Contrats bidon, surfacturations de 29 milliards Fcfa, pots-de vin de 4 milliards Fcfa sur un marché de 20 milliards Fcfa destinés à l'achat de véhicules pour l'armée...mensonges dans les hautes sphères de l'état : Président IBK : " Pour l'honneur du Mali ", des têtes doivent tomber dès maintenant

01 Oct 2014 - 12:21
Mis à jour: 12 ans
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[caption id="attachment_272192" align="aligncenter" width="610"]IBK et son “ One man show ” SEM Ibrahim Boubacar Keita président Malien[/caption] La liste des malversations qui ont émaillé le régime d'IBK en seulement un an depuis son avènement n'est pas exhaustive. Ce sont, en effet et encore, des contrats d'une valeur de 126 milliards FCFA qui seraient présentement en négociation avec à la clé un pot- de vin de 4 milliards FCFA proposé à un dirigeant de ce pays sur un marché de 20 milliards FCFA destiné à l'achat de véhicules pour l'armée. C'est dire que le mal de la corruption est en train de prendre durablement racine sous le régime d'IBK qui a, de ce fait, tout intérêt à couper des têtes dès maintenant.   Depuis le sinistre coup d'Etat du 22 mars 2012 qui nous a plongé dans une crise sécuritaire sans égale, le Mali a sombré dans une situation où le détournement des deniers publics est devenu le sport favori de certains de nos dirigeants. Qu'on se rappelle seulement les milliards FCFA prélevés des seules caisses de la douane sous la transition du capitaine-général Amadou Haya Sanogo.   En sa qualité de président du Comité militaire de réforme des forces de défense et de sécurité (CMRFDS), l'ex- chef de la junte militaire a laissé derrière lui une ardoise de 3 milliards FCFA dont une facture impayée de 8 millions FCFA ayant servi à l'achat de boissons alcoolisées. D'autre part, l'opinion nationale attend toujours qu'on lui fasse la preuve que les 2 milliards FCFA de don remis à l'ancien premier ministre Dr Cheick Modibo Diarra par le Roi du Maroc ont été réellement déposés sur le compte du Trésor public. Et quelle est l'utilisation qui en a été faite et par qui?     Le ministre de l'Economie doit prendre ses responsabilités En tout cas, il est tout aussi paradoxal que les nouvelles autorités issues des élections de 2013 n'ont jamais demandé que soit effectué l'audit des finances du pays avant d'en prendre les rênes. Avant la composition du tout-premier gouvernement sous IBK, la rumeur avait couru qu'une telle mission allait être confié à l'expert-comptable Moussa Mara, l'actuel Premier ministre, et à l'ancien ministre du budget, Konimba Sidibé. Il n'en fut rien.     Maintenant sous IBK, mettant à profit l'achat d'équipements pour l'armée, des hauts cadres de l'Etat se sont livrés à des surfacturations à hauteur de plusieurs milliards FCFA sur le contrat HCCA (habillement, couchage, campement et alimentaire) et d'autres relatifs à l'acquisition de véhicules et de pièces de rechange pour l'armée. Des surfacturations que le Bureau du Vérificateur Général (BVG) vient de mettre à nu dans son rapport d'audit effectué à la demande du gouvernement du Mali et du Fonds monétaire international (FMI). Au vu du montant des contrats signés par le ministère de la Défense, qui vont de 300 millions FCFA à plus de 10 milliards FCFA, et cela en moins d'une année, l'on se croyait dans un émirat du Golfe. Tel est loin d'être le cas dans notre pays où l'Etat peine à honorer ses obligations salariales et engagements vis-à-vis de ses fournisseurs.   Avec une dette intérieure évaluée à ce jour à quelque 150 milliards FCFA, l'attitude du gouvernement, qui a signé à la pelle des contrats qu'il ne pourra pas honorer, frise l'irresponsabilité voire le mépris vis-à -vis de l'Etat et du contribuable malien.   Avec la gaffe qu'elle vient de commettre, en reconnaissant que des surfacturations ont été opérées sur des contrats militaires, Mme le ministre de l'Economie et des finances devait, en même temps, signer sa lettre de démission au lieu de se présenter comme une innocente devant les écrans de la télévision nationale pour tenter de justifier l'injustifiable. Des sommes ont été payés sur ces contrats par le Trésor public avant que certains d'entre eux ne soient résiliés par le nouveau ministre de la Défense sous la pression du FMI. L'argent du contribuable est donc sorti des caisses de l'Etat pour payer des marchés surfacturés, sous le regard complaisant voire complice du ministre en charge des finances. Et qui demeure encore en poste ! Dans quel pays a-t-on vu une telle insouciance, une telle irresponsabilité, une telle trahison de la patrie, un tel mépris pour l'opinion publique nationale et internationale? Cela au moment où notre pays, meurtri dans sa chair et dans sa peau, fait face à son destin à Alger où les pourparlers inter-maliens piétinent.   