Grogne contre l'envoi de soldats de la CEDEAO au Mali : Va-t-on vers une nouvelle crise au sommet de l'Etat?

07 Sept 2012 - 03:39
Mis à jour: 14 ans
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Décidément, les acteurs de la crise politico-sécuritaire et institutionnelle  du Mali ont du mal à accorder leur violon pour faire face à l'essentiel. La requête adressée par le président de la transition, Dioncounda Traoré, mardi 4 septembre, à la CEDEAO en faveur d'un soutien militaire international pour la reconquête des régions du nord suscite quelques appréhensions.  Si une bonne partie de l'opinion s'est réjouie de cette demande, les ex-putschistes et les mouvements qui leur sont favorables s'insurgent contre la décision, pourtant conforme à l'esprit et aux conclusions de la réunion de finalisation du plan opérationnel d'une intervention de la CEDEAO au Mali ayant regroupé en mi-août les experts de la CEDEAO et la hiérarchie militaire malienne.   Après la mise en place du gouvernement d'union nationale, la dissolution du CNRDRE, l'auto-proclamation du capitaine Amadou Haya Sanogo comme président du comité de suivi des reformes des forces armées, on avait pensé que le terrain d'entente était enfin trouvé au sommet de l'Etat entre les acteurs de la crise malienne. C'est le contraire que nous constatons aujourd'hui avec les réactions des uns et des autres  à propos de la lettre du Pr Dioncounda Traoré adressée le mardi dernier à la CEDEAO. Dans cette correspondance, le président intérimaire "demande un renforcement des capacités antiterroristes, par l'envoi d'un détachement de fonctionnaires de police et par l'envoi aussi d'équipements". Il sollicite également "un appui aérien et l'envoi de cinq bataillons à partir de la ligne de front, qui seront graduellement engagés pour contrôler les villes reconquises". Cette demande à notre connaissance est conforme aux conclusions de la réunion de finalisation du plan opérationnel de l'intervention de la CEDEAO au Mali. Laquelle rencontre s'est tenue en mi-août à l'Ecole de maintien de la paix. Cette  réunion de Bamako s'est achevée sur ''une convergence de vues entre la CEDEAO et les autorités maliennes en ce qui concerne la phase 1 de l'intervention de la MICEMA, à savoir la sécurisation des autorités et des institutions de la transition''. Cette tâche, selon les deux parties, sera désormais assurée par les forces de défense et de sécurité maliennes. Pour les phases 2 et 3 portant "la contribution de la MICEMA au renforcement des capacités des Forces de défense et de sécurité maliennes à travers leur réorganisation et leur entraînement  et le soutien à ces Forces dans la reconquête du Nord-Mali   actuellement occupé par des groupes rebelles islamistes", le chef d'état major des armées, Ibrahim Dahirou Dembélé avait affirmé : ''Ce sont les troupes maliennes qui seront devant, personne ne fera cette guerre à la place du Mali, les autres forces (celles de la MICEMA) viendront en appui''. Autant dire que la hiérarchie militaire est sur la même longueur d'onde que la CEDEAO et que le président Dioncounda a agi dans cette logique. Mais voilà qu'à la grande surprise de tout le monde, les ex-putschistes de Kati, par leur porte-parole, Bakari Mariko, affirment sur les antennes de RFI : "Nous ne voulons pas de soldats de la Cédéao sur notre sol". En revanche, l'ex-junte se dit favorable à l'envoi de formateurs et d'appui logistique, notamment aérien. Bakary Mariko a tenu également et surtout à souligner que l'ex-junte demande le déblocage des armes qui ont été achetées par le régime du président malien renversé, Amadou Toumani Touré, et qui sont retenues, depuis fin juillet, par des pays de la Cédéao, notamment la Guinée et le Sénégal. "Nous demandons à la Cédéao qu'elle libère nos armes ", a-t-il déclaré.  Avec cette sortie, qui engage certainement le Capitaine Amadou Sanogo, on se demande alors que veulent les ex-putschistes de Kati, qui depuis leur mutinerie le 21 mars contre la République, ne sont pas allés au front et empêchent le Mali de recourir à des forces étrangères. Chaque Malien serait fier aujourd'hui que notre armée libère seule le nord, mais tout le monde est conscient que cette armée, même si elle dispose d'un effectif, n'a pas de combattants aguerris. C'est une réalité dure à digérer, mais c'est ainsi. Pourquoi, vouloir alors créer à tout prix le blocage là ou on n’en a pas besoin  et retarder le pays dans sa marche vers la reconquête de son intégrité territoriale? En tout cas, si c'est pour le Mali  que chacun se bat, il est temps d'arrêter toute intransigeance et le double jeu qui ne profitent qu'aux ennemis jihadistes du paisible peuple malien. Youssouf Camara Le 1er vice-président de l’ADEMA, iba N’Diaye «L’appui de la CEDEAO,  de l’UA, de l’ONU est plus que jamais nécessaire»

L’Adéma salue la demande formulée par le président de la République qui redonne aujourd’hui aux Maliens du nord et du sud, de l’intérieur et de l’extérieur la confiance et l’espoir légitimes de pouvoir retrouver leur dignité et leur liberté par la reconquête des territoires occupés et la restauration de la laïcité. L’armée malienne trouvera ainsi les appuis complémentaires indispensables pour réussir le dur combat qui l’attend en accroissant ses moyens d’action et ses chances de succès.

