Les leaders de l’ADPS : « Dioncounda Traoré n’est pas qualifié pour diriger la Transition »

30 Mars 2012 - 00:22
Mis à jour: 15 ans
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[caption id="attachment_51485" align="alignleft" width="300" caption="Mr Dioncounda TRAORE, président de l'Assemblée Nationale (ADEMA-PASJ)"][/caption] Plusieurs responsables de l’Alliance des Démocrates Patriotes pour la Sortie de crise (ADPS) étaient face à la presse hier, jeudi 29 mars à la Maison de la presse. Les conférenciers étaient Edmond Koulougna Dembélé, secrétaire politique de la CNAS-Faso Hèrè, Abdoulaye Koné du PACP et Nouhoum Sarr du FAD. Ces responsables politiques de l’ADPS ont présenté aux journalistes leur «schéma de sortie de crise» et un annexe proposant le dispositif institutionnel de fonctionnement de la Transition. Pour Edmond Koulougna Dembélé et ses amis, le président de l’Assemblée nationale, Pr Dioncounda Traoré n’est pas qualifié à diriger la Transition. Ils proposent un Conseil supérieur de la Transition, un Gouvernement et un Conseil national consultatif. our les responsables de cette alliance, composée des partis  CNAS-Faso Hèrè, FAD, YELEMA, PACP, PCR, US-RDA,CR-Faso Gnetaga et des mouvements associatifs comme  Mali-Den, Ayélé, Farafina Dembé-Mali, RMD, AMCFJ, MJDM, AJDA-Mali, Assistance Express Association, le coup d’Etat est déjà consommé, il faut en prendre acte et proposer une sortie de crise. La Transition doit être pilotée, selon eux, par des personnes compétentes de probité morale reconnue et qui n’ont pas participé à la gestion des affiares publiques ces 20 dernières années. C’est dans ce sens qu’ils excluent «les acteurs des partis comme l’Adéma, le PDES, l’URD, tous comptables de la mauvaise gestion sous l’ère ATT». Pour  Edmond Koulougna Dembélé, «Pr Dioncounda Traoré n’est pas qualifié pour diriger la Transition, car, en tant que président de l’Assemblée nationale, son mandat de député prend fin bientôt, en tant que chef du parti Adéma, qui a parcitipé à la gouvernance sous ATT, il est aussi responsable de la situation actuelle...». Les membres de l’ADPS proposent comme Organes de la Transition un Conseil supérieur de la République (CSR), un Gouvernement de Transition et nu Conseil national consultatif. Les deux premiers organes devraient être composés par des membres des Forces armées et de Sécurité, des membres de la classe politique et de la Société civile. La durée de la Transition doit être de douze mois à compter du 5 avril 2012. Nous vous proposons le schéma de sortie de crise de l’ADPS : La crise que le Mali traverse touche au fondement même de notre jeune démocratie, et menace la cohésion nationale ainsi que l'intégrité territoriale. Elle interpelle toutes les forces démocratiques, progressistes et patriotiques. Face à cette situation, un regroupement de partis politiques et de mouvements  a été  créé, dénommé Alliance des Démocrates Patriotes pour la Sortie de crise  (ADPS)  dont l'objectif principal est la recherche d'une stratégie efficace et durable de sortie de crise qui soit compatible avec la Constitution du 12 janvier 1992 et susceptible de remettre le Mali dans la trajectoire d'un rétablissement rapide et durable de la démocratie en harmonie avec l'ordre politique et constitutionnel issu de la Révolution du 26 mars 1991. Cette Alliance est ouverte à d'autres formations politiques, aux organisations de la société civile et à l'ensemble des forces démocratiques et progressistes dans le but de faire triompher l'intérêt supérieur de la nation. L'ADPS propose l'adoption du schéma politique et institutionnel ci-dessous qui s'inspire des principes démocratiques et des objectifs majeurs ci-après : 1.         Transmettre le pouvoir d'Etat à un organe acceptable pour toutes les parties prenantes sous réserve de validation par la Cour Constitutionnelle en vertu de l'article 85 de la Constitution ; 2.         Restaurer la confiance de la population dans l'Etat et renforcer la paix sociale ainsi que la concorde nationale ; 3.         Renforcer les mesures de sécurité des personnes et des biens, redémarrer et redéployer l'Administration, les activités économiques et commerciales et ré-ouvrir les frontières ; 4.         Assurer la liberté d'expression et de presse ainsi que l'égal accès à tous les média d'Etat ; 5.         Obtenir le cessez-le feu immédiat au Nord du Mali en vue de la libération totale du territoire national, du retour des réfugiés et de la quiétude des populations dans la partie septentrionale de notre pays ; 6.         Eviter l'isolement du Mali sur le plan régional et international et obtenir l'appui de la communauté internationale pour la mise en œuvre du programme de la Transition ; 7.         Lutter contre tous les trafics illicites, le terrorisme et toutes les formes d'insécurité sur le territoire national ; 8.         Reformer et remobiliser les Forces Armées et de Sécurité en les dotant de moyens adéquats pour la défense de l'intégrité territoriale et de l'unité nationale ; 9.         Préserver l'intégrité physique et morale de toutes les personnes arrêtées lors des récents événements, libérer celles contre lesquelles il n'existerait pas de charge, garantir le respect des droits humains ainsi qu'une justice équitable pour tous les maliens ; 10.        Organiser des élections démocratiques, libres, crédibles et transparentes dans un délai réaliste ; 11.        Restaurer l'autorité de l'Etat. L'ADPS lance un vibrant appel à toutes les forces démocratiques, progressistes et patriotiques à se joindre à elle en vue de l'adoption rapide et de la mise du présent schéma politique et institutionnel de sortie de crise. Bruno D. SEGBEDJI  

