Mali: bientôt des "assises nationales du Nord"

10 Sept 2013 - 08:52
Mis à jour: 13 ans
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[caption id="attachment_168889" align="aligncenter" width="620"]Le président IBK a présidé son premier conseil des ministres - Lundi le 09/09/2013 Le président IBK a présidé son premier conseil des ministres
- Lundi le 09/09/2013[/caption] Bamako (AFP) - Le Mali organisera bientôt "des assises nationales du Nord", discussions destinées à permettre "le règlement définitif" des rébellions récurrentes dans cette partie du pays depuis son indépendance, a annoncé lundi le président Ibrahim Boubacar Keïta, sans fournir de date.     "Il nous appartient de régler définitivement la question du Nord en forgeant une paix durable fondée sur la confiance entre toute les composantes de la Nation malienne", a déclaré le président Keïta lors de la première réunion avec son Premier ministre Oumar Tatam Ly et son gouvernement, lundi matin à la présidence à Koulouba (près de Bamako).     Sa déclaration a été diffusée dans la soirée par la télévision publique malienne ORTM.     "Dans les jours à venir, nous engagerons sans tarder des actions en vue d'organiser les assises nationales du Nord, qui permettront (...) de forger un consensus national favorisant le règlement définitif du problème dit du Nord", a-t-il ajouté. Depuis son indépendance, en 1960, le Mali a connu plusieurs rébellions touareg, dont la dernière en date, déclenchée entre fin 2011 et début 2012 par le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), a ouvert la voie à la crise la plus grave de l'histoire du pays.     Vivant essentiellement dans le Nord, la communauté touareg - quelques centaines de milliers de personnes sur une population totale d'environ 15 millions d'habitants - s'estime mise à l'écart du développement du reste du pays.     Le MNLA, allié à divers groupes armés dont des jihadistes, a lancé en janvier 2012 des attaques contre l'armée dans le nord du Mali, qui ont servi de prétexte à des militaires pour renverser le 22 mars 2012 le président Amadou Toumani Touré en l'accusant d'incurie dans la gestion de cette offensive.     Le putsch a précipité la chute du nord du Mali aux mains des groupes armés. Les jihadistes ont fini par évincer du terrain leurs ex-alliés touareg et ont occupé ces régions pendant plusieurs mois en 2012, avant d'être chassés à partir de janvier 2013 par une intervention militaire franco-africaine.     La rébellion touareg et l'occupation jihadiste ont exacerbé les tensions entre les différentes communautés, Touareg et Arabes étant souvent assimilés par certains à des rebelles et jihadistes.     Elu le 11 août pour un mandat de cinq ans, le président Ibrahim Boubacar Keïta a fixé comme "priorité la plus pressante" de son quinquennat "la réconciliation nationale" lors de sa prestation de serment, le 4 septembre.     Lundi, M. Keïta a invité ses Premier ministre et ministres à se préparer pour une tâche ardue. "Il ne s'agit pas d'une sinécure car nous avons l'exigence de satisfaire exclusivement les exigences fondamentales de notre peuple qui a subi au cours des mois écoulés un traumatisme profond. (...) Il nous faut rebâtir de nouvelles institutions", a-t-il estimé.     Parmi les autres priorités de son régime, il a aussi évoqué "une justice saine, qui soit égale pour tous", et "une lutte conséquente contre la corruption". "La réhabilitation de la justice sera au coeur du projet de refondation de nos institutions, d'où la place éminente accordée à ce département", a-t-il dit. Le nouveau ministre de la Justice est un avocat, Mohamed Ali Bathily Justice et, fait inédit au Mali, il est le premier dans l'ordre de préséance après le chef du gouvernement.     Lundi à Paris, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Philippe Lalliot, a salué la formation du gouvernement malien. "Nous notons avec satisfaction que, conformément aux déclarations du président Keïta, la justice et la réconciliation constituent une priorité pour les nouvelles autorités maliennes", a déclaré M. Lalliot.     Il a réaffirmé que Paris "restera aux côtés du Mali pour relever les grands défis que seront notamment la restauration de l'Etat, l'amélioration de la gouvernance, de la sécurité et le développement du pays".

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Commentaires (24)