Au peuple malien tout entier, les semaines et mois à venir demanderont beaucoup de sacrifices physiques, intellectuels, matériels et financiers, les mêmes qui ont permis à la nation malienne son indépendance en 1960 et la victoire en 1991, de la démocratie et des droits humains.

L’Adéma se dit solidaire du président de la République et du Gouvernement d’union nationale dans les dures éprueves qui nous attendent. L’appui de la CEDEAO, de l’UA, de l’ONU, celui de tous les pays amis et organisations internationales épris de paix et de développement est plus que jamais nécessaire pour conforter notre armée.  Le président du RDS et de l'ADR, Pr Younouss Hamèye Dicko du RDS et de la COPAM «Nous ne voulons pas de troupes étrangères sur notre sol»

On ne peut pas décider de faire venir des bataillons dans notre pays sans bien réfléchir aux conséquences que cela peut avoir. Je pense que même si on est président de la République par intérim, on ne doit pas décider de façon unilatérale de l’intervention de troupes étrangères dans notre pays.

Nous, notre position est claire: nous ne voulons pas de troupes étrangères sur notre sol. Nous ne  voulons pas que des troupes étrangères viennent piétiner nos valeurs ici. 

Nous voulons que des amis nous aident, mais il y a une espèce d’hérésie qu’il ne faut pas commettre. Pourquoi  on veut nous aider et on confisque nos armes dans les ports des pays voisins. Si on veut vraiment nous aider, qu’on nous laisse nos équipements militaires et qu’on nous appuie.  Nos forces armées sont capables de régler cette affaire. Il faut qu’on nous respecte. Nous sommes une nation souveraine digne de respect et d’un minimum de considération. Encore une fois, nous ne voulons pas de troupes étrangères chez nous.  Le président de YELEMA, Moussa Mara (CSM) : "L'appui de la CEDEAO est nécessaire mais   il faut que le Mali parle d'une seule  voix"

La requête sollicitant l'intervention de la CEDEAO au Mali pour nous aider à libérer le Nord n'est pas une  mauvaise chose. Je dois même dire que la collaboration avec la CEDEAO est une nécessité. D'ailleurs, elle intervient depuis déjà deux mois à travers les rencontres des experts dont une s'est tenue ici à Bamako. Seulement, il faut que le Mali parle d'une seule voix, c'est-à-dire de manière concertée.

Qu'on ne dise pas que nous avons besoin de cinq bataillons, alors que les militaires disent qu'on n'en a pas besoin. Le Mali ne doit se livrer de cette façon en spectacle face à la communauté internationale. Je crois sincèrement que l'appui aérien et logistique est vitale. S'il doit y avoir un déploiement en hommes venant des troupes de la CEDEAO, que les militaires maliens jouent les premiers rôles.  Crise au sommet de la COPAM : Débarquer Amion et Adama en relisant les textes?

Après avoir essuyé les critiques de leurs camarades de la Coordination, les responsables de la COPAM, accusés de trahison dans le processus de la formation du gouvernement d'union nationale, Hamadoun Amion Guindo et Dr Adama Traoré devraient être débarqués en douce ce vendredi à l'issue de la réunion de relecture des statuts et règlements intérieur de l'organisation.

Selon nos informations, les deux amis résistent mais, " lorsqu'on a été mordu par le serpent, au lieu de craindre le ver de terre, on tue le serpent d'abord ", a laissé entendre un des responsables de cette organisation pro-putsch.

