Yacouba Traoré au sujet de la crise à l’hémicycle : «Il est temps d’arrêter le dilatoire pour soutenir le président IBK»

30 Juin 2016 - 08:09
Mis à jour: 10 ans
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Yacouba Traoré au sujet de la crise à l’hémicycle : «Il est temps d’arrêter le dilatoire pour soutenir le président IBK»
Honorable Yacouba Traoré
Prendre en otage l’activité parlementaire pour régler son compte à  Issaka Sidibé, président de l’Assemblée nationale. Voilà la pratique à laquelle nous avons assisté la semaine dernière par une bande de députés frondeurs. Pour mieux comprendre  les causes réelles  de la crise, nous avons contacté  certains députés dont Yacouba Traoré. Les députés frondeurs accusent le titulaire du perchoir de mener une gestion solitaire des ressources de l’hémicycle. Une énième humiliation orchestrée par les élus du peuple contre la République et ses institutions en oubliant leur mission et foulant aux pieds le statut «honorable.» Pourquoi mettre sur la place publique un problème interne alors que l’Assemblée nationale dispose d’autres canaux pour la gestion d’une telle situation? Seuls les députés frondeurs peuvent répondre à cette question. En tout cas, la façon dont cette crise est gérée montre l’immaturité des uns et des autres et surtout l’incohérence de ceux-là qui crient sur tous les toits leur soutien au président de la République. Cette crise de l’institution parlementaire, en plus d’écorner son image, ne va pas sans conséquences sur le fonctionnement de l’institution. En effet, cette rébellion contre le président de l’Assemblée nationale a littéralement bloqué l’activité parlementaire et même gouvernementale.  Il a fallu  toute une journée de tractations dans les couloirs et autres bureaux de l’hémicycle pour qu’on assiste, le mardi dernier, à la tenue d’une séance plénière présidée par le président Issaka Sidibé. Pour mieux comprendre le principe de l’octroi des avantages au président de l’Assemblée et ses vice-présidents, nous avons approché  un ancien cadre de l’administration parlementaire ayant requis l’anonymat. Selon ce dernier, cette crise d’une bande de députés n’est que de la poudre aux yeux. Les frondeurs veulent forcer la main, puisque  les avantages accordés aux députés sont consacrés soit par une loi organique soit par une simple décision du président. «La nature des avantages dont il est question dans ce cas précis nécessite que soit prise une loi organique qui doit bénéficier de l’avis favorable de la Cour constitutionnelle après vérification. C’est cette procédure que les frondeurs  veulent contourner en demandant au président de leur octroyer par décision, toute chose qui pourrait se retourner contre lui au moment des comptes. Moi je pense que les députés doivent savoir raison gardée. En effet, le président de l’Assemblée nationale est élu pour un mandat de cinq ans et notre constitution n’a rien prévu pour pouvoir le destituer. Qu’ils attendent donc dans deux ans pour pouvoir élire un autre président à la tête de cette haute institution de notre pays… », a- t –il expliqué. En tout cas, le ton a été donné par le ministre des Finances lors de l’examen du collectif budgétaire la semaine dernière. Dans cette incohérence politique de certains députés de la majorité parlementaire,  une tendance  se dégage pour se mettre au dessus de la mêlée   et  invite les frondeurs et autres indécis au sens de la responsabilité et à l’union sacrée au tour du président de la République qui à besoin d’une majorité politique, surtout parlementaire pour relever les défis auxquels la nation malienne fait face depuis 2012. C’est le cas du député élu à Ségou, honorable Yacouba Traoré. Pour lui, l’Assemblée nationale n’a pas besoin d’un tel décor surtout venant des députés de la majoritaire présidentielle. «J’ai pas peur de donner ma position sur cette crise pour la simple raison que mon action en tant que député  s’inscrit dans une logique de soutien au président de la République. Donc c’est pour dire que le Mali n’a pas besoin  d’une crise politique. Il s’agit plutôt de  soutenir IBK par tous les moyens dont dispose la majorité présidentielle. Il appartient aux uns et aux autres d’arrêter le dilatoire pour soutenir IBK. Je suis loin d’être pour ou contre quelqu’un, mais le sens de la responsabilité doit être le maitre mot de chaque cadre politique pour mettre au devant l’intérêt du Mali au détriment de l’intérêt personnel». Même son de cloche chez le député Zoumana N’tji Doumbia qui met en doute la sincérité de ce combat. Selon lui, la crise n’est autre chose qu’un combat entre le président de l’institution et ses vice-présidents pour des divergences sur l’octroi de certains avantages. «Je n’ai pas pris part à cette histoire, car je pense que nos problèmes internes ne doivent pas impacter le travail parlementaire  pour lequel nous sommes élus. On  a  tout  le  temps  de  gérer  nos  problèmes  en interne  et  il  existe  d’autres  canaux  pour  la  gestion  de nos  différends  au  lieu  de  prendre  la  plénière  en  otage. Ça  ne  nous  grandit  pas.  Ils  ont  pris  conscience  comme  tu  as  pu  le  constater le mardi dernier avec la reprise des travaux et hier vers  15 heures un  huis  clos devrait se tenir.  Est-ce  qu’il  y  avait  réellement  contestation ? Si  tout  s’était  bien  passé  entre  eux,  personne  ne  serait  au  courant. Des  questions  d’avantages demandés  par  les  vice-présidents,  tout  est  parti  de  là,  car  le  président  aurait  refusé  de les octroyer. Ils  ont  profité  de  la  naïveté  de  certains  pour  les  embarquer  dans  un  combat  qui  n’était  pas  le  leur. C’est  après  qu’est  intervenue  la  question  de  gouvernance. Vu la gronde du peuple, chacun a semble-t-il, mis de l’eau dans son vin.» Sans risque de se tromper, on peut dire que nous sommes en face d’une majorité en manque d’inspiration pour jouer pleinement sa mission de soutien et d’accompagnement du président de la République dans la mise en œuvre de son programme de société.  Pour certains observateurs politiques, les députés du parti présidentiel ont transporté la crise qui secoue le RPM depuis un certain temps à l’Assemblée nationale. En tout cas, ni le député Mahamadou Lamine Wagué ni Korotoumou Diané, une assistante parlementaire du groupe parlementaire RPM, ne diront le contraire. Les deux cadres du parti présidentiel ont failli en venir aux mains le vendredi 24 juin 2016 à l’Assemblée nationale. Les députés doivent trouver la bonne formule de sortie de crise pour se remettre au travail.  Déjà le nombre des dossiers sur la table est important, alors que la session en cours sera  clôturée le 2 juillet 2016. Parmi ces dossiers, il faut citer l’examen et l’adoption de la loi électorale qui doit consacrer l’organisation des élections communales. L’une des priorités du président de la République dans la mise en œuvre de l’Accord de paix. Nouhoum DICKO

