’« excellente et importante audience », le ministre rwandais a insisté sur la nécessité de passer désormais des discussions à l’action.

L’enjeu est de concrétiser les engagements pris afin que la coopération entre les deux pays produise des résultats tangibles au bénéfice de leurs populations respectives.

Cette audience vient ainsi prolonger les échanges diplomatiques engagés entre Bamako et Kigali et réaffirme leur volonté de renforcer leur partenariat, tant sur le plan bilatéral que sur les grandes questions africaines.

La Rédaction de Maliweb.net

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Commentaires (2)

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Nfp
Nfp 5 minutes
Moi, je dis que s’il y a eu un seul et unique véritable EXPLOIT au cours de cet échange, c'est d'avoir réussi à prononcer le nom du ministre Rwandais !!... LOL LOL
Etienne
Etienne 11 minutes
Le Rwanda a réussi à reconstruire un État performant en hygiène, santé publique et administration, malgré le génocide, grâce à une combinaison de volonté politique extrême, discipline institutionnelle, centralisation stratégique, et mobilisation sociale. Ce qui s’est passé au Rwanda n’est pas “magique” : c’est méthodique, dur, et parfois impitoyable dans l’exécution. 1. Le point de départ : un pays détruit à 90 % En 1994, le Rwanda est littéralement anéanti : 1 million de morts, infrastructures détruites, administration inexistante, système de santé effondré, fuite massive des cadres, absence totale de services d’hygiène. Le pays est dans une situation pire que celle du Mali aujourd’hui. 2. Comment le Rwanda a rebâti : les 6 leviers décisifs Voici les mécanismes concrets qui expliquent la reconstruction rapide. 1) Centralisation forte et discipline administrative Le Rwanda a instauré une verticalité stricte : décisions rapides, exécution obligatoire, sanctions immédiates, tolérance zéro pour la corruption. Cette discipline a permis de stabiliser l’État avant de développer les compétences. 2) Recrutement massif de jeunes cadres formés à l’étranger Le Rwanda a fait revenir : ingénieurs, médecins, spécialistes WASH, administrateurs. Ils ont été placés dans des postes clés pour reconstruire les systèmes d’hygiène et de santé. 3) Partenariats internationaux ciblés (mais contrôlés) Contrairement à l’idée qu’il s’est “débrouillé seul”, le Rwanda a : mobilisé l’OMS, la Banque mondiale, USAID, WaterAid, Water For People, UNICEF. Mais il n’a jamais laissé ces partenaires dicter l’agenda.Il a imposé : ses priorités, ses standards, ses indicateurs. 4) Reconstruction communautaire : Umuganda Chaque mois, la population participe à : nettoyage, construction, hygiène publique, entretien des infrastructures. C’est un outil puissant de mobilisation sociale et de discipline collective. 5) Professionnalisation de l’hygiène hospitalière Le Rwanda a créé : des comités IPC dans chaque hôpital, des protocoles stricts, des audits réguliers, des formations continues. Les hôpitaux ont été reconstruits avec des normes OMS dès le départ. 6) Vision à long terme (30 ans) Le Rwanda a planifié sur : Vision 2020, Vision 2050, stratégies WASH 2016–2024, plans de santé 2018–2024. Cette continuité est rare en Afrique. 3. Pourquoi le Rwanda a réussi malgré le génocide Parce que le pays a adopté une logique de reconstruction militaire appliquée à l’administration : discipline, ordre, centralisation, objectifs clairs, mobilisation totale de la population. Le génocide a créé une urgence nationale qui a permis d’imposer des réformes radicales sans résistance. 4. Ce que le Mali peut apprendre Le Mali n’a pas besoin de copier le Rwanda, mais de comprendre les principes : centraliser la stratégie, imposer la discipline administrative, professionnaliser l’hygiène, mobiliser les communautés, orienter les partenaires, planifier sur 20 ans, sanctionner la corruption, former les cadres, créer des brigades d’hygiène. Le Mali n’est pas dans une situation irréversible. Il manque surtout la cohérence, la discipline, et la continuité des politiques.
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