Désignation du premier Ministre d’IBK : La leçon sénégalaise

04 Sept 2013 - 00:07
Mis à jour: 13 ans
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Alors que nous sommes à la veille de l'investiture du nouveau président de la République, les supputations et les conjectures vont bon train sur le nom du prochain premier Ministre.   [caption id="attachment_166428" align="alignleft" width="350"]Ibrahim Boubacar KEITA, Ibrahim Boubacar KEITA,[/caption] En attendant de connaître le nom du premier collaborateur du président de la République qui sera connu dans les prochaines heures, il convient d'interroger l'expérience récente du voisin sénégalais avec l'échec, suivi du limogeage de son premier Ministre Abdoul Mbaye pour en tirer les leçons nécessaires.     En effet, au lendemain de son élection, le nouveau président Macky Sall avait subi une grande pression d'une partie de son entourage pour nommer un premier Ministre technocrate présenté comme la meilleure solution pouvant apporter un souffle "moderne" dans la conduite des affaires publiques, une solution, disait on dans l'entourage du nouveau Chef de l'Etat Sénégalais, préférable au profil classique de politiques considérés comme dépassés et contre-productifs.       A peine moins de deux ans après l'arrivée de M. Sall au pouvoir, le résultat est politiquement catastrophique: le fringant et technocrate Abdoul Mbaye  s'est révélé incapable d'atteindre une infime partie des objectifs politiques, économiques et sociaux qui lui étaient assignés. Ce fut le désenchantement total. Le technocrate PM s’est dévoilé être un piètre politique. Son manque connaissance des rouages administratifs, les difficultés qu’il a éprouvé dans les relations sociales, les déficits de connaissance qu’il a des hommes et des réseaux ont fini par plomber le bilan à mi-parcours de la deuxième alternance sénégalaise.     Bien que bardé de diplômes et issu d’une « grande famille », le premier premier Ministre de Macky Sall qui vient d’être limogé a voulu user de ce qu’il appelle le « langage de vérité » en n’hésitant pas à culpabiliser le citoyen sur la question des inondations (« c’est de votre faute si cela arrive ! » dira-t-il un jour aux populations en visitant la banlieue dakaroise inondée) ou en affirmant haut et fort que l’Etat est impuissant pour juguler la flambée des prix des denrées  à l’aide d’argumentes trop technocratiques aux yeux des citoyens.     Voilà le type de comportement aux antipodes de la gestion politique de la cité qui a failli rendre caduque le deuxième mandat auquel aspire son ex-patron.     Ce rappel de l’actualité politique récente de ce pays voisin est utile pour souligner l’importance pour nos pays si complexes et en construction d’avoir à leur tête des dirigeants à la fois techniquement compétents, politiquement engagés et socialement disponibles.  Des dirigeants captables de sentir et de connaitre intimement les attentes réelles de leur peuple, leur psychologie  avec une posture d’humilité.     Le paradoxe dans tout cela, c’est que très souvent en Afrique, on demande aux politiques «techniquement compétents et engagés» d’aller au front pour conquérir le pouvoir mais une fois la victoire acquise, on les marginalise au profit de cadres dit technocrates, et mieux, en les taxant d’hommes dépassés et  incapables. Tout cela pour les empêcher à gérer le pouvoir qu’ils ont conquis de haute lutte au profit d’autres qui n’ont jamais été aperçus dans le combat de terrain. C’est trop facile et dangereux.   Autrement, il serait plus commode pour le commun des cadres de rester confortablement dans son coin pour compter les coups de l’arène politique avec une moue dédaigneuse et méprisante pour ensuite venir bousculer les combattants après la victoire sans efforts et sans risques. C’est le summum de l’imposture.   L’histoire politique du Mali nous rappelle malheureusement que chaque fois que le PM a été embauché à partir de l’étranger, le bilan a été catastrophique pour le Chef de l’Etat. C’est le cas de Younoussi Touré, Ahmed Ag Amani et le spectaculaire Cheick Modibo Diarra, qui ont tous pris le vol aller-retour sans conforter leur mandat.     Or les règles démocratiques encore consacrées dans les grands  pays  imposent au Président élu  de designer un homme politiquement engagé pour diriger le Gouvernement. Mieux n’est-il pas exigé à ce Chef de gouvernement d’avoir lui-même une implantation politique et électorale irréfutables ?     Le président IBK sait certainement mieux que quiconque les attentes politiques attachées à la fonction du Premier Ministre. Cependant il était de notre devoir citoyen d’engager la réflexion sur les risques liés à la nomination au poste de premier Ministre d’un technocrate sans emprise politique.   Mourtada Koné : Maliweb.net  