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Commentaires (103)

User
famois
famois 10 ans
Sans vrai enjeu il n' y a pas de conflit d'intérêt . Pour être député il faut donner du thé , des t-shirts , des pagnes , faire des sacrifices , aller voir les marabouts , les fétichistes , se vendre etc . PENSES -TU que cela est fait GRATUITEMENT si derrière il n' y a pas de compensation ?
T.Sankara
T.Sankara 10 ans
Alors arretez de venir mettre vos "der.... chauds" sur les notre froids.
Moctar Bah
Moctar Bah 10 ans
Il faut que les députés reviennent à la raison, ils ne sont pas élus pour être motiver par l'appât du gain mais pour tout autre chose. Donc qu'ils se mettent au travail.
Kankan
Kankan 10 ans
It appear the National Assembly is in disarray but, still of state to where it may be timely properly aligned to act in Malians best interest. However, as for support of the president it should be tied to his management of the greatest "monster" in Mali plus Africa as a whole. The "monster" is government corruption. The "monster" have become controlling to a degree it influence every aspect of government plus every Malian life. I wish we could kill that " monster" today. Unfortunately it is not in us as a whole to do so thus, we better cripple the "monster" at every opportunity. For such cause we know if we are to get the Malian government to serve the Malian people best interest we need tie our support to government officials to their management of corruption in a way which soon eliminates corruption. Keep it real. Peace piece. Very sincere, Henry Author Price Jr. aka Obediah Buntu IL-Khan aka Kankan.
LE GENERAL SANOGO
LE GENERAL SANOGO 10 ans
Dissoudre l'Assemblee maintenant n'est pas la solution car organiser des elections coute cher!! Le RPM doit seulement choisir avec prudence ses candidats aux elections legislatives prochaines qui autont lieu dans un peu plus de 2 ans. D'ici la', le travail parlementaire doit etre fait. L'HONORABLE ISSAKA SIDIBE' RESTE LE PRESIDENT DE L'ASSEMBLEE PENDANT TOUTE LA LEGISLATURE CONFORMEMENT A' LA CONSTITUTION MALIENNE!! LES FAISEURS DES LOIS, NE PEUVENT ABSOLUMENT PAS VIOLER LA CONSTITUTION MALIENNE! RAMADAN MOUBARAK!!!
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