Mali: Keïta, investi, met le cap sur "la réconciliation nationale"

4 Sep 2013 - 14:31
Mis à jour: 13 ans
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IBK_investiture1 Bamako (AFP) - Le nouveau président malien Ibrahim Boubacar Keïta, 68 ans, qui a prêté serment mercredi, a fixé comme "priorité la plus pressante" de son mandat de cinq ans "la réconciliation nationale", dans son pays meurtri par 18 mois de crise politico-militaire.     Costume et cravate sombres sur une chemise claire, main droite levée, M. Keïta a lu le serment contenu dans la Constitution malienne devant la Cour suprême, lors d'une cérémonie organisée dans un centre de conférence de Bamako, arrosée par de fortes pluies.     "Je jure devant Dieu et le peuple malien de préserver en toute fidélité le régime républicain, de respecter et de faire respecter la Constitution et la loi, de remplir mes fonctions dans l'intérêt supérieur du peuple, de préserver les acquis démocratiques, de garantir l'unité nationale, l'indépendance de la patrie et l'intégrité du territoire national", a-t-il dit, avant d'être officiellement installé dans ses nouvelles fonctions.     Puis dans son discours - commencé par des versets du Coran et parsemé de "Inch'Allah" (si Dieu le veut), formule récurrente dans son pays, musulman à 90% - il a rendu un hommage appuyé à l'ex-président (1968-1991) Moussa Traoré, renversé par un coup d'Etat militaire, présent dans la salle et qui a eu droit à des applaudissements nourris. L'assistance comprenait plus de 1.000 personnes, dont des diplomates de plusieurs pays.     M. Keïta a aussi salué les autorités de transition ainsi que les pays ayant fourni des troupes pour l'intervention militaire internationale initiée par la France à partir de janvier 2013 pour déloger les groupes jihadistes ayant occupé pendant plusieurs mois en 2012 le nord du Mali.     A ses compatriotes maliens, il a assuré: "Pas un instant je n'oublierai que vous m'avez hissé là où vous m'avez placé pour prendre soin de tous les aspects de la vie de notre Nation. La réconciliation nationale demeure la priorité la plus pressante" du quinquennat entamé mercredi.     "Je veux réconcilier les coeurs et les esprits. (...) Je veux rassembler toutes les composantes et toutes les générations de la société malienne", a-t-il dit. Ramener le Mali "à une vie démocratique normale"     L'investiture de M. Keïta boucle près de deux ans de soubresauts au Mali, après une crise débutée en janvier 2012 dans le Nord par une offensive de rebelles touareg, supplantés rapidement par des groupes criminels et islamistes armés liés à Al-Qaïda qui ont pris le contrôle de cette vaste région, juste après un coup d'Etat militaire qui, le 22 mars 2012, a renversé le président Amadou Toumani Touré.     Les jihadistes ont laminé la rébellion touareg et l'armée malienne, commettant d'innombrables exactions avant d'être en grande partie chassés à partir de janvier 2013 par l'intervention militaire franco-africaine toujours en cours. Le conflit a ravivé les tensions entre communautés touareg, arabes et noires, et provoqué le déplacement d'environ 500.000 personnes.     Avant que M. Keïta ne prête serment, le procureur général Mahamadou Bouaré a estimé qu'il avait la mission complexe de ramener le Mali "à une vie démocratique normale".     Parmi ses tâches, M. Bouaré a cité notamment la mise en place d'une "armée nationale moderne, disciplinée et forte", la restauration de l'Etat, la lutte contre la corruption, "la fin des arrestations extra-judiciaires" et enlèvements d'étrangers. Dans son discours, M. Keïta s'est engagé à lutter contre la plupart des maux diagnostiqués.     Son investiture avait été précédée mercredi en début de matinée par une passation des pouvoirs au siège de la présidence, où Dioncounda Traoré, qui a dirigé la transition après le putsch de mars 2012, lui a officiellement transmis le témoin. M. Keïta a aussi dirigé dans l'après-midi une cérémonie en hommage aux morts, à la Place de l'Indépendance.     La France, représentée par son ambassadeur à Bamako, Christian Rouyer, a félicité le nouveau président pour son investiture et a assuré être "prête à (lui) apporter tout son soutien".     Surnommé IBK d'après ses initiales, Ibrahim Boubacar Keïta peut aussi compter sur l'appui de la communauté internationale qui a promis en mai dernier une aide massive de 3,2 milliards d'euros au Mali.     Il a été élu au second tour de la présidentielle, le 11 août, avec 77,62% des voix contre 22,38% pour Soumaïla Cissé. Une autre cérémonie pour marquer son élection est prévue le 19 septembre à Bamako en présence de nombreux chefs d'Etat n'ayant pu effectuer le déplacement pour l'investiture, dont le président français François Hollande.