En effet, selon les propos du ministre des Finances, la surfacturation sur les contrats passés par le ministère de la Défense sont estimées à 29 milliards FCFA. Il s'agit maintenant de savoir si des têtes vont tomber et cela " pour l'honneur du Mali " et " le bonheur des Maliens ". L'histoire du détournement des subventions ( 2,3 milliards FCFA) du Fonds mondial, qui a considérablement terni l'image de la fin de règne d'ATT, devait, en principe, servir de leçon aux futurs dirigeants du pays. Tel ne fut malheureusement pas le cas, certainement au motif que les personnes incriminées ont miraculeusement échappées au couperet de la justice, seule souveraine en matière de condamnation.     IBK doit sévir avant qu'il ne soit trop tard Dans la mesure donc où le détournement des fonds de la communauté internationale par des cadres véreux du ministère de la Santé n'a pas été sanctionné à cette occasion, il y a eu maintenant des émules. Avec, cette fois- ci, des cadres qui ont, sans scrupule, tenté de puiser dans les caisses de l'Etat au moment où ce dernier peine à joindre les deux bouts. Là, ce sont les malades du sida, de la tuberculose et du paludisme qui ont, encore une fois, fait les frais de la mauvaise gouvernance des subventions du Fonds mondial qui a dessaisi notre gouvernement de la gestion desdites subventions.     Malgré le slogan de changement prôné, le Mali continuent de payer un lourd tribut à la mauvaise gouvernance, au chantage exercé sur des citoyens qui ont l'audace de dénoncer les faits de détournement avéré des deniers publics, la gabegie, le népotisme et la corruption. Il a fallu, malgré les montants des détournements présumés de deniers publics qui parlent d'eux-mêmes, que le Fonds monétaire international (FMI) ferme le robinet pour que nos dirigeants soient obligés de commettre des structures de contrôle pour enquêter sur la véracité des faits de corruption dont sont soupçonnés certains dirigeants du pays.     Pourquoi avoir attendu le point de presse initié par la mission d'évaluation du FMI pour communiquer, le 25 septembre dernier, sur cette surfacturation à hauteur de 29 milliards FCFA ? Cela paraît à tout le moins bizarre de la part d'un gouvernement qui se veut comme credo la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption. Quand on sait, en plus, que le président de la République a décrété "2014 année de la lutte contre la corruption". Alors la question se pose : simple slogan de campagne électorale ou volonté réelle de lutte contre la corruption ? Ne cesse-t-on de se demander dans les grins et salons feutrés de Bamako.   Attendons donc de voir s'il y aura oui ou non des sanctions à la hauteur de ces présumés crimes de détournement de deniers publics. En tout cas, pour la crédibilité de l'institution présidentielle, des têtes doivent tomber ici et maintenant. Les cadres impliqués dans la surfacturation de l'avion présidentiel et des autres marchés passés par l'armée doivent payer. Cela avant même le dépôt du rapport d'audit du BVG dont la version provisoire se trouve dans les mains des autorités depuis deux semaines déjà.   IBK doit sévir pour préserver à l'avenir le Mali d'une telle dérive qui fait qu'on marche tous aujourd'hui la tête baissée devant une communauté internationale de plus en plus exigeante. Principalement le FMI qui est venu nous dicter la voie à suivre désormais pour une gestion transparente et efficiente de nos maigres ressources. Condition sine qua non de la poursuite de son appui à notre pays qui en a, aujourd'hui, tant besoin. Mamadou FOFANA

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Commentaires (39)

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Oumar Sidibe
Oumar Sidibe 12 ans
Non seulement la ministre des finances est responsable (ayant reçu sa part) mais elle est aussi incompétente. C'est pourquoi Tatam Ly ne voulait pas d'elle. Les gens savent maintenant la vérité sur elle. Elle doit être la 1ère tête à tomber. Si elle a encore un honneur, une dignité, elle doit démissionner. Ensuite tous les aigris du RPM qui pensent qu'ils doivent combler leur retard (s'enrichir à tout prix) doivent être démasqués et punis.
