Oumar Mariko au pied du mur

07 Mars 2014 - 08:30
Mis à jour: 13 ans
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[caption id="attachment_70847" align="alignleft" width="310"]Oumar_Mariko Honorable_Oumar _Mariko[/caption] Absence de charisme, d’idéologie ou de capacités à convaincre, l’ancien leader du mouvement estudiantin malien, qui s’est dès l’avènement du multipartisme intégral, lancé en politique a toujours connu du désert sur son parcours. Désert qui, ne semble toujours pas réduit à lui, car plus il s’efforce à toucher le pouvoir du doigt, plus il connaît la déception et l’écroulement. Pis, l’élection d’Ibrahim Boubacar Keïta à la tête du pays l’a plus que jamais façonné : Le Dr Mariko, surpris de voir le régime kankéléntigui écrouer ses amis putschistes, ne manque pas  de stratégies ostentatoirement lamentables pour échapper. Trois fois candidat  malheureux aux élections présidentielles avec à la clé des  résultats non encourageants, l’élu de Kolondièba est, selon une source introduite, impliqué  dans une affaire d’assassinats d’étudiants sur la colline de Badalabougou. Et surtout, se pointe encore la rumeur d’une probable levée de son immunité parlementaire dans les prochains jours.     Éternel souverain du SADI, Oumar Mariko a longtemps brigué la magistrature suprême, sans qu’un petit coup de chance ne le sourie. A défaut, il s’est contenté de son fauteuil de député, de 2007 à nos jours. Et ceci dans sa localité d’origine, Kolondièba où la politique est tout sauf une affaire sérieuse. Ici, on pense plus à se prendre en charge  qu’à se laisser doubler. Donc, il y devient facile d’être élu, surtout que si les intellectuels y sont rares, -et qu’on préfère voter le parent juste pour le nom que pour le programme.     Nul ne peut ôter à Oumar Mariko son chapeau d’opposant. Et surtout si être opposant signifie pour lui, exposer sa tête quand on a à gagner personnellement et s’éclipser quand on est menacé. Où est le sérieux ?     Toujours impulsif, le Dr Oumar Mariko ne pèse jamais ses mots, -et frustre son auditoire sous un langage d’étudiant révolté. Il est tout sauf un politique stratège.     Comme on pouvait s’y attendre, il a fallu que les putschistes du 22 mars agissent pour que celui qui se dit « démocrate et respectueux des valeurs républicaines », estime l’acte de « salutaire », au moment où le pays avait le plus besoin d’association de forces citoyennes que de divisions.     Après avoir cru que soutenir dès l’aube, les tombeurs d’ATT, lui offrirait une fulgurante ascension en politique, Oumar Mariko  a tout donné sauf sa vie. Mais à la surprise de tous, il fût tout bonnement vomi par ces derniers, qui n’avaient pas manqué à lui enseigner que « qui veut le pouvoir se bat farouchement ». Mais, il ne se décourage pas.     Pour cacher en soi, le déshonneur, à lui infligé par les jeunes putschistes qu’il a défendus tant, Oumar Mariko a refait chemin. Tout en estimant avoir été mis en désaccord avec ces derniers par la classe politique dont le poids a toujours mieux valu le sien sur l’échiquier politique du pays.     Quand les putschistes lui fermaient la porte pour se tourner vers ses adversaires nationaux et de la communauté internationale, pour une transition et un retour à l’ordre constitutionnel apaisés, le Dr Mariko fait parler de lui. Autrement dit, il s’oppose même à la transition dirigée par le professeur Dioncounda dans l’urgence et réclame des concertations nationales. Sans succès, il claque seul sur 147 élus, avec fracas la porte de l’hémicycle dont le retour à l’ordre constitutionnel nécessitait la prolongation du mandat. Deuxième échec : Les élus du parti dont il fût membre fondateur et souverain, ont commis le pêché en refusant de le suivre juste pour ses caprices. Il les a maudits. Mais  il oublie qu’en politique, un échec en une bataille ne signifie point l’échec total. Sinon, la défaite d’Issaka Sidibé en 2007 n’a suffi  à l’exclure en 2013.     Toujours dans son élan de supporter, Mariko s’ouvre à tous les services des putschistes en passe d’être écartés. Lors qu’il s’agit de communiquer ou de marcher, il sait  assurer et coordonner avec son mouvement populiste créé pour la circonstance [MP22].     Embrouillé par l’allure judiciaire du régime IBK qu’il soutînt au second tour pour nécessité de se sauver la tête,-et dont il sait la fermeté, le médecin généraliste ne dort plus tranquille. Il faut dire qu’après avoir vu le régime emporter sitôt ses amis militaires, du camp à la prison, Mariko craint d’être de près ou de loin impliqué,-et essaie d’impressionner. En tout cas, dans plusieurs actions de ses amis, son soutien n’a fait défaut.     Comme il ne se décourage jamais dans ses illusions, le 1ier Mars dernier, Mariko expose la situation d’un montant de plus de 28 millions de nos francs, totalisant son salaire et avantages de député qui lui a été versé sur son compte à la banque, couvrant la période de la transition prolongée où il refusa de siéger. Et, sans « jurer d’avoir renoncé à jamais » à ladite somme, le Docteur estime être en passe d’en faire un chèque à l’ordre de la trésorerie paierie centrale du Mali.     «   C’est le singe qui va et revient, la montagne ne bouge jamais. Alors, la somme qu’il a tant hésité à s’approprier par peur d’un éventuel piège tendu, lui en est un droit assuré par un Etat de droit. Et aucun agent de l’Etat avisé ne prendra le risque de l’encaisser pour quelque motif valable, assure un juriste malien, car ce n’est ni une recette ni de l’argent volé.»     « Pour avoir été senti suspect de certains agissements hors-la-loi orchestrés par ses amis putschistes actuellement mal barrés, Oumar Mariko, essaie d’impressionner IBK pour échapper à la justice de son pays », conclut un analyste.     Au juge Yaya Karembé, au ministre de la défense Soumeylou Boubèye et à celui de la justice, Mariko voue une peur bleue.  « Il sait qu’il n’échappera pas », dit un à Bamakois.     « Oumar Mariko est tout simplement inconséquent avec lui-même. Pour preuve : il quitta l’hémicycle, en 2012 et en  justifie par l’illégitimité des autorités de la transition. Puis, par la suite, il devient candidat aux élections présidentielles organisées et tenues par les mêmes autorités. Alors d’où allait-il tirer sa légitimité s’il devenait président ? Ne pouvait-il pas attendre que des autorités légitimes soient au préalable, installées pour se porter  candidat ?», analyse un de ses vieux amis, maintenant à la retraite.      Enfin, à 55 ans, Oumar continue de dire à qui veut l’entendre que son ami, général Amadou Haya n’a été arrêté que pour avoir orchestré le putsch du 22 mars. Que non ! Sanogo est actuellement en prison à l’école de la gendarmerie de faladiè.  Il est accusé de ‘’complicité d’enlèvements et d’assassinats’’, suite aux combats entre  Bérets rouges et Bérets verts.   A lui de noter : ’’Le régime IBK qui n’a pardonné ni à ATT ni à Sanogo et Yamoussa, ne lui fera point de cadeau. C’est fini l’impunité à ciel ouvert! La Révélation