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Commentaires (16)

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Le General Sanogho qui donne quelques conseils a' IBK et son equipe!
Le General Sanogho qui donne quelques conseils a' IBK et son equipe! 13 ans
"...PRESSURE WITHOUT SUPPORT breeds resentment and resistance. Imposing change from above may seem to be the quickest way to institute change, but without support and without participatory engagement, change is superficial and fleeting....SUPPORT WITHOUT PRESSURE waste resources. PROVIDING TOOLS AND STRATEGIES WITHOUT ENSURING THEIR USE rarely brings change....WHEN NEITHER PRESSURE NOR SUPPORT ARE PRESENT, the best that can be hoped for is the false illusion of change...THE MOST EFFECTIVE WAY TO BRING ABOUT CHANGE IN ANY ORGANIZATION IS TO COMBINE HIGH LEVELS OF BOTH PRESSURE AND SUPPORT AND ENGAGE ALL THE STAKEHOLDERS IN A PARTICIPATORY PROCESS... REAL CHANGE TAKES PLACE WHEN PEOPLE REALIZE THAT THEY WILL BE HELD ACCOUNTABLE FOR CHANGE AND ARE GIVEN THE SUPPORT AND THE TOOLS THEY NEED." Vive le Mali! Vive le vaillant peuple malien! Vive les Forces Armees et de Securite' du Mali! Bonne chance au President IBK dans sa noble mission!
Le General Sanogho qui donne quelques conseils a' IBK et son equipe!
Le General Sanogho qui donne quelques conseils a' IBK et son equipe! 13 ans
"People don't care about how much you know until they know how much you care." " Don't have short term fix for long term problems." " It helps to step back and take a long view." " We can't do everything and there is a sense of liberation in that." ' We plant the seed that one day will grow; we may never see the end result." "We provide the yeast that produces effects far beyond our capabilities." The compass of shame is made of the following items: 1- Attack Other 2- Withdrawal 3- Attack Self 4- Avoidance In the current situation of Mali, the shame compass exists. Therefore, it is important "to listen to what people have to say, acknowledge their feelings. encourage them to express their feelings and talk about the experience." A perceived need for change, a compelling vision of what is possible, and a practical approach to bring about the changes are collectively greater than the resistance to change.(a' suivre)
jorejuft
jorejuft 13 ans
interessent
Cheick
Cheick 13 ans
Si aujourd’hui vous faites du Sénégal une référence,c'est à cause de votre flagornerie incessante à l'endroit de nos dirigeants pour les induire en erreur afin de profiter de vos vieilles habitudes de vols de tous genres. Pour cela IBK doit faire beaucoup attention de cette pratique nébuleuse si son désir est la perfection de la tache dont le peuple assigne à sa personne cette réalisation alors il doit rester sur le qui vive. L'expérience Sénégalaise est universelle c'est à dire celle des pays développés ou en voie de développement.Donc, monsieur le journaliste n'en dramatise pas et en plus de cela Macky Sall a bénéficié d'un traitement de faveur de la part des grandes nations pour écarter Wade d'un pouvoir qui se limitait à deux mandats et compte tenu également du comportement de son fils Karim. ET enfin, en économie il y a des paramètres à respecter pour tout développement.
Sailli à
Sailli à 13 ans
Il est plus rationnel de laisser IBK choisir son Pm sans trop de bavardage les maliens l'on élu pour sa clairvoyance. Les rats de palais ont malheureusement plusieurs portes d'entrée et on ne les voit pas souvent entrer
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