Grande marche contre la révision constitutionnelle à Bamako La Plateforme « An tè, A Bana ! » plus que jamais déterminée pour le retrait du projet

17 Juil 2017 - 00:15
Mis à jour: 9 ans
18
Grande marche contre la révision constitutionnelle à Bamako La Plateforme « An tè, A Bana ! » plus que jamais déterminée pour le retrait du projet
La Plateforme « An tè, A Bana ! » plus que jamais déterminée pour le retrait du projet
Après une grande marche pacifique de protestation effectuée le 17 juin dernier, un grand meeting tenu le 1er juillet dernier, la Plateforme « An tè, A bana : Touche pas à ma constitution ! » qui regroupe plus de 100 associations de la société civile, des organisations syndicales et une quarantaine de partis politiques a, battu le pavé, le samedi 15 juillet 2017 à Bamako, pour inviter le président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) à retirer purement et simplement la loi portant révision de la constitution du 25 février 1992. Cette marche a débuté aux environs de 10 heures à la place de la liberté, en passant par la place de l’indépendance pour prendre fin aux environs de 12heures à la bourse du travail. Selon les organisateurs, ladite marche était synchronisée avec celle de certaines localités de l’intérieur et de l’extérieur du pays comme Kayes, Mopti, Ségou, Dakar (Sénégal), les Etats Unis d’Amériques. Trois fois successives, les organisateurs  ont réussi le pari de la mobilisation qui, selon eux, est un « signal fort, un carton rouge au président de la République, au gouvernement et au Ministre de la Réforme de l'État qui sont allés chercher à l'étranger une constitution qu'ils voudraient substituer à celle adoptée par le peuple souverain du Mali ». Vêtus en rouge et noir, accompagné des casquettes rouges, des milliers de personnes, peut être un million  selon les organisateurs, ont pris part à cette deuxième marche pacifique de protestation organisée par la Plateforme « An tè, A bana : Touche pas à ma constitution ! ». Parmi les marcheurs, on notait  la présence de plusieurs leaders de la classe politique et de la société civile : le chef de file de l’opposition, l’honorable Soumaïla Cissé non moins président de l’Union pour la République et la démocratie (Urd), le président du Parti pour la renaissance nationale (Parena), Tiébilé Dramé, les anciens Premiers ministres du Mali (Soumana Sako, Modibo Sidibé), Nouhoum Togo du Pdes, Daba Diawara du PIDS, Modibo Sangaré de l’UNPR, Mamadou Oumar Sidibé de PRVM Fasoko, Djibril Tangara du FCD, Pr Salikou Sanogo, Me Demba Traoré, Dr Madou Diallo, honorable Mody N’Diaye de l’URD, Souleymane Koné des Fare An Ka wuli, Me Amidou Diabaté et Djiguiba Keïta alias PPR du Parena, les honorables députés Amadou Thiam et Amadou Araba Doumbia du groupe parlementaire Adp-Maliba/ Sadi, le secrétaire général de la CSTM, Hammadou Amion Guindo, les leaders du Mouvement « Trop c’est Trop » comme Amara Sidibé , Amadou Beidi Daou et bien d’autres. Cette marche contre la révision constitutionnelle est partie de la place de la liberté à la bourse du travail en passant par la place de l’indépendance. La marche qui s’est déroulée sans incident, était encadrée par les forces de défense et de sécurité du Mali. On pouvait lire sur les banderoles : « Touche pas à ma constitution », « IBK, respectez le peuple», « Non non au bricolage de la constitution de 1992». Les marcheurs scandaient : «IBK, carton rouge », « IBK, démissionner», « Non à la constitution extérieure ». Au cours de la marche, il y a eu, à plusieurs reprises, l’exécution de l’hymne national du Mali. Arrivé à destination, le président de l’Adp-Maliba, l’honorable Amadou Thiam, ancien deuxième vice-président de l’Assemblée nationale du