Présidentielle au Mali: le candidat Ibrahim Boubacar Keïta promet de refonder l’Etat

03 Juil 2013 - 20:03
Mis à jour: 13 ans
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[caption id="attachment_156520" align="aligncenter" width="610"]Le candidat Ibrahim Boubacar Keïta Le candidat Ibrahim Boubacar Keïta[/caption] PARIS - L’ancien Premier ministre Ibrahim Boubacar Keïta, l’un des favoris pour l’élection présidentielle du 28 juillet au Mali, se donne pour objectif de "refonder" l’Etat malien, "indivisible", tout en promettant des "Assises du Nord", pour répondre aux attentes des différentes communautés, notamment les Touaregs.   Dauphin malheureux d’Amadou Toumani Traoré lors de la présidentielle de 2007, Ibrahim Boubacar Keïta, 68 ans, Premier ministre durant six ans, président de l’Assemblée nationale pendant cinq ans, part en campagne pour ce qui sera peut-être son "dernier combat".   "Je vais aux élections, peu importe qui est en face, c’est les Maliens qui vont décider. On me dit que j’ai mes chances", sourit "IBK", lors d’un entretien mercredi à Paris avec un groupe de journalistes.   "Je ne serai plus le Premier ministre du Mali, je ne serai plus le ministre de personne. C’est peut-être mon dernier combat. Si je ne suis pas élu, je conseillerai de façon désintéressée le chef d’Etat", affirme-t-il.   Alors que la situation reste tendue à Kidal, dans l’extrême nord-est du Mali, ville occupée par la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), et où l’armée malienne n’est toujours pas présente, Ibrahim Boubacar Keïta a détaillé son plan pour "remodeler le tissu social et national du pays".   "Le Mali est indivisible. Nous avons longtemps vécu en parfaite entente, pourquoi la coexistence, la convivialité serait aujourd’hui impossible ? Je crois encore pouvoir me prévaloir d’une certaine confiance de la communauté touareg, on me considère comme un homme de parole", estime-t-il.   "Elu, j’organiserai des Assises du Nord, pour aller au-delà de la loi de décentralisation, qui est insuffisante pour combler toutes les attentes. Pas seulement avec le MNLA, mais avec l’ensemble des composantes ethniques du Nord du Mali. Toutes demandent aujourd’hui un nouveau partage des responsabilités et du pouvoir", indique Ibrahim Boubacar Keïta.   Pas d’avenir pour Sanogo au Mali IBK refuse d’envisager une amnistie envers les dirigeants du MNLA, qui font l’objet de mandats d’arrêts lancés par Bamako, qui les accuse notamment de crimes commis lorsque, avec les islamistes liés à Al-Qaïda, les rebelles touareg ont lancé l’offensive contre l’armée malienne en janvier 2012.   "Nul ne saurait être au-dessus des lois. S’il y a lieu de poursuivre, il y aura poursuite", assure-t-il. Alors que la campagne présidentielle début officiellement le 7 juillet, avec une vingtaine de candidats en cours d’enregistrement, Ibrahim Boubacar Keïta déroule ses priorités: "remettre l’Etat sur pied", "bâtir une armée républicaine", "revoir le système éducatif de fond en comble".   "L’Etat malien est devenu une source d’enrichissement pour une élite, sans souci d’efficacité de l’action publique, sur le dos des populations", dénonce M. Keïta.   L’ancien Premier ministre affirme ne pas craindre l’influence du capitaine Amadou Sanogo, qui avait brièvement pris le pouvoir à l’issue du coup d’Etat qui avait renversé le président Amadou Toumani Traoré en mars 2012, précipitant la chute du Nord du pays aux mains des groupes islamistes armés, chassés par l’intervention de la France en janvier.   "Sanogo n’est pas un épouvantail, dans mon bateau, il n’y aura pas deux capitaines. Après le 28 juillet, Sanogo ne sera pas un décideur au Mali", martèle IBK.   Ibrahim Boubacar Keïta se montre confiant sur la capacité à organiser un scrutin présidentiel crédible, alors que la date du 28 juillet pour le premier tour, éventuellement suivi d’un second tour le 11 août, a été prise par le gouvernement de transition sous la pression de la communauté internationale, en particulier de la France.   "Les Maliens sont désireux de voter. Ils ont conscience qu’il y a quelque chose d’énorme en jeu", juge-t-il, tout en rappelant que la participation avait été inférieure à 30% en 2007 et que l’élection aura lieu lors du Ramadan et en pleine saison des pluies.   thm/kat/de

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Commentaires (34)

User
lagare
lagare 13 ans
pour quoi vous voter pour ibk? un vrai malien ou malienne il ne faut jamain peut voter pour ibk
Toufan
Toufan 13 ans
Les différences entre lui et les autres (FDR)sont minces surtout qu'il fut leur chef pendant 6 ans à la primature, 5 ans à l'AN et à présent Député. Donc qu'on me dise ce qu'il pourra apporter après tout ce temps avec ses semblables. Nous n'avons pas besoin d'un homme fort mais des Institutions fortes, dans un pays de paix, de justice, de solidarité et développement et à mon avis IBK avec tout le respect que j'ai pour lui n'incarne pas ces aspects de la vie. A bon entendeur salut!!!!
sabour
sabour 13 ans
IBK KANKELENTIGUI TAKOKELEN :!: IBK KANKELENTIGUI TAKOKELEN :!: IBK HOMME DE PAROLE 1er TOUR :!: IBK HOMME DE PAROLE 1er TOUR :!: :wink: ATTENTION : PAS DE SECOND TOUR ... CAR LES CONSILIABULES AMENERONT UN TOUNTROUN AU POUVOIR ... :lol: :lol: :lol:
Vision2012
Vision2012 13 ans
Voila finalement un digne fils du Mali qui emerge pour venir au seccour de son peuple. Je conseille a tout malien conscient des enjeux actuels au Mali de voir clair de savoir choisir... IBK est l'homme qu'il faut. Moi et famille entiere n'avaient jamais vote pour ce monsieur, mais la donne a change! Nous avons affaire soit a des marionnettes qui ne peuvent plus defendre l'interet national soit a des politiciens vereux qui avaient remplis d'abord la poche sans penser au peuple. Le 28 Juillet 2013 les maliens ont un choix: cest IBK. Ne prennez plus les thés, les t shirts et les jakartas pour vendre votre pays.
Manding Mansa
Manding Mansa 13 ans
Dieu, le Mali et ma Conscience. Ces 3 mots me suffisent pour te croire et aussi te voter. je suis sûr au moins que tu fera l'affaire de ce pays au moment opportun. On a juste besoin que tu permettes au Malien d'être fière de son pays partout où il se trouve. Que la vérité triomphe et que Dieu sauve le Mali. Inchaalahou tu sera le président du Mali par les urnes à l'issu de cette élection 2013... :-P :-P :-P
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