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Commentaires (56)

User
cheick Diakite
cheick Diakite 13 ans
Je vous ai toujours dit ce mec est un idiot et un crétin tout fait c'est bientôt son tour de descendre d'enfer
Amiridje
Amiridje 13 ans
Les vampires de se payes, voudront toujours te détruire, te maintenir au silence par des critiques stériles entretenues par leur envie de vivre dans la corruption, le népotisme mais le Mali a besoin de cette voie qui fait peur aux voleurs et leurs acolytes. Merci, Dr Mariko Mes respects
siniko
siniko 13 ans
toujours lui ainsi va le MALI
dara
dara 13 ans
les maliens ne courent que derrière leur intérêt si non qui a osé comme ce mariko?Quoiqu'il advienne il est beaucoup plus instruit que la majorite de députés qui passent leur temps à voter en levant pieds et mains pour leur ventre contre l'intérêt du peuple,il y a certains qui leur cercle au lieu de le défendre si c'est ça être intellectuel mieux vaut fermer les écoles au mali
Dabaliban
Dabaliban 13 ans
Maricko tu penses q tu es le plus mâlin .tu vas en tole dans p de temps.il s est faché pcq il a lu ses faits sur mali web et le lendemain il est parti sur le plateau d kassim enste rmettre l argt volé.les parents des cadavres doivent bien boter Maricko com il fo
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