Mali, vice président de la Plateforme « An tè, A bana : Touche pas à ma constitution ! » a fait la synthèse d’une déclaration en langue Bambara. Dans cette déclaration, il a fait savoir que ce samedi 15 juillet est un autre jour historique dans la longue lutte du peuple malien pour la dignité, la justice sociale et la démocratie. A l’en croire, la marée humaine de ce jour est le témoignage éloquent de la détermination des forces vives du Mali à combattre le mépris, l'arrogance, l'autisme et les tentatives d'instaurer dans le pays, un pouvoir personnel rétrograde. ‘’La victoire finale, c’est le retrait pur et simple du projet IBK-Tapo-Ceccaldi’’  « La mobilisation de ce jour est un autre signal fort, très fort, un carton rouge au président de la République, au gouvernement et au Ministre de la Réforme de l'État qui sont allés chercher à l'étranger une constitution qu'ils voudraient substituer à celle adoptée par le peuple souverain du Mali au lendemain de la conférence nationale de toutes les forces vives du pays ! Leur constitution, la constitution d'IBK et de Tapo n'est pas la nôtre. Notre constitution a été écrite avec le sang du peuple. Leur constitution a été écrite avec l'encre de l'argent du peuple par des experts étrangers. Ils ont osé, oui, ils ont osé ! Dans le mépris de la dignité du Mali ! IBK, son parti, son gouvernement et son Ministre veulent imposer leur constitution à notre peuple. L'accepteriez-vous ? NON, NON ET NON ! Nous ne l'accepterons pas ! », souligne la déclaration de la Plateforme. Les organisateurs de la marche déplorent le fait que les gouvernants ont déclaré que "l'insécurité était résiduelle" au Mali. « La guerre d'Anéfis, l'embuscade meurtrière contre nos chers FAMAS à Ménaka, les attaques contre les postes de gendarmerie dans tout le centre, les 100 coups de fouet infligés aux agents municipaux à Korienzé, les tribunaux islamiques, les humiliations subies par les chefs de villages et les notables dans les cercles de Ténenkou et de Youwarou, le drapeau national descendu, plié et rangé à Kouakourou (Djenné), c'est bien entendu de "l'insécurité résiduelle » !!! Les 600 morts de janvier à juillet, c'est de "l'insécurité résiduelle » !!! Les 500 écoles fermées, les centaines d'enseignants abandonnant leurs postes, c'est de "l'insécurité résiduelle » !!! Les dizaines de sous-préfets fuyant leurs postes, c'est de "l'insécurité résiduelle’’ », ont martelé, les organisateurs, dans leur déclaration. Selon la Plateforme, le message envoyé au président de la République de la mi-juin à la mi-juillet au Mali et dans notre vaillante et digne diaspora est clair, très clair : "Monsieur le président, votre constitution n'est pas la constitution du peuple, retirez votre projet, renoncez à cette révision constitutionnelle » ! La Plateforme a invité les gouvernants à respecter les droits démocratiques du peuple malien, la liberté de réunion, le droit de manifestation, la liberté d'expression et le droit à l'information. En outre, ils ont invité les dirigeants à cessez d’harceler et de museler les radios et télévisions libres qui sont soumises à des sanctions administratives et financières qui n'honorent pas la démocratie. Idem les attaques contre Facebook et les autres réseaux sociaux ! « Monsieur le président, Libérez l’ORTM et mettez fin à l’information à sens unique. Continuons le combat, continuons le combat, continuons ce combat démocratique, continuons cette mobilisation jusqu’à la victoire finale. La victoire finale, c’est le retrait pur et simple du projet IBK-Tapo-Ceccaldi », a conclu l’honorable Amadou Thiam. Aux dires de l’honorable Thiam, cette marche était synchronisée avec celle de certaines localités de l’intérieur et de l’extérieur du pays comme Kayes, Mopti, Ségou, Dakar (Sénégal), les Etats Unis d’Amériques. Pour sa part, le chef de file de l’opposition, l’honorable Soumaïla Cissé a fait savoir qu’il y a eu 2 millions de marcheurs à Bamako et à l’intérieur du pays pour exiger le retrait du texte. Quant à l’ancien Premier ministre Soumana Sako, il a donné des sages conseils aux pouvoirs publics et à certains religieux à respecter les droits humains et surtout à ne pas faire usurpation de fonction. « La dictature, à bas », a-t-il scandé. Aguibou Sogodogo

