Ligne de force : Nouvelle défiance du Capitaine Sanogo envers Dioncounda Traoré

07 Sept 2012 - 02:45
Mis à jour: 14 ans
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Par la voix de son porte-parole, Bakary Mariko, s'exprimant hier matin sur RFI, le chef de l'ex-junte putschiste, le capitaine Amadou Haya Sanogo, a fait savoir son opposition à l'envoi de troupes de la CEDEAO pour libérer le nord du Mali, arguant que l'armée malienne possède un nombre suffisant d'hommes à cet effet et qu'elle a surtout besoin de matériel et de logistique. " Aucun soldat de la CEDEAO ne mettra les pieds au Mali" a déclaré Mariko, réitérant une formule déjà utilisée par le capitaine Sanogo lui-même, au plus fort de la confrontation entre l'éphémère CNRDRE qu'il présidait et l'Organisation sous régionale, en avril-mai dernier. [caption id="attachment_56902" align="alignleft" width="310"] Saouti Labass Haïdara, Dirpub L'Indépendant[/caption] Dans la requête qu'il a adressée la veille, mardi 4 septembre, au président de la CEDEAO, Alassane Dramane Ouattara, le président de la transition malienne, Pr Dioncounda Traoré, a demandé que cinq bataillons (entre 2500 et 3000 hommes ) soient déployés au nord du Mali pour sécuriser les villes qui seront libérées, en plus d'un appui aérien, en logistique et en formation. A l'inverse, il a jugé " sans objet " la présence de soldats communautaires à Bamako pour assurer la sécurité des institutions. Cette réaction du capitaine Sanogo prouve une chose : s'il n'a pu accéder à la dignité de chef d'Etat du Mali, il garde la main haute sur l'armée. Au point de contester en son nom, sur les ondes de l'une des radios les plus écoutées au monde, l'autorité du président de la République intérimaire et de prendre ainsi le risque d'aggraver la crise dans laquelle se meut le Mali depuis le début de l'année en cours. L'ex-chef de la junte n'en est pas à sa première défiance à l'égard du président Traoré. En avril, il proclamait que celui-ci ne resterait pas une seconde de plus à son poste de président par intérim à l'expiration de la période de 40 jours à lui dévolue par la Constitution. Une prise de position perçue comme un encouragement aux forces pro putsch qui intensifieront alors la pression pour faire partir Dioncounda Traoré au profit du capitaine lui-même. En vain. Au regard de cette nouvelle défiance, l'on peut se demander si le président intérimaire n'a pas péché par excès d'optimisme (à moins qu'il n'ait cédé tout simplement à la peur) en confiant sa sécurité personnelle à l'armée nationale. Si celle-ci devait déboucher sur une rupture, il en ferait dramatiquement les frais ainsi que cela a failli être le cas lors de la marche de protestation, qui a tourné en " tentative d'assassinat " le 21 mai dernier. Pour en arriver au motif de son rejet du déploiement des troupes de la CEDEAO, il ne convainc que ceux qui veulent bien y croire. Il est du domaine public que les militaires maliens ont laissé derrière eux énormément d'armes et de munitions, qui ont servi à renforcer les arsenaux des terroristes, les rendant plus redoutables qu'avant le début des hostilités. Quelle garantie le chef des ex-mutins ayant renversé le président ATT, le 22 mars dernier, peut-il apporter que de nouveaux équipements, qui seraient offerts à ses troupes, ne finiraient pas aux mains des mêmes terroristes ? C'est dans le même état d'esprit que les armes et munitions achetées par le Mali sont bloquées dans les ports des pays voisins, en attendant que les conditions de leur utilisation optimale soient clairement établies par les stratèges de toutes les parties impliquées dans la reconquête du nord du Mali. Par contre, avec son refus de coopérer, ilfait courir au Mali le risque de retarder l'échéance de cette reconquête, de prolonger les souffrances des populations concernées et de favoriser le développement de l'abcès terroriste au cœur du Sahel. Quant à empêcher l'arrivée des troupes de la CEDEAO au Mali, on se demande bien comment le capitaine Sanogo entend s'y prendre dans l'état de dénuement matériel et logistique où son armée se trouve, de son propre aveu.  En revanche, lui et ceux qui l'accompagneront dans cette aventure à très haut risque pourraient terminer leur carrière devant une juridiction internationale. Comme un certain Laurent Gbagbo. Saouti Haidara

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Commentaires (46)

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traore strasbourg
traore strasbourg 14 ans
sanogo se trompe de combat.il ne veut pas de troupe etranger sur le sol malien alors que la moitier du mali est occupé par des etrangers colonisateur comme autre fois les français qui sont venu au mali est en afrique colonisé,ils nous ont obligé a parler leur langue à adopter leur culture.cette fois-ci c'est une forme de colobnisation pour nous apprendre comment prier ,comment s'habiller ,comment se comporter.on doit tous savoir que si l'afrique a été esclavagé ,c'etait a cause de division entre de royaumes .POUR UNE fois on a une organisation qui en place (CDAO et U A) pour combattre ensemble se proteger des envahisseurs ,colonisateurs,esclagistes .Là monsieur le capitaine sanogo dit nom .Qu'est que vous comprennez de ce pitteux nom si ce n'est que de se proteger personnellement et s'il veut se proteger ce qu'il a quelque chose à se reprocher .
