Inculpation de Boukary Daou, Directeur de publication du journal Le Républicain : La France appelle à sa libération immédiate

21 Mars 2013 - 00:59
Mis à jour: 14 ans
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Boukary Daou, Directeur de publication du journal Le Républicain, inculpé et déféré à la Maison centrale d’arrêt de Bamako depuis le 18 mars 2013, est en passe de devenir un prisonnier encombrant. En plus de la mobilisation de ses confrères au niveau du Mali, de l’Afrique et dans d’autres pays à travers le monde, pour sa libération, ce dossier était hier a l’ordre du jour de la conférence de presse de Philippe Lalliot, porte parole du ministère français des affaires étrangères, qui a indiqué que la France appelait à sa libération immédiate. [caption id="attachment_134705" align="alignleft" width="300"]Philippe Lalliot Philippe Lalliot[/caption] Il n’y a aucun doute, notre confrère Boukary Daou, Directeur de publication du journal Le Républicain, inculpé et déféré à la Maison centrale d’arrêt de Bamako depuis le 18 mars 2013, est en passe de devenir un prisonnier encombrant. En cette période où notre pays, avec l’appui d’un certain nombre d’états amis, est engagé dans une guerre dont l’issu  qui ne peut être que positif  et déterminera de son existence dans le concert des nations, personne n’avait vraiment besoin de cette arrestation de journaliste qui ne sert que les intérêts d’une mauvaise publicité sur notre pays qui a déjà reçu suffisamment de coups. Si depuis bientôt un an, la crise au nord du Mali occupait une place de choix dans la conférence de presse du porte parole du ministère français des affaires étrangères, le 20 mars 2013, malgré que l’armée française  soit engagée aux cotés des valeureux soldats maliens et de la MISMA, pour bouter les djihadistes hors du Mali, l’affaire Boukary Daou, Directeur de publication du journal le Républicain, a occupé une place de choix. Cette affaire était inscrite au 6ème  point de l’ordre du jour de cette conférence de presse, en même temps que des dossiers comme la journée internationale de la Francophonie (20 mars 2013), l’attentat suicide à Kano au Nigeria,  les attentats du 19 mars 2013 à Bagdad en Irak, la visite de Mme Anabel Gonzàlez, ministre du commerce extérieur du Costa Rica (19 mars 2013), en rapport avec le processus de sélection du futur directeur général de l’OMC et la République centrafricaine. A la question : Comment réagissez-vous à l’inculpation du journaliste Boukary Daou au Mali ?, Philippe Lalliot, porte parole du ministère des affaires étrangères de la France, a été on ne peut plus clair. « La France exprime sa préoccupation suite à l’inculpation d’un journaliste malien pour «incitation à la désobéissance». Elle appelle à sa libération immédiate », a-t-il répondu. Avant de rappeler  l’attachement de la France à la liberté d’opinion et d’expression ainsi qu’à la liberté de la presse, garanties par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifié par le Mali. « Le respect de ces libertés est un élément indispensable du retour à l’Etat de droit et de la réussite du processus de réconciliation nationale », a-t-il conclu. Boukary Daou, Directeur de publication du Journal Le Républicain, arrêté le 6 mars 2013, par la sécurité d’Etat, a  été inculpé et mis sous mandat de dépôt, le 18 mars 2013. Immédiatement, il a été transféré à la Prison centrale de Bamako. Son bref séjour à la Brigade d’investigation judiciaire avait donné un vrai espoir à l’ensemble de la presse et à tous les démocrates épris de paix, de justice et de liberté de la presse, surtout au moment où notre pays a besoin d’une bonne image sur le plan internationale.  Donc, c’est à juste titre que tous croyait que Boukary Daou allait recouvrer la liberté une fois présenté au Procureur de la République. Contrairement à cette attende, c’est avec beaucoup de surprise que les journalistes maliens ont appris le 18 mars 2013, aux environs de 15 heures, que Boukary Daou, présenté au Procureur de la République de la Commune IV, a été inculpé et déféré à la prison centrale de Bamako, pour dit-on publication de faux document. Face à cette décision, les journalistes maliens réunis en assemblée générale à la Maison de la Presse, le 19 mars 2013, ont décidé de maintenir leur mot d’ordre de boycott de la couverture médiatique de toutes les activités du Gouvernement  jusqu’à nouvel ordre. En attendant, la date du procès fixé pour le 16 avril 2013, Me Lamissa Coulibaly, Me Cheick Oumar Konaré, Me Mamadou Camara et tant d’autres avocats, ont introduit une demande de mise en liberté provisoire de notre confrère et collègue de service. Et, cette sortie officielle de l’Etat français depuis l’inculpation de notre confrère est un soutien inestimable pour l’ensemble des journalistes à travers le monde qui se sont mobilisés pour la libération immédiate de Boukary Daou. Assane Koné