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (18)

User
Dr ANASSER AG RHISSA
Dr ANASSER AG RHISSA 9 ans
Bonjour, N’oublions pas qu’IBK est le constituant principal, il est à l’origine de cette révision de la constitution de 1992. Il n’a fait que démarrer, en exprimant les besoins et les contraintes, un processus complet de révision de cette constitution de 1992 du Mali. Dans le point 2 de cette lettre ouverte, vous trouverez que le processus de révision de la constitution est optimal et qu’il a fait intervenir des représentants de toutes les forces vives Maliennes depuis le comité des experts, à travers le gouvernement, jusqu’à l’assemblée nationale qui a réalisé plus de quatre cent écoutes incluant dans les régions et au sein de la diaspora. Même les travaux de la commission DABA ont été utilisés par les députés, surtout ceux de la commission LOIS, en étudiant l’état de l’existant : qu’est-ce qui a été fait avant et comment s’en servir ? UNE CONFERENCE SOUVERAINE N’A PAS ETE UTILISÉE MAIS LE RÉSULTAT SERAIT ÉQUIVALENT DU POINT DE VUE DE L’OPTIMALITÉ EN SE BASANT SUR L’ANALYSE SCIENTIFIQUE SUIVANTE. L’analyse scientifique de ce processus a montré qu’il a abouti à une solution optimale à travers une politique optimale de révision de la constitution de 1992 : voir ci-dessous. Conséquence : LA CONSTITUTION RÉVISÉE, DONT ON DISPOSE ACTUELLEMENT, EST VRAIMENT OPTIMALE ETANT ISSUE D’UNE POLITIQUE OPTIMALE DE RÉVISION DE LA CONSTITUTION de 1992 ET CORRESPONDANT A UN CONSENSUS DE FAIT ENTRE LES ACTEURS MALIENS, EN PARTICULIER ENTRE LA MAJORITÉ ET L’OPPOSITION (Cf. L’ANALYSE SCIENTIFIQUE VUE AU POINT 1 de la lettre ouverte). Voir le détail du Point 2 dans la lettre ouverte : Est-il nécessaire d’avoir une relecture complète de la constitution révisée ? Devant la demande du camp du NON, même si, par hasard, le Président de la République recule pour une raison ou une autre, ça ne serait pas, à mon avis, pour retirer définitivement la constitution révisée mais il pourrait être tenté, pour aller dans le sens de la demande du camp du NON, par une seconde lecture complète de la révision de la constitution précédée d’une concertation inclusive entre toutes les forces vives Maliennes, avec des propositions de nouveaux amendements, avant la soumission de la loi révisée aux députés. Mais, une deuxième lecture complète de la constitution révisée, est-elle nécessaire ? Compte-tenu du consensus de fait établi entre la majorité et l’opposition ET des consultations qui avaient été faites par le comité d’experts, par le Ministre Tapo et par la commissions LOIS de l’assemblée nationale (plus de quatre cent écoutes intégrant celles dans les régions et de la diaspora), je trouve qu’on recommencera un processus qu’on a déjà déroulé. Dommage, quelle sera la perte de temps et d’argent ? VOUS SAVEZ, DANS LE DOMAINE SCIENTIFIQUE, EN PROGRAMMATION DYNAMIQUE, ON DIT QU’UN SYSTÈME QUELCONQUE (cas de l’État Malien qui souhaite la révision de la constitution de 1992) DEVANT OPTIMISER UNE FONCTION COUT QUELCONQUE (cas de la conception de notre constitution révisée répondant aux besoins des Maliens), SOUMIS A PLUSIEURS SOLLICITATIONS ÉMANANT DES ACTEURS