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Commentaires (22)

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Si vous etes ignorants et iresponsable pour defendre un coup d'etat,eh bien mes chers imbeciles la cedeao est composee de personnes qui sont responsable et intelligents,ils ne peuvent pas supporter un regime illegal.
Si vous avez consommer ce coup d'etat le monde moderne ne le consommera jamais especes d'abrutis.
Lynx22 15 ans
← Crise malienne : pourquoi préférer la destruction précipitée au dialogue? M. FrindéthiéLe capitaine Haya Sanogo met la CEDEAO dans l’embarras, M. Frindéthié mars 30, 2012 Laisser un commentaire Le capitaine Haya Sanogo, chef de la junte militaire malienne met la CEDEAO en difficulté. En appelant la CEDEAO à l’aider dans sa campagne contre la rébellion touareg qui menace le Mali de partition, le capitaine Sanogo contraint l’organisation sous-régionale à faire face à ses propres prescriptions, qui lui commandent de défendre l’intégrité nationale des pays membres. Or, en fait, qu’est devenue la CEDEAO ? Sinon qu’une confédération de putschistes endurcis gérés par des putschistes manipulés de Paris, et qui s’est attelée ces dernières années à ignorer les vraies questions et à s’attaquer aux fausses, à fermer les yeux sur les injuries faites aux gouvernements élus démocratiquement, et à légitimer des rébellions. Le cas de la Côte d’Ivoire fera école. Aussi, fidèle à sa logique irrationnelle, la CEDEAO se prépare-t-elle à aller en guerre contre des soldats maliens après avoir feint d’ignorer pendant des années les attaques meurtrières de rebelles maliens contre le gouvernement légal du Mali. En appelant la CEDEAO à l’aide, ce que Sanogo dit aux chefs d’état membres de l’organisation est ceci : « puisque vous êtes si prompts à faire la guerre, puisque, par vos ultimatums intempestifs, vous nous démontrez que vous en avez l’ardeur, les moyens logistiques et les troupes, je vous invite donc à être fidèles à vos propres textes, et à nous aider à défendre l’intégralité territoriale du Mali contre la rébellion touareg ». Et pour mettre la CEDEAO au pied du mur, le capitaine Sanogo qui affirme avoir renversé le président ATT pour sa passivité face à la rébellion AZAWAD, pourrait pousser sa cohérence jusqu’à promettre de mettre fin au coup d’état du 26 mars si la CEDEAO promettait, à son tour, d’envoyer ses « valeureux justiciers » combattre la rébellion touareg aux côtés des troupes maliennes. Pourtant, mon petit doigt me dit que la réponse des chefs d’état de la CEDEAO serait la suivante si cette éventualité se présentait à eux : « notre ECOMOG, c’est pour installer des rébellions et non pour les dissuader ».
idy 15 ans
LADPS est pire que les ennemis du Mali. Des partis politques qui soutiennent un coup d;etat pour mettee notre pays en peril. Ils disent qu'ils sont des intellectuels, a mon avis les intellectuels resoudent les problems , mais ils ne les cree , ces formations ne font que creer des politiques, alors que nous voulons des solutions.
idy 15 ans
Vous ne comprenenz l'embargo n'est pas contre le Mali mais contre les putschistes , donc apprenez a faire la part des choses. Nous bon malien . oppose au coup d'etat remercions tres sincerement ADO , pour cet acte.Nous demandon a ADO de ne plus discuter avec ces abrutis, qu'ils demissionne, et retablisse l;ordre constitutionel dans notre pays.
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