Sit-in des forces vives de la nation : Le Conseil des ministres empêché

10 Jan 2013 - 03:04
Mis à jour: 14 ans
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Les forces patriotiques politiques et sociales sont décidées à mettre la pression pour obtenir la tenue des concertations nationales entre toutes les forces vives de la nation. Ainsi, sont-elles résolues à certaines activités comme les marches et sit-in. Déjà hier, elles ont pu empêcher la tenue du Conseil des ministres. Hier mercredi, les forces patriotiques politiques et sociales ont réussi la première des activités qu’elles ont programmées pour contraindre les autorités à tenir les concertations nationales entre les forces vives de la nation. Le sit-in d’hier, qui a rassemblé plusieurs personnes très tôt le matin sur le Boulevard de l’indépendance, a atteint son objectif d’empêcher la tenue du Conseil des ministres. Il sera suivi en principe d’une marche, aujourd’hui même. D’autres activités sont également prévues et seront exécutées tant que le gouvernement n’aura pas tenu lesdites assises nationales. Ces différentes activités entrent dans le cadre des moyens de pression que comptent utiliser certaines forces vives de la nation. Lesquelles sont déjà déterminées à tenir les concertations nationales du 10 au 15 janvier. Au cours de ces assises, elles comptent mettre en place un «Conseil national de transition pour le changement» et les autres organes de la transition reconnus pertinents afin d’aboutir à un acte fondamental réputé d’application immédiate et obligatoire. Tout cela est parti de la signature d’une plateforme d’actions de ces forces vives. En effet, une coalition de plusieurs regroupements sociopolitiques s’est constituée le mardi 08 janvier pour signer une plateforme exigeant la tenue immédiate des concertations nationales entre toutes les forces vives de la nation. Présidée par Younouss Hamèye Dicko, cette cérémonie de signature de la plateforme, qui a également enregistré la présence de plusieurs chefs de regroupements sociopolitiques (Copam, Copam forces vives, MP22, Mouvement Maya ni Jogo, IBK-Mali 2012, etc.), s’est déroulée à la Maison de la presse. Les différents intervenants ont rappelé que les concertations nationales constituent une demande forte des «forces vives de la nation acquises à un changement qualitatif depuis le 22 mars ». Pour preuve, selon eux, le 06 juillet, vingt-deux regroupements, toutes sensibilités confondues, ont signé un protocole d’accord avant de se réunir chez les familles fondatrices de Bamako pour réclamer la tenue de concertations nationales au cours desquelles les Maliens auront l’occasion de se parler et d’échanger sur les questions majeures de la nation. De plus, soulignent les conférenciers, le président de la République par intérim, à son retour de la France, le 29 juillet, a annoncé une nouvelle architecture institutionnelle pour la transition, des propositions qui devaient être soumises à l’approbation d’assises nationales. Pour ce faire, une Commission nationale des concertations a été créée et a travaillé pendant des mois pour élaborer un chronogramme et des termes de référence, désigner la qualité des participants. Tout ceci a été approuvé par les plus hautes autorités qui ont décidé, après huit reports successifs, de choisir les 11, 12 et 13 décembre 2011. Des lettres d’invitation ont même été adressées aux participants avec les kits de participation. Mais à ce jour de 08 janvier 2013, constatent les conférenciers, «les concertations ne sont ni tenues ni programmées». En conséquence, les forces patriotiques politiques et sociales acquises au changement constatent le «refus du président par intérim» de tenir des assises nationales attendues par la communauté internationale et les forces vives de la nation. Selon tout le monde, elles constituent un passage obligé pour la réalisation des «objectifs cardinaux et sacrés de la transition que sont la libération du nord et l’organisation d’élections crédibles et transparentes». Les différents intervenants ne comprennent pas que les autorités aient renoncé aux concertations sans l’avis du peuple malien, et qu’au contraire elles proposent en leurs lieu et place une feuille de route devant être soumise à une assemblée nationale sans légitimité ni légalité, parce que ne détenant plus le suffrage du peuple. De plus, estiment-ils, ce refus risque de mettre en conflit la communauté internationale et les forces vives de la nation, dans un contexte de confusion où les autorités de la transition sont fortement contestées par tous, y compris par la communauté internationale qui leur dénie toute légitimité. Jusqu’où ira la détermination de la coalition ? En tout cas, le gouvernement semble avoir mesuré toute l’ampleur du risque de déstabilisation de telles activités. C’est sans doute pour cela qu’il a pris la décision, dès hier, de tenir des concertations nationales. Cheick Tandina

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Commentaires (39)

User
amakene
amakene 14 ans
Je trouve que Ibk croit que son heure est arrivée. Mais il se trompe d'époque. Il est temps de mater tout ce monde et ensuite s'attaquer aux terrostes. Qui sait, peutêtre que ces marches sont orhestrées par le groupe de kati pour retarder la montée au front. malheureusement les terroristes nous ont dévancé. C'est Blaise Copaoré , l'algérie qui jubilent à voir ce qui se passe. Que Dieu sauve le Mali.
amakene
amakene 14 ans
Les organisateurs de ces marches ne sont rien d'autre que des apatrides. Au moment où la communauté internationale est prete a aider le Mali pour chasser les terroristes hors du territoire, Ibrahim Boubacar Keita et le renegat de younouss hamey Dicko et leurs soit disant Cherif de Nioro montent au crenuu pour destabiliser davantage le pays. Où sont passés Amadou Aya Sanogo, Colonel Sinko, le fameux tortionaire de konare, et les différents chefs des armees qui ont dit que l'armée est prête et n'attend que des ordres. Il y alieu de decreter l'Etat d'urgence et mater toute personne qui tenera desormais de nous détourner de nos prorité. s se rapportant à la libération du pays> Et d'ailleurs concertations avec qui et avec quelles argent au moment où l'armée a besoin de carburantde munitions et autrespour monter au front. C'est honteux
alino T
alino T 14 ans
On ne sait vraiment pas comment qualifier ces marcheurs d'un autre temps ? Pendant que le pays brule vous vous comportez comme des enfants.......; Ce n'est pas une marche des forces VIVES c'est une marche de bande INCONSCIENT qui ronge ce qui reste du pays...Pauvres Maliens ressaisissement vous...il est encore TEMPS
aldomoro 14 ans
Qu'attend l'armee pour bombarder ces ennemis publics. Ces fils de pute. Le pays est en train de tomber danscles mains des jihadistes ces enfoires destabilisent le pouvoir de bko. Nous sommes en etat de guerre.
Massaye
Massaye 14 ans
Comment peut on appeler les organisateurs de ces manifestations de forces patriotiques? Je les qualifie des antipatriotiques. Au moment où l'armée livre bataille contre les assaillants, c'est en ce moment que certains prennent les rues de Kati et de Bamako pour manifester,demandant des concertations nationales, sans le Nord. Comme pour eux le Nord n'exoiste pas. C'est honteux! Je suis indigné et outré. Où est allé le conscientise du Malien? J'ai peur pour l'avenir de ce pays.
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