Daniel A Téssougué, procureur général de la cour d’appel de Bamako : « Il ne doit plus y avoir d’impunité, la justice doit…»

05 Fév 2013 - 01:17
Mis à jour: 14 ans
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‘’La justice face à la crise du Mali’’. Tel était le thème de l’émission « Questions d’actualité » sur l’Office de radiodiffusion télévision du Mali (Ortm) le dimanche 03 février 2013. L’émission était présentée par Mariam Sèye Traoré et Abass Fambougoury Traoré de l’Ortm. Ils recevaient sur le plateau le procureur général de la cour d’appel de Bamako, Daniel A Téssougué ; Me Kassoum Tapo, député à l’Assemblée Nationale ; Me Issaka Keïta, bâtonnier de l’ordre des avocats ; Me Moctar Mariko, président de l’Association malienne des droits de l’homme. Au cours de cette émission, les invités ont tous jugé la nécessité de l’état d’urgence au Mali. [caption id="attachment_107255" align="alignleft" width="315"] Daniel Tessougué, Procureur Général[/caption] Depuis le 17 janvier 2012, le Mali traverse une crise des plus aiguës de son histoire. Aucune initiative n’est de trop pour trouver une issue  favorable à cette crise. Et depuis le 11 janvier 2013, le Mali est en guerre. Ce qui a poussé le gouvernement malien à décréter l’état d’urgence sur toute l’étendue du territoire national du Mali. A cet effet, le thème de l’émission Questions d’actualité sur l’Ortm du dimanche dernier a porté sur ’’ La justice face à la crise du Mali’’. Pourquoi la nécessité de l’état d‘urgence ? Pour le PG, Daniel Téssougué, c’est parce que le pays traverse une crise et il fallait prendre des dispositions pour limiter certaines libertés telles que la liberté d’expression et de réunion. Selon lui, il y a eu trop de laxisme et d’impunité. « Il ne doit plus avoir d’impunité sur le plan national et international même si la négociation viendra après, il faudra que la justice fasse son travail », a déclaré le PG. Il a rappelé que l’Assemblée nationale devrait interpeller le gouvernement suite à l’accueil qu’il a réservé aux bandits armés avec bagages. De l’avis du PG, le magistrat doit être indépendant par son comportement tout en appliquant la loi. Le Bâtonnier de l’ordre des avocats, Me Issaka Keïta, a également apprécié la nécessité de l’état d’urgence car selon lui, l’État doit assurer la sécurité des citoyens. « La situation que nous vivons aujourd’hui impose cette mesure qui, du reste, est salutaire. Nous devons travailler à préserver l’Etat de droit en tant que nation civilisée. Le droit à la défense est un droit sacré, quel que soit l’ampleur des faits, les criminels seront défendus pour que la justice soit équitable. Le gouvernement doit faire de l’État de droit le socle de son action. L’institution judiciaire doit s’assumer tout en prenant sa place», a-t-il dit. Me Kassoum Tapo, député à l’Assemblée Nationale a fait savoir que le gouvernement aurait pu prendre la décision par ordonnance, mais le gouvernement a saisi l’Assemblée nationale pour que les députés puissent s’exprimer sur l’état d’urgence. La cour pénale internationale est compétente quand les juridictions nationales sont défaillantes. L’Assemblée nationale a joué pleinement son rôle. Pour preuve : les missions effectuées à Bruxelles, en France, aux Nations Unies etc. Concernant l’affaire dite des « bérets rouges », Me Tapo a souligné que le PG a raté l’occasion de démissionner car il y a eu des obstructions extrajudiciaires. Pour lui, il y a un problème de formation du juge et de l’avocat qui est à la base de la corruption et de surcroît, on a l’impression que certaines décisions sont instrumentalisées. « La justice est un domaine très sensible dans toute société, c’est le pilier de la démocratie, du développement. S’il n’y a pas de justice, personne ne viendra investir dans le pays », a conclu Me Tapo. Selon le président de l’Association malienne des droits de l’homme, Me Moctar Mariko, l’état d’urgence est une nécessité pour le Mali mais il ne faut pas qu’il y ait dérapage. Car le droit à la vie ne doit pas être atteint. « Le peuple malien est meurtri dans sa chair mais cela n’explique pas la vengeance. C’est la justice qui doit juger les criminels », a-t-il dit. Me Mariko regrette de voir que le Mali n’est pas un État fort. Aguibou Sogodogo  

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Commentaires (13)

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malindivisble
malindivisble 14 ans
Tapo qui a bouffé l'argent de la CENI pense que le procureur va demissionner pour que lui et ses amis du FDR continuent de boire le sang malien: c'est raté car apres la liberation du nord la justice malienne avec Malick et Tessougé va reprendre million par million et milliard par milliard detourné au Mali. Tous ces voleurs de la Republique vont repondre de leurs actes.
Shara
Shara 14 ans
Nous voulons qe le ministre de la justice demissionne il est coronpu .aya sanogo lui defi nuit et jour pr qel raison ce ministre vendu ne fait rien mr le procureur tu est au courna de tou dons pa de faveur pr certain et dautre vous ls lecer ds ls bras des bandis com sanogo et son groupe.vous avez tous peur de sanogo .pitié pr le mali et ls malien
Gnousso
Gnousso 14 ans
Nous avons entendus ses genres de discours depuis que nous savons lire écrire. Le procureur qui est nommé et corrompu ne pourra rien faire. Non lieu ou liberté provisoire définitive.
Ben77 14 ans
Vous dites:"...l’Assemblée nationale devrait interpeller le gouvernement suite à l’accueil qu’il a réservé aux bandits armés avec bagages." Si c'est le président qui fait et défait à sa guise l'Assemblée Nationale et les autres institutions de la République, alors il a plus de pouvoir que le roi. c'est ce qui se passe dans nos soi-disantes démocraties. Pire que tout cela, le gouvernement a signé en 2006 l'accord d'Alger qui mettait en parenthèse la souveraineté du Mali sur une partie de son territoire (le nord-Mali). L'assemblés Nationale a applaudi cet accord pour faire plaisir à ATT. Seul IBK a eu le courage de dénoncer cet accord au risque de mettre ATT sur son dos.
Konaré Bouna
Konaré Bouna 14 ans
Mr le procureur, vous avez des dossiers qui vous attendent. L'armée maliienne a commis des crimes contre la population du Nord. Si tu peux faire quelque chose, tu dois allez vite. Evite surtout Mr le procureur d'ouvrir une information judiciaire dans le seul but de gêner des démarches future de la cour pénale internationale. Une chose est sûre, soit rassuré que le bruit ne s'arrêtera plus, ils seront poursuivis là où ils rentrent.
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