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Commentaires (7)

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Rebel 13 ans
<blockquote>[...] il a rendu un hommage appuyé à l’ex-président (1968-1991) Moussa Traoré, renversé par un coup d’Etat militaire, présent dans la salle et qui a eu droit à des applaudissements nourris. </blockquote> hmmm, c'est clair que celui qui fait le courtisan besogneux aujourd'hui ne serait jamais président si le tyran despote, et assassin de Modibo Kéita, était resté au pouvoir comme il l'a ardemment voulu... mais comme on dit, la roue de l'histoire tourne et elle ne s’arrêtera jamais.
Dr ANASSER AG RHISSA
Dr ANASSER AG RHISSA 13 ans
Bonjour, Bonne chance au Président Malien, Ibrahim Boubacar Keïta. Un élan d’ensemble intégrant et unissant tous les Maliens est maintenant nécessaire pour relever les défis de la réconciliation et de la reconstruction durables du Mali ainsi que celui de la lutte contre la corruption tout en garantissant la paix, la sécurité et le bien-être pour tous. Par exemple, la lutte contre la corruption, pour être efficace, doit être acceptée et mise en œuvre par tous. Pour ce faire, les salaires et les conditions de vie doivent être revus, mais pas seulement, il faut aussi que les Maliens changent de mentalité et de comportement. En particulier, en participant, autant que possible, à la vie de la nation à travers la gouvernance participative, la citoyenneté et la démocratie, et l’application, partout (pas évident), de la bonne gouvernance à travers le respect et le contrôle par tous de la chose publique sont nécessaires. Bien cordialement Dr ANASSER AG RHISSA EXPERT TIC ET GOUVERNANCE
Mamadou Diabate
Mamadou Diabate 13 ans
toutes mes félicitations à vous Mande Mansa de mettre le Mali au dessus de tous les autres intérêts vive la réconciliation nationale vive la paix et l'amour entre malien et malienne
dossola 78
dossola 78 13 ans
:wink: :wink: :wink: :wink: toutes mes félicitations à vous n'koro,IBK,ont n'est avec vous pour les cinq à venir bonne gouvernance,kémé BOURAMA IBK :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :arrow: :arrow: :arrow: :?: :?: :?:
Hugue
Hugue 13 ans
CE Mercredi est un jour symbolique pour notre MALIBA,alors Mr le président KEITA, je vous souhaite une très bonne réussite pour la plus grande et lourde taches qui vous attendent,que dieu le puissant vous aide à bien accomplir votre mission haut si difficile et si compliqué,que le tout puissant vous donne une très bonne santé et une longue vie pour le MALI et pour votre famille.Mr le président,le peuple malien viens de placer leur totale confiance en votre PERSONNE,car ils savent que vous ête un homme de conviction et de parole qui fait ce qu'il dit et ne fait pas ce qu'il n'a pas dit,alors Mr le président soyez vigilant,clairvoyant,attentif avec la plus grande attention,pour éviter les peaux de bananes qui seront jeter sous vos pieds,avant de prendre toutes les décisions que vous aurez où serez amener à prendre,car le danger viens de partout et même de ses plus proches amis et collaborateurs.Mr,le président que dieu veille sur vous pour,le MALI ET POUR VOTRE FAMILLE. VIVE LE MALI.
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