Mot de la semaine : Comédie

24 Juin 2016 - 00:21
Mis à jour: 10 ans
93
Mot de la semaine : Comédie
IBK
Le lundi 20 juin, date anniversaire de la signature de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation, a été choisie par le Président de la République pour rompre le Jeûne avec les groupes armés de la CMA,  de la Plateforme et des leaders religieux. A quand la fin de cette grande comédie à laquelle se livrent  chaque année nos hautes autorités politiques et religieuses avec les groupes armés de la CMA et de la Plateforme ? Cette image parue à la Télé, a été diversement interprétée par  des maliens et a suscité beaucoup de commentaires.  Beaucoup la trouvent aberrante surtout  un an jour pour jour après la signature en grandes pompes de l’Accord. Leur mécontentement est d’autant plus légitime qu’en faisant le bilan, l’on se rend compte qu’on est à la case départ.  Il n y a presque pas eu d’avancées sur la mise en œuvre de l’Accord et  pire le bilan macabre coupe le souffle et se passe de tout commentaire. En plus de ce nombre élevé de morts, ce sont des sommes abyssales des contribuables maliens qui ont pris la direction du nord tantôt pour l’organisation d’un forum factice, tantôt pour venir en aide aux populations, tantôt pour la réalisation des infrastructures socio-économiques de base. Et au même moment, les denrées de première nécessité flambent au sud et l’eau et l’électricité deviennent de plus en plus rares. Il ne serait nullement exagéré de dire que le sud est sevré de beaucoup de choses en faveur d’une infime partie qui a pris les armes aux côtés de la grande majorité des populations du nord qui sont pour le Mali et qui broient du noir. Cette cérémonie de rupture de jeûne (Iftar) qu’on peut qualifier de Comédie, allait être solennelle et pleine de sens si des avancées notoires avaient été constatées sur le terrain, si les groupes armés avaient été sincères et si le gouvernement avait joué toute sa partition.  L’heure n’est plus à ce genre de communion, qui du reste agace le peuple qui paie un lourd tribut dans cette situation de ni paix ni guerre. L’heure est à l’évaluation et à une remise profonde en cause de ce qui n’a pas marché pour avancer vite afin d’atténuer la souffrance du Peuple. Et aujourd’hui, aucun signe tangible n’annonce l’amorce d’une paix durable, surtout avec la création il y a juste quelques jours d’un nouveau mouvement politico-militaire d’obédience peulh au centre. En définitive, il est temps pour nos autorités de changer de fusil d’épaule avant qu’il ne soit trop tard. Il faut qu’elles comprennent enfin qu’une paix ne peut être durable que si elle est inclusive. Youssouf Sissoko [email protected]

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (93)

User
L\'ENFANT DE BOUGOUNI
L\'ENFANT DE BOUGOUNI 10 ans
Ça n'étonne vraiment pas de voir ce genre d'articles qui sont l’œuvre des personnes qui veulent coute que coute saboter les accords de paix. Si vous comparez les actions pour le rapprochement des acteurs en vue d'aller à la paix à "une comédie"; on ne peut que conclure à votre mauvaise foi.
MALI DAMBE
MALI DAMBE 10 ans
Pour votre information nous ne sommes pas au point de départ. Malgré les difficultés, les accords de paix ont connu des avancées: • la nomination et l’installation des Gouverneurs des nouvelles Régions de Taoudéni et Ménaka pour lesquelles une enveloppe de 1 milliard huit cent millions de FCFA a été affectée pour la réhabilitation, la construction et l’équipement d’infrastructures de l’Administration générale ; • la promulgation de la Loi instituant les Autorités intérimaires, puis l’adoption du Décret fixant les modalités de mise en place desdites Autorités ; • l’amorce du processus de révision de la Constitution, à travers la mise en place du groupe de relecture et l’élaboration du chronogramme de travail, notamment pour prendre en charge les dispositions de l’Accord relatives à la mise en place de la 2ème chambre du Parlement, le Sénat ; • la création du cadre institutionnel de la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS) avec la nomination d’un Commissaire à la RSS ainsi que la relecture en cours du décret créant le Conseil National de la RSS. Ce travail a été fait en collaboration étroite avec les représentants des Mouvements signataires. Dans la même veine, la Commission Nationale de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (CN-DDR) et la Commission Intégration (C-I) ont été aussi créées ; • la prise en charge par le Gouvernement des combattants des Mouvements signataires, en attendant le démarrage effectif du processus de DDR ; • l’identification des vingt – quatre (24) sites de cantonnement à viabiliser et le début de construction de trois (3) sites (Likrakar, Fafa, Inegar) et l’accord pour en construire cinq (5) autres supplémentaires ; • la réalisation en octobre 2015 de la première patrouille mixte (FAMA et Mouvements signataires) ; • la remise des listes partielles des ex-combattants des Mouvements signataires de l’Accord, en vue de la constitution des premières unités du Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC) et du démarrage des opérations de pré-cantonnement et de DDR. Au plan du développement économique social et culturel, les efforts ont porté sur : o la poursuite des actions de développement sur le terrain là où les conditions de sécurité le permettent, à travers notamment les projets et programmes sectoriels en cours ; o la mise en place et l’installation des Agences de Développement Régional (ADR) dans toutes les Régions et le District de Bamako avec une dotation budgétaire conséquente sur l’exercice 2016 ; o l’organisation de la Conférence de Paris du 22 octobre 2015 pour la mobilisation des fonds nécessaires à la mise en œuvre de l’Accord (avec 3,2 milliards d’euros d’annonces faites) ; o la réalisation de la Mission d’Evaluation Conjointe sur le Nord du Mali (MIEC-Nord/Mali) dont le Rapport final a été déposé en avril 2016 ; o la rédaction de la Stratégie Spécifique de Développement des Régions du Nord du Mali (SSD/RN). Le Gouvernement entamera des missions d’information sur le terrain avant de déposer le document finalisé et validé auprès du CSA ; o la mise en place, au Ministère de l’Economie et des Finances, d’une équipe chargée de définir l’architecture financière du Fonds de Développement Durable des Régions du Nord du Mali (FDD/RN). Ce fonds sera alimenté en premier lieu à hauteur de 300 milliards de FCFA sur la période 2016-2018, au titre de « l’effort de paix » du Gouvernement malien .
FOXTROXE
FOXTROXE 10 ans
Je pense que pour la paix et la réconciliation nationale nous devons leur pardonner et accepter de vivre ensemble pour le bonheur du peuple malien. Il faut dire que le gouvernement est au boulot pour le retour de la paix et il faut accepter de collaborer.
HARMONIE
HARMONIE 10 ans
Restons confiants, car malgré les quelques coups médiatiques de l’opposition, les accords d’Alger et d’Anéfis progressent et va nous envoyer à la paix.Le président IBK dans cette allocution a mis l’accent sur les avancées dans la mise en œuvre de l’accord.Le Mali arrivera certainement à la pais avec le président IBK.
Victor Taki
Victor Taki 10 ans
Nous devons savons qu’un calendrier a été mis en place pour l’installation des autorités intérimaires et le reploiement de l’administration dans les cinq régions du nord. Une chose est certaine c’est que le gouvernement et les groupes armés sont parvenus à un accord mais il serait mieux d’accélérer le processus afin d’éviter encore des blocages car avec les groupes armés il faut attendre à tout.
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (114)
  • Nfp (87)
  • Kankan (45)
  • Sissoko (33)
  • Coulibaly Yacouba (19)