Dr ANASSER AG RHISSA
Dr ANASSER AG RHISSA 14 ans
NE PAS SE TROMPER DE COMBAT, LA CEDEAO ÉPAULE LES MALIENS POUR ASSUMER LEUR SOUVERAINETÉ ET LEUR CITOYENNETÉ Bonjour, Après la lettre envoyée à la CEDEAO par le Président de la République du Mali par Intérim, certains Maliens se posent des questions et ont l’impression que la CEDEAO va leur arracher une partie voire toute leur souveraineté et/ou faire la guerre à leur place. Certainement pas, la CEDEAO ne veut pas arracher aux Maliens leur souveraineté, ni faire la guerre à leur place. Le Mali appartient aux Maliens, la CEDEAO en est consciente, c’est pourquoi, la CEDEAO a accepté le gouvernement d’union nationale qui a été constitué au Mali sur proposition du Premier Ministre, Cheick Modibo Diarra, et validation du Président, Dioncounda Traoré. Concernant la lettre envoyée à la CEDEAO par le Président, compte-tenu de la crise Malienne, après avoir mis en évidence l’urgence d’une action concertée et coordonnée du Mali, de la CEDEAO et de la communauté internationale, elle demande une aide à la CEDEAO dans le cadre du recouvrement des territoires occupés du Nord et de la lutte contre le terrorisme. Cette aide concerne principalement le renforcement des moyens logistiques et des capacités antiterroristes, l’appui par une police scientifique pour une guerre électronique, le soutien et l’appui aérien aux forces de défense et sécurité du Mali, la sécurisation et le contrôle des villes conquises, l’acheminement de l’assistance humanitaire et un détachement de liaison avec la MICEMA qui pourrait être déployé au sein du centre de coordination des opérations de sécurisation des institutions de transition du Mali. Ainsi, avec ou pas l’usage de la négociation, l’aide souhaitée convient pour une guerre directe que pourrait mener les forces de défense et sécurité du Mali avec une sécurisation des villes conquises faite par la CEDEAO mais aussi pour une guerre informationnelle (guerre électronique axée sur des renseignements vérifiés et sécurisés et sur une police scientifique) telle que je la propose. Dans tous les cas, les forces de défense et sécurité du Mali seront devant et piloteront les opérations sur le terrain avec une sécurisation des villes conquises qui sera assurée par la CEDEAO/UA/ONU. Alors, que veulent certains Maliens qui s’opposent à cette proposition du Président ou à celle de la CEDEAO ? La lettre du Président laisse la liberté de choix au Mali pour l’opérationalisation sur le terrain. C’est donc aux Maliens que revient la lourde tâche de faire le choix entre la guerre directe avec ou sans négociation préalable, la négociation et une guerre informationnelle (plus précise) telles que je les propose ou toute autre combinaison. A la manière de ce que dit le Président Obama, aux Américains, c’est, maintenant, aux Maliens de faire le choix définitif pour transformer l’espoir en opportunités pour libérer le Mali, pour le développer durablement et pour générer le bien-être pour tous. COMPTE-TENU DE LA SITUATION, LES MALIENS N’ONT PAS LE DROIT DE SE