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Commentaires (40)

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bekaye
bekaye 14 ans
Tu as raison. On doit laisser la justice faire son travail. Sourtout quand on sait qu il n y a pas de justice.
Bekaye
Bekaye 14 ans
Le chef de la transition tabasse dans son palais, le prince de la nasa jete a la porte quand il croyait que le seul nom Check Modibo Diarra signifiait intouchable; le journaliste Daou enforce sans raison; mes amis, pourquoi organer des elections libres dans un pays marie a un simple homme en uniforme responsable des pertes humaines et financiaires? Oui, il sagit de ce SANOGO, ce lion dans les departements d etats; ce mal pour la race malienne. Mais chaque chose a une fin et je crois qu il rn est de meme pour cet allie du MNLA, des islamistes, et de tout ce qui est appele au Mali
ERAMO
ERAMO 14 ans
Dire que le Mali a reculé de 70 points à cause de l'arrestation du journaliste est sans aucune importance, car le Mali n'a jamais mérité un qlconq classement. Ou est le modèle de démocratie Malien tant crié par d'autres pour nous distraire? La presse a une grande part dans la chute libre que le Mali vient de connaitre, car elle n'a jamais critiqué quand le gvrnmt d'ATT était dans ses abus. La presse était bien servie, car des promotions ont été distribuées à tour de bras pour des gens qui n'ont aucun mérite. La presse ne fait qu'animer la galerie exactement comme les artistes. Corompus jusqu'à l'os, les enveloppes ont toujours remplacé les bics dans ce Pays. Ce que je ne comprends pas est de savoir si par là la presse veut nous faire savoir qu'1 journaliste quoi qu'il fasse ne doit être arrêté? quel est donc le risque de votre métier?
CHAUVIN QUI PENSE QUE L'AVENIR DU MALI PASSE PAR UN LEADER FORT COMME IBK
CHAUVIN QUI PENSE QUE L'AVENIR DU MALI PASSE PAR UN LEADER FORT COMME IBK 14 ans
De grace laisser la justice faire son boulot,elle est souveraine autant que la justice de l'hexagone.Je comprends plus le peuple malien,quand la justice n'arrete pas,on la traite de tous les noms.
LaBamakoise
LaBamakoise 14 ans
Si effectivement votre IBK est élu, vous lui rendriez service en lui conseillant vivement de se pencher sur la réforme de la justice malienne: Car la "justice" malienne est actuellement inexistante.
CHAUVIN QUI PENSE QUE L'AVENIR DU MALI PASSE PAR UN LEADER FORT COMME IBK
CHAUVIN QUI PENSE QUE L'AVENIR DU MALI PASSE PAR UN LEADER FORT COMME IBK 14 ans
T'inquietes la bamakoise,bientot on devoilera le programme de notre campagne,je suis sur que la justice malienne sera un grand theme de debat.
bien bien
bien bien 14 ans
ô les Maliens ! restez tjrs les bras croisés, hier c'était ATT, les politiques, Cheick Modibo; N'diaye bah, aujourd'hui c'est la presse et demain à qui le tour. tous le monde aura son compte dans cette affaire du nouveau Mali
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