On s'achemine, selon notre source, vers la relecture du règlement intérieur et des statuts pour restructurer l'organisation en adoptant par exemple le système d’une présidence tournante. Ce qui permettra de débarquer en douce Hamadoun Amion Guindo et Dr Adama Traoré accusés d'avoir trahi les autres pour avoir réussi à faire entrer au gouvernement deux des leurs (les ministres Boubacar Amadoun Kébé et Bréhima Tolo) sans une concertation préalable

  Rassemblées par Bruno D SEGBEDJI  

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Commentaires (22)

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Dr ANASSER AG RHISSA
Dr ANASSER AG RHISSA 14 ans
NE PAS SE TROMPER DE COMBAT, LA CEDEAO ÉPAULE LES MALIENS POUR ASSUMER LEUR SOUVERAINETÉ ET LEUR CITOYENNETÉ Bonjour, Après la lettre envoyée à la CEDEAO par le Président de la République du Mali par Intérim, certains Maliens se posent des questions et ont l’impression que la CEDEAO va leur arracher une partie voire toute leur souveraineté et/ou faire la guerre à leur place. Certainement pas, la CEDEAO ne veut pas arracher aux Maliens leur souveraineté, ni faire la guerre à leur place. Le Mali appartient aux Maliens, la CEDEAO en est consciente, c’est pourquoi, la CEDEAO a accepté le gouvernement d’union nationale qui a été constitué au Mali sur proposition du Premier Ministre, Cheick Modibo Diarra, et validation du Président, Dioncounda Traoré. Concernant la lettre envoyée à la CEDEAO par le Président, compte-tenu de la crise Malienne, après avoir mis en évidence l’urgence d’une action concertée et coordonnée du Mali, de la CEDEAO et de la communauté internationale, elle demande une aide à la CEDEAO dans le cadre du recouvrement des territoires occupés du Nord et de la lutte contre le terrorisme. Cette aide concerne principalement le renforcement des moyens logistiques et des capacités antiterroristes, l’appui par une police scientifique pour une guerre électronique, le soutien et l’appui aérien aux forces de défense et sécurité du Mali, la sécurisation et le contrôle des villes conquises, l’acheminement de l’assistance humanitaire et un détachement de liaison avec la MICEMA qui pourrait être déployé au sein du centre de coordination des opérations de sécurisation des institutions de transition du Mali. Ainsi, avec ou pas l’usage de la négociation, l’aide souhaitée convient pour une guerre directe que pourrait mener les forces de défense et sécurité du Mali avec une sécurisation des villes conquises faite par la CEDEAO mais aussi pour une guerre informationnelle (guerre électronique axée sur des renseignements vérifiés et sécurisés et sur une police scientifique) telle que je la propose. Dans tous les cas, les forces de défense et sécurité du Mali seront devant et piloteront les opérations sur le terrain avec une sécurisation des villes conquises qui sera assurée par la CEDEAO/UA/ONU. Alors, que veulent certains Maliens qui s’opposent à cette proposition du Président ou à celle de la CEDEAO ? La lettre du Président laisse la liberté de choix au Mali pour l’opérationalisation sur le terrain. C’est donc aux Maliens que revient la lourde tâche de faire le choix entre la guerre directe avec ou sans négociation préalable, la négociation et une guerre informationnelle (plus précise) telles que je les propose ou toute autre combinaison. A la manière de ce que dit le Président Obama, aux Américains, c’est, maintenant, aux Maliens de faire le choix définitif pour transformer l’espoir en opportunités pour libérer le Mali, pour le développer durablement et pour générer le bien-être pour tous. COMPTE-TENU DE LA SITUATION, LES MALIENS N’ONT PAS LE DROIT DE SE TROMPER DE COMBAT, QUI NE DOIT PAS ÊTRE CONTRE LE PRÉSIDENT OU LE GOUVERNEMENT DE TRANSITION OU CONTRE LA CEDEAO OU LA MÉDIATION. LES MALIENS DOIVENT FAIRE LE BON CHOIX POUR PRENDRE EN CHARGE, DANS L’UNITÉ, LEUR PROBLÈME COMMUN. Pour ce faire, la participation et l’engagement de tous, ainsi que le fait de prendre leurs responsabilités et assumer leur citoyenneté sont indispensables. Bien cordialement Dr ANASSER AG RHISSA EXPERT TIC ET GOUVERNANCE E-mail: [email protected]
Kassin 14 ans
La matrice des crises au Mali Le Mali est confronté à deux crises majeures:  1. Sécuritaire: occupation des 2/3 du territoire par des groupes islamiques et criminels; 2. Institutionnelle: régime d'exception au sud du pays et confusion à la tête de l'état malgré l'existence d'une constitution et des institutions officielles de la république; Et d'une triple crise de société: 3. Crise identitaire ( dépravation des mœurs et dérives comportementales de toutes sortes, et propension à prendre tout élément étranger ou opinions divergentes comme ennemis...) 4. Crise morale (perte de confiance en soit et aux valeurs sociales reconnues, résignation, fatalisme...) 