TROMPER DE COMBAT, QUI NE DOIT PAS ÊTRE CONTRE LE PRÉSIDENT OU LE GOUVERNEMENT DE TRANSITION OU CONTRE LA CEDEAO OU LA MÉDIATION. LES MALIENS DOIVENT FAIRE LE BON CHOIX POUR PRENDRE EN CHARGE, DANS L’UNITÉ, LEUR PROBLÈME COMMUN. Pour ce faire, la participation et l’engagement de tous, ainsi que le fait de prendre leurs responsabilités et assumer leur citoyenneté sont indispensables. Bien cordialement Dr ANASSER AG RHISSA EXPERT TIC ET GOUVERNANCE E-mail: [email protected]
BONJOUR DR. AG RHISSA... CA FAISAIT LONGTEMP ... J'ESPÈRE QUE TOUT VA BIEN... BON RETOUR...LES TENSIONS SONT MONTÉES DONC VOUS AVEZ DU BOULOT CETTE FOIS CI.... ON A L'IMPRESSION QUE LES SOLDATS RATÉS DE KATI ONT PLUS PEUR DE LA CDEAO QUE DES BARBUS AUX PIEDS NUS QU'ILS ONT FUIT COMME DES LÉZARDS...ILS NE VEULENT PAS SE FAIRE COINCER POUR LES BÊTISES QU'ILS ONT FAIT APRÈS LE COUP D'ÉTAT IRRÉFLÉCHI.. .CA PEUT ÊTRE LA CPI POUR EUX..... CELA N'EST PAS UNE MAUVAISE CHOSE...PEUT ÊTRE QUE SI LE PRÉSIDENT INSISTE ... ÇA VA FORCER CES FANFARONS À ALLER DÉFENDRE LA PATRIE ET NOS FRÈRES ET SŒURS ... AU LIEU DE FANFARONNER AVEC DE NOUVELLES RESPONSABILITÉS À BAMAKO ET KATI... Moussa Ag, TOUJOURS CONTENT DE LIRE LE DOC...MÊME SI ON A DES IDÉES DES FOIS DIFFERENTES
bougayaga
bougayaga 14 ans
bonjour a tous les maliens j'aimerais vous pauser quel que question là qui somme nous ? et quel sont nos valeur ? et quel est notre devise ?
Gin Tonic
Gin Tonic 14 ans
Au lieu de titrer "la nouvelle défiance" de l'autre Singe-soulard-qui-se prend-pour-quelqu'un", notre brillant (et courageux Saouti eût été mieux inspire de titrer "la nouvelle DEFAILLANCE" de l'autre connard! Ca aurait résumé déjà la situation! Si cette fois, quand plus personne n'est dupe sur les "soi-disant capacités" de ce branleur m'as-tu-vu, il n' a pas interet à bouger une oreille, sans quoi la population exaspérée est prête à monter à Kati!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
S'il ya un conflit entre le President et son armee c'est l'armee qui l'emporte. Saouti, je n'ai jamais vu un article de toi traitant le blocage des armes, ainsi qu'une reunion ou quoique se soit du FDR parlant de se probleme, mais qui solicite plutot l'envoi des forces etrangeres au Mali. De grace, vous ne voyer plus l'interet superieur du pays.
Gin Tonic
Gin Tonic 14 ans
Le blocage des armes est pour tous les maliens un cadeau de dieu!!! Des armes flambant neuves dans les mains de voyous de rues, de pilleurs de stations d'essence et de voleurs de voitures, c'est de la pure inconscience! Surtout quand on sait que ces armes, ils n'en ont pas payé une seule, et que l'on sait aussi, que la spécilialite UNIQUE AU MONDE de notre armée, c'est de fuir comme des lapins devant l'ennemi en lui abandonnant ses propres armes et ses propres tenues! Malheureusement, je constate e tant que Malien qu'il y a beaucoup plus de lucidité à l'extérieur que parmi nos propres connards! Dommage...
Man
Man 14 ans
Merci mon frere. Les millitaires Malens sont des lapins.
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