maliba
maliba 12 ans
C'est ce qui vous fait craquer comme ça, seulement ses 2 audits dont on à eu la chance de voir les résultats grâce au FMI, ne sont qu'une goutte d'eau dans la mer dans la corruption au Mali, tellement c'est pourri, si on pouvait avoir la chance de faire ses mêmes audits à la sante, ou l’éducation, ou la sécurité intérieure j'en passe, vous allez tomber en simcope je vous promets. Ce pays est foutu moi je n'ai plus d’espoir. Dans les administrations publiques, rare sont ceux qui sont honnêtes. la majorité est voleur( il y à les petits voleurs et les grands voleurs) C’est grave hein….
Abou D. TRAORE
Abou D. TRAORE 12 ans
Je suis du meme avis que ceux qui pensent les tous les vrais coupables de ces malversations ne seront pas inquietes. Si les choses devaient se passer normalement, Karim, Boubeye, Fily, Kagnassy doivent etre les premiers a faire les frais. IBK lui-meme n'est pas innoncent du tout. Des actes pareils sont tellement serieux qu'ils meritent d'etre traites comme HAUTE TRAHISON ou CRIME D'ETAT. Ce n'est pas une simple malversation car il y agit de la survie meme de la nation. Quiconque joue avec cela est un apatride et merite d'etre chatie par consequent. Commemt peut-on jouer avec la vie des pauvres militaires surtout dans la situation actuelle du Mali. IL EST TEMPS QUE LES RESPONSABILITES SOIENT SITUEES AU MALI. L'IMPUNITE N'A QUE TROP DUREE ET CELA SOUS PRETEXTE DE RELIGION DONT LES VRAIS PRATIQUANTS NE SONT PAS NOMBREUX. LA RELIGION NE DEMANDE PAS DE VOLER L'ARGENT DU PEUPLE OU DE VIVRE SUR LE DOS DU PEUPLE. CHATIONS LES COUPABLES ET EPARGNONS LES INNONCENTS. PAS SORCIER? N'EST-CE-PAS?
Boss
Boss 12 ans
ATT - AOK c'est de l'histoire ancienne , c'est du présent dont il s'agit le peuple reclame un changement , si les autorités d'aujourd'hui n'en sont pas capable qu'ils le disent , ce qui doit être fait le sera. À bon entendeur salut
PKagame
PKagame 12 ans
Sous ATT et AOK la meme surfacturation et meme des marchés fictifs ont constamment eu lieu au niveau de la vache laitiere qui etait le budget de notre armee (pres de 100 milliards annuels). Cest là où beacoup gens se sont enrichis pendant que l' armee n'avait rien comme equipement de guerre et les soldats ne mangeaient meme adequatement! Le gond mondial pour les malades du SIDA a ete pillé. Consequence: faillite totale de l'armee et l'invasion du pays par les groupes armee a travers le nord. Helas! Le malien etant ignorant, illettré a courte memoire a oublié tout ça maintenant parce qu'il ne cesse d'ecouter les refrains des faux opposants qui furent eux-memes les masters de la magouille, de surfacturation et d'enrichissement illicites. Ils sont tous milliardaires où est ce qu'ils ont eu? La CMDT fut le berceau de la surfacturation sur l etat et les pauvres paysants. Les voleurs du passé sont ils plus maliens que ceux du present? Moins coupables au yeux de la loi?
1FILSDUMALIBA
1FILSDUMALIBA 12 ans
Right on le General et PKagame, mais nos dirirgeants n'ont jamais ete transparents et soucieux du peuple, du simple citoyen. Comme Le General l'a dit nos dirigeants ont plus qu'une mepris du peuple, ne respectent pas le peuple et font tous ceux qu'ils veulent. Mais c'est le peuple a blamer aussi car la faute du peuple si nos dirigeants font la loi au lieu de faire la Loi du Peuple.
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