5. Crise civique (règne du gain facile, piétinement de biens collectifs, non respect de la république et de l'autorité, non accomplissement des devoirs des citoyens, tendance à s'approprier tous les droits...) Les deux crises majeures sont en réalité la résultante de la triple crise de société qui a ébranlé pendant des décennies les fondements de la société malienne basée sur le respect mutuel, l'entraide, le collectivisme, la retenue, le pardon, le cousinage, le voisinage, la fraternité et la reconnaissance et le respect des anciens. En fissurant ce ciment social consolidé à travers les siècles, nous avons cultivé en nos seins: l'égoïsme, la gourmandise, l'indifférence et l'insouciance. Chaque malien ou presque a commencé à vouloir se sentir lui et ses proches au centre du monde et à considérer les autres comme étant nés uniquement pour la périphérie. Dans cette situation, la mauvaise gouvernance et l'incivisme deviennent les règles et tout le monde s'adonne à la recherche du gain facile, ouvertement dans nos administrations, dans l'armée,  dans nos entreprises, nos projets, nos familles, nos lieux de travail,  sans que cela ne gêne personne. À cause de ces pratiques, malgré l'or, le bétail, l'office du Niger et la culture du coton nous sommes restés parmi les dernières nations sur la terre en terme de développement sur tous les plans. Le constat est amère sur toute l'étendue des 1241000 km² du Mali, mais il est encore beaucoup plus révoltant au nord, compte tenu de l'immensité du nord et de la rudesse de son  climat. Et cela malgré des programmes d'investissement à coup de milliards pendant plusieurs années orientés vers le nord mais jamais d'audit financier et d'audit de performance pour évaluer l'efficacité réelle desdits programmes sur les populations concernées. Un seul exemple: aucune route goudronnée ne lie deux capitales régionales du nord de notre pays. Cela semble ne déranger personne. C'est toujours le " vive Moussa", le " ATT en bè sa inôfè" et le " Sanogo sauveur" basé sur le déni de réalité et le manque de courage pour regarder les vrais problèmes de la nation en face car allergique et réfracteur aux critiques. Donc forcément quand on baisse la tête et refuse de regarder en face, on quitte facilement le droit chemin, on s'égare. C'est exactement ce qui est arrivé avec ATT en voulant résoudre, à sa seule manière, le dossier du nord, qui n'est en réalité qu'une copie de la matrice de la crise multiple  de société qui nous a rattrapés dans notre marche à tête baissée errant ensemble dans le faux. Mais, compte tenu la situation rudimentaire de l'armée malienne et de notre forte dépendance financière et technique à l'extérieur, il fallait rester dans le système politique mis sur place en 1991, et régler la question ATT par la justice et non par un putsch et donner une chance aux élections du 29/04/2012 pour éviter le vide constitutionnel et la crise institutionnelle. Et cela quelle que soit la situation sécuritaire nord (400000  déplacé s donc 300000 électeurs, au plus, sur 5000000 d'électeurs, 6%, avec un taux de participation maximal de 40%, cela représenterait une perte nette de voix de 2,4% pour tous les candidats). Mais à cause de la crise identitaire et civique, les maliens ont eux mêmes enlevé tout crédit à leur propre justice alors que le monde entier les considérait comme une "démocratie", label et considération pourtant très rare et difficile à trouver sur le continent africain par ces temps qui courent. La crise morale à fait que la raison n'a pas prévalu devant les passions et les colères légitimes des populations. Maintenant que tout est cassé et que le Mujao pointe ses canons à 120 km de Mopti au moment où l'armée malienne n'est pas encore "prête" pour combattre victorieusement, il faut résoudre la matrice en tenant compte des contraintes suivantes: 1. Une guerre imminente et inévitable qu'aucune négociation ne saurait éviter, 2. Une armée malienne volontaire mais non prête, pour l'instant, et ce malgré un budget de défense de minimum 100 milliards de francs pendant 20 ans et jamais d'audit, 3. Une Cedeao engagée et soutenue par toutes les puissances militaires, mais pouvant être encombrante si les règles ne sont pas bien définies au départ, ce que les hésitations et les agitations inutiles et les choix male
npogo
npogo 14 ans
SANOGO, NE PERDE PAS TON COURAGE PRÉPARER UNE ARMÉE MALIENNE FORTE LIBERER LES BERETS ROUGES ET RÉCONCILIER AVEC EUX, LA CEDEAO DOIT RENCONTRER UNE GRANDE FORCE DIRRIGER PAR VOUS POUR ÉVITÉ DU N'IMPORTE QUOI EN FAVEUR DES TRAITRES MNLA.
npogo
npogo 14 ans
SANOGO, NE PERDE PAS TON COURAGE PRÉPARER UNE ARMÉE MALIENNE FORTE LIBERER LES BERETS ROUGES ET RÉCONCILIER AVEC EUX, LA CEDEAO DOIT RENCONTRER UNE GRANDE FORCE DIRRIGER PAR VOUS POUR ÉVITÉ DU N'IMPORTE QUOI.
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woooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo 14 ans
c'est trops c'est trops
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