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djye
djye 13 ans
Ceux qui ont attaqué le MALI doivent être juger. Ses bandits ne représentent que eux mêmes.Les régions de gao, de tombouctou et kidal ne leurs appartiennent pas. La seule solution à adopter c'est qu'ils se rendent.Sinon que l'Etat Malien les mate à chaque fois qu'ils attaquent le MALI.
Kassin 13 ans
Je suis estomaqué par le semblant d'étonnement ubuesque de monsieur Berthé quand il nous parle de deux tiers de l'équipe Tatam Ly comme étant des anciens des régimes précédents! Et IBK et son Tatam sont-ils vraiment nouveaux dans le Mali, dans la gestion des affaires publiques? 6 ans premier ministre et président du parti majoritaire à l'assemblée nationale +5 ans président de l'assemblée nationale et président d'un grand parti sans compter les années à la tête de la diplomatie malienne, les années de conseillers à Koulouba et les années d'ambassadeur en Côte d'Ivoire. Voilà le logiciel IBK 1.0 19 ans à l'institut d'émission du FCFA dont la quasi totalité à la Bceao Mali où il fut directeur en 2008 après avoir occupé plusieurs postes sans compter les années de conseiller à Koulouba entre 1992 et 1994. Je vous rappelle que c'est la Bceao qui définit et met en œuvre la politique monétaire dans l'espace Uemoa, régule le secteur bancaire et financier de nos États et est le banquier de nos trésors publics. Pour ceux qui ne connaissent pas la politique monétaire, sachez qu'il s'agit du choix des taux d'intérêt directeur, des décisions d'émission de la monnaie, de la politique de crédit des banques, du contrôle des institutions bancaires et financières, du contrôle du taux d'inflation et de l'utilité de la monnaie dans la politique économique. La Bceao, n'est donc pas fortuite et n'est pas neutre dans la conduite des affaires de nos États au contraire elle y est un élément central. Voilà mes chers amis le logiciel 1.0 d'Oumar Tatam Ly. Alors Ni "Nabilla Ibrahim" ni "Seïdina Oumar" du gouvernement "Inchalla" Numero 1, bombardé depuis peu de son ministère des cultes et des affaires religieuses, ne sont nouveaux dans la conduite des affaires au Mali depuis 20 ans. Alors pourquoi leur entourage serait tous nouveaux alors qu'ils n'ont pas développé leur propre logiciel 2.0? La naïveté et la légèreté d'esprit dont semble faire siennes monsieur Berthé dans sa surprise face à l'équipe Tatam 34, est un comportement typiquement malien. En votant massivement IBK et Soumi, les maliens ont plutôt choisi la continuité et non la rupture sinon ils connaissaient bien les candidats de rupture. Ils n'ont jamais cru à la rupture soit ils en ont peur soit ils en veulent pas. Dans les deux cas, monsieur Berthé et tous ceux qui pensent comme lui doivent d'abord s'interroger sur ce que veulent réellement les maliens. Anciens de Moussa, anciens d'Alpha et anciens d'ATT, en réalité ce sont les mêmes du même logiciel de gestion publique. "Ina gôdô Baba gôdô"! Alors ce qu'il faut au peuple malien c'est de monter lui même ses propres garde fous pour empêcher l'équipe Tatam 34 de gérer le pays comme avant, car il y'a 90% de chance que ce soit le cas de la gestion passé du pouvoir. Pour cela il faut opposition politique forte et engagée qui peut tenir tête à l'équipe Tatam 34. Et ça se passe à l'Assemblée nationale et dans les médias. Je vous le dis comme je le sens car je suis l'éternel opposant au service du peuple meurtri et trahi du Mali et non pas pour moi même pour signifier aux plus cyniques que ce n'est pas ma tasse à café la gestion publique du Mali, avant qu'ils ne lâchent comme d'habitude leurs chevaux contre moi. Wa salam!
Dr ANASSER AG RHISSA
Dr ANASSER AG RHISSA 13 ans
Bonjour, Le gouvernement d'ouverture crée au Mali, après l'élection de Ibrahim Boubacar Keïta comme Président de la République et le choix de Oumar Tatam Ly comme Premier Ministre, engendre un bon dosage entre diverses sensibilités. Un tel gouvernement, avec, en plus, un ministère de la réconciliation nationale, est un prélude à la réconciliation nationale, qu'il impulsera et pilotera. Avec une telle configuration, le dialogue pour la réconciliation nationale sera piloté par le gouvernement, à travers ce ministère de la réconciliation nationale, en liaison avec le médiateur et la commission dialogue et réconciliation du Mali. LES ASSISES NATIONALES ALIMENTERONT CE DIALOGUE. Une BONNE SYNCHRONISATION entre les trois entités (gouvernement, commission dialogue et réconciliation et médiateur) EST INDISPENSABLE pour des résultats probants, une paix et une réconciliation nationale durables. Bien cordialement Dr ANASSER AG RHISSA EXPERT TIC ET GOUVERNANCE E-mail: [email protected]
Evil Devil
Evil Devil 13 ans
MaliWeb.net - Site d'information et de débat sur l'actualité au Mali. EST-CE VRAI ????? PEUT-ON ACCEDER A L'ENSEMBLE DES AVIS SUR UN SUJET QUELCONQUE A TOUT MOMENT....????????
LaBamakoise
LaBamakoise 13 ans
<i>PEUT-ON ACCEDER A L’ENSEMBLE DES AVIS SUR UN SUJET QUELCONQUE A TOUT MOMENT….?</i> <b>NON</b> Effectivement, on ne peut pas accéder à quoi que ce soit facilement sur Maliweb...
malien den
malien den 13 ans
j'ai été déçu par les premiers pas de IBK je comprend là qu'il n'a pas les compétences nécessaire pour mettre ce pays sur les rails, il faut qu'il comprenne quelque chose le Mali de 94 n'est pas le Mali de 2013 alors il à intérêt à faire faire attention ok conseil
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