MALIENS (citoyens, institutions et organisations Maliens aux niveau local et/ou régional et/ou national et/ou international), éventuellement épaulés par des PARTENAIRES (à travers de la consultance), ET COMPORTANT PLUSIEURS VARIABLES (chaque acteur pouvant émettre des amendements à volonté), SE METTRA EN ÉQUILIBRE QUELQUE SOIT L’ÉTAT DE DÉPART (cas de la proposition, faite par le gouvernement, à partir de celle des experts ou de toute autre proposition, à l’assemblée nationale d’un projet de constitution révisée) DE CE SYSTÈME. Cet équilibre correspondra aux souhaits et besoins de ses acteurs. Les différents états du système correspondent chacun à une proposition de révision de la constitution par des acteurs Maliens, éventuellement aidés par des partenaires, à une étape donnée du processus de révision de la constitution. Il y a plusieurs étapes du processus de révision de la constitution : l’étape du constituant principal (le Président exprimant les besoins et des contraintes), l’étape du gouvernement pour compléter les besoins, l’étape des experts nationaux (pour le projet de révision après écoute des acteurs) épaulés éventuellement par des experts internationaux, l’étape de la cour suprême pour validation la proposition des experts avant de l’envoyer au gouvernement, l’étape du gouvernement pour réceptionner le projet de révision de la part de la cour suprême et des experts, l’étape du Président pour voir si ses besoins sont pris en compte par les experts et le gouvernement, l’étape du gouvernement pour amendements avant envoi à l’assemblée nationale pour amendements, écoutes des acteurs et vote de la constitution révisée, étape de la cour constitutionnelle pour étude de la constitutionnalité, retour au gouvernement, étape du constituant principal pour éventuelle promulgation, étape de la saisine éventuelle de la cour constitutionnelle, étapes éventuell
Emoo
Emoo 9 ans
Du n'importe quoi....! du coq a l'ane on ne comprend rien de ton charabia.... fameux dr TIC....
ceha
ceha 9 ans
Dans son programme de campagne a ma connaissance, n'y figure pas la révision de la constitution. Ce qui se fait n'est il pas un abus de confiance ou une trahison de la parole donnée
Mamadou NOMOKO
Mamadou NOMOKO 9 ans
Nous sommes avec son projet de révision de la constitution , les manifestations vont se poursuivre partout dans le pays et dans les pays à forte émigration malienne . Même si IBK faisait deux mandats, il ne pourra présenter aucun bilan de ses réalisations . Sa priorité est le règlement de l'insécurité au nord, au lieu de le régler , il fait l'affaire des bandits Armés.
IBK démission. Le Peuple dans la rue jusqu'à sa fuite et l'armée doit contrôler l'aéroport.
IBK démission. Le Peuple dans la rue jusqu'à sa fuite et l'armée doit contrôler l'aéroport. 9 ans
IBK n'est pas intelligent et son entourage alimentaire l'induit davantage en erreur. Tous les maliens dans la rue jusqu'à sa tentative de fuite du Pays. Bloquez l'aéroport et toutes les voies éventuelles pour empêcher sa fuite avec nos sous. C'est ce qui reste sinon il va imposer son contrat avec les signataires de l'accord et l'accord est un cauchemar pour les populations majoritaires, c'est très claire.
Kankan
Kankan 9 ans
comrades with all my heart I wish you all well plus hope you all doing right thing. However even more I want you to take your great energy plus motivated ways to move Mali living conditions to be best in this world. There is much to do but you all are able to do it. Very much sincere, Henry Price Jr. aka Obediah Buntu Il-Khan aka Kankan. translationbuddy.com
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (115)
  • Nfp (87)
  • Kankan (53)
  • Sissoko (32)
  • Coulibaly Yacouba (19)