Koulouba : Vers la résurrection de la communication présidentielle

03 Mars 2016 - 11:31
Mis à jour: 11 ans
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Koulouba : Vers la résurrection de la communication présidentielle
Racine Thiam
Si l’ex-président de la République déchu, Amadou Toumani Touré, aimait bien faire le «One man show» sur l’Ortm et sur certaines chaînes internationales, malgré le fait que la vérité était voilée au peuple malien, la communication présidentielle, en début du quinquennat d’IBK, était catastrophique. Appelé à la rescousse pour lui donner ses lettres de noblesse, un de nos confrères a dû «se casser le nez». Finalement, c’est sur le jeune et dynamique Racine Seydou Thiam que le président de la République a jeté son dévolu pour soigner l’image de sa communication. Communiquer et bien communiquer sur un problème, surtout crucial comme celui touchant à la vie de la Nation, c’est le résoudre à 80%, dit-on souvent. D’autant que cela permet d’éclairer le citoyen lambda et lui faire comprendre les aspirations profondes et les ambitions réelles de ses plus hautes autorités. Or, aux premiers mois du «règne» d’IBK, tel ne semblait pas être le cas. En matière de communication du Palais de Koulouba, on avait l’impression qu’on naviguait dans le flou et l’informel. Un tir qui méritait, à tous points de vue, d’être rectifié, avant qu’il ne soit trop Dès sa prise du pouvoir, le président IBK ne l’avait pas vite compris. En effet, la communication ne passait ou passait mal entre lui et la presse locale. Ils étaient nombreux, ces journalistes qui se plaignaient de la couverture médiatique des événements étatiques. À Koulouba ou ailleurs, ils étaient tout simplement été chassés comme des malpropres, alors qu’ils étaient à la quête de l’information, la bonne. De ce fait, devaient-ils attendre qu’ils soient informés par les chaînes ou organes internationaux, avant qu’ils ne relayent l’information au plan national ? Absolument, Non. Ayant entre-temps compris cela, IBK a décidé de changer de fusil d’épaule. Il cherche à dynamiser sa Cellule de communication. Dans la foulée, le jeune Racine Seydou Thiam est déniché pour son dynamisme, son management et son sens élevé du respect de la presse dans sa globalité. Une fois nommé Directeur de la Cellule de Communication de Koulouba par IBK, M. Thiam entreprend des initiatives, multiplie les contacts avec les journalistes pour leur donner les bonnes informations sur la Présidence de la République du Mali, sur les missions du Chef de l’Etat et sur ses ambitions pour le Mali. En un mot, Racine Seydou Thiam contribue «à la démocratisation de la communication» de Koulouba. Désormais, les journalistes sont conviés à toutes les activités du président IBK. Mieux, ils sont associés à ses missions tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Sans verser dans le griotisme, nous dire sans risque de nous tromper que M. Thiam a contribué à la «résurrection» de communication présidentielle. Désormais, Koulouba est fréquenté et fréquentable par les journalistes. Mieux, pour maintenir ce cap, la Maison de la presse a initié une émission dénommée, «Rendez-vous avec Koulouba». Et d’ailleurs, la 1ère édition de cette émission avait comme invité le directeur de la Cellule de la communication de la Présidence de la République du Mali, Racine Thiam. C’était à la Maison de la presse le mardi 2 février 2016. Au cours de cette émission, Racine Thiam, s’était entretenu avec les journalistes sur les activités, les grands chantiers, la vision et l’actualité du président de la République. Faisant un survol du  travail du président de la République, depuis son investiture à la Magistrature suprême, le directeur de la Cellule de la communication de la Présidence de la République du Mali avait expliqué que l’arbre qui tombe fait beaucoup plus de bruit que la forêt qui pousse. «Nous sommes véritablement au Mali dans cette dynamique. Certes, quelques arbres sont tombés, mais  ils ont fait énormément de bruit que personne n’a vu la forêt qui était en train de pousser pendant ces deux dernières années», avait-t-il déclaré. En somme, aujourd’hui, grâce à Racine Seydou Thiam, notamment à son humilité, à son respect des autres et à son amour du travail bien fait, le courant passe bien entre Koulouba et les journalistes. Et on ne peut que s’en réjouir, pourvu que cela dure ! Basile ESSO

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Commentaires (73)

User
Abrahel
Abrahel 11 ans
La désinformation c'est donc d'abord un amalgame de donnée et contexte qui vise à tromper ou générer des décisions "non conformes". Toute la difficulté vient des nombreux cas de figure de la désinformation : fausse donnée (assez rare, il faut un contexte super crédible pour la faire avaler), donnée et contexte amalgamé alors qu'ils proviennent de deux informations différentes, contexte construit autour de la donnée à postériori,.... Dans l'univers internet, paradoxalement on dispose de nombreux outils pour décrire, tracer le contexte d'une information, mais cela ne permet pas souvent de crédibiliser à coup sûr l'information.
Lilith
Lilith 11 ans
La question en revanche de la qualité de l'information disponible doit bien être traitée de façon distincte à celle de l'abondance de l'information disponible. En effet, la rapidité à laquelle se diffuse et se propage l'information peut légitimement inquiéter ceux dont le rôle est actuellement d'en contrôler-valider la source et sa fiabilité
Gabriel
Gabriel 11 ans
Les dégâts sont souvent immenses, quand l'Internet, fustigé à ce moment-là comme la cause du bad buzz, secrète en quasi temps réel une correction immanente au support.
Maoga
Maoga 11 ans
Ainsi, à la télévision ou à la radio, l'effet d'une fausse information est d'autant plus dévastateur que la probabilité que l'audimat soit informé ultérieurement d'une bévue est très faible - ou en tout cas plus tardif. Surtout lorsque l'on pose comme postulat de départ que cette information est vérifiée "journalistiquement".
THE BUILDER
THE BUILDER 11 ans
La liberté de la presse de nos jours est de nature à tendre vers le libertinage de la presse. Des hommes de médias vont jusqu'à injurier ouvertement les plus hautes autorités de ce pays sans que personne ne dise mot. Ce n'est pas du tout normal pour un pays qui se veut respecté.
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