Au cours de deux patrouilles militaires à Sokorodji du 25 au 30 août : L'armée démantèle un camp d'entrainement de 400 recrues, procède à l'interpellation de 32 personnes et saisit un arsenal de guerre impressionnant

31 Août 2012 - 10:49
Mis à jour: 14 ans
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[caption id="attachment_88825" align="alignleft" width="310"] Le Genéral Tiéfing Konaté[/caption] Les forces de sécurité ont découvert l'existence d'un centre de formation militaire illégalement implanté à Magnambougou-Sokorodji dans la nuit du vendredi 24 au samedi 25 août 2012. C'était au cours d'une opération de sécurisation menée dans la ville de Bamako et ses environs. Au cours de cette opération, il a été procédé à l'interpellation d'un certain Mamadou Diouara et Youssouf Ndaou, deux responsables du camp d'entrainement.

De sources proches de l'armée  " les deux personnes ont été appréhendées pour les besoin d'une enquête qui vient d'être ouverte ". Car, l'existence d'un tel centre devrait faire l'objet d'une autorisation officielle. Il nous est revenu que ce sont des volontaires qui ont été recrutés pour aller combattre au nord qui s'entraînent dans ce centre. " Mais, même dans ce cas de figure, c'est-à-dire pour un motif noble, celui d'aider à libérer la partie nord du pays occupée, les promoteurs de cette initiative auraient dû informer les autorités. Nous ne saurions tolérer de telles initiatives unilatérales, fut-il pour un élan patriotique de reconquête des localités du septentrion ", nous a confié une source proche de la grande muette.

Au ministère de la sécurité intérieure et de la protection civile, on estime que les seules brigades d'autodéfense qui vaillent aujourd'hui sont celles basées à Soufroulaye et Sévaré. Lesquelles sont jugées mieux structurées avec des encadrements cohérents.

Ce camp d'entrainement baptisé " Bouyan Ba Hawi " littéralement traduit " plutôt la mort que la honte " et qui encadrait plus de 400 recrues dont une dizaine de femmes, était mal perçu par les autorités militaires compte tenu de son implantation à Bamako et du caractère confidentiel entretenu sur son existence. Les recrues du camp procédaient à des exercices de tir à balle réelle sur le plateau de Sokorodji, troublant la quiétude des populations avoisinantes. Aux dires des responsables militaires, il a été décelé au sein de cette milice, des déserteurs et des militaires en abandon de postes qui font office d'encadreurs. Des fusils de guerre, des grenades et des munitions ont été découverts lors d'une descente de l'armée sur les lieux.

Au ministère de la  sécurité intérieure et de la protection civile, on a vite pris soin de dénoncer la présence de cette milice en possession d'un arsenal de guerre dont seule l'armée peut disposer.

" Aucune structure, autre que les forces armées et de sécurité n'est autorisée à disposer d'un arsenal de guerre sans une autorisation officielle. Elle constitue plus un danger qu'une solution à nos problèmes de sécurité. Les forces de défense et de sécurité du Mali font de la sécurisation des populations et leurs biens ainsi que la reconquête des localités du nord une  mission sacerdotale. Si l'intention réelle de cette brigade était la reconquête du nord, elle aurait dû aller se joindre aux autres groupes d'autodéfense présents à Sévaré ; au lieu de disperser ses forces ", déclare l'état-major de l'armée malienne.

 Nous y reviendrons.

Abdoulaye DIARRA

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Commentaires (46)

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GARANKO
GARANKO 14 ans
Que les autorités du Mali s'inspirent de l'exemple sécuritaire du Niger! Pire qu’une tautologie si nous nous évertuons encore à diagnostiquer les maux de notre pays, le Mali, dont nous nous réclamons sans cesse en évoquant des hommes et des femmes illustres du passé. Les maux sont connus, cernés et ciblés ; seulement, ceux qui devaient ou doivent les éradiquer depuis, se plaisent et en font une source pour parvenir, se maintenir, voire se succéder. Il est nécessaire d’avoir une vision claire et proposer des remèdes à court, moyen et long termes aux maux endémiques relatifs à : - L’insécurité au Nord du Mali, - La Démocratie et l’autorité de l’État, - L’école malienne, - La santé, - L’agriculture et la commercialisation des denrées, - Le commerce, - La circulation routière et le transport, - La sécurité urbaine et interurbaine, - La communication : les médias, - L’élection présidentielle. Nous retiendrons une fois pour toute que l’essor d’un pays, comme le nôtre, repose sur les domaines suivants : - L’unité répondant à la devise de notre nation : Un Peuple – Un But – Une Foi ; - L’appel de notre hymne national qui en dit plus ; - L’autosuffisance alimentaire par le développement de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche - L’éducation avec une politique éducative qui débouche sur l’emploi des meilleurs, voire une façon de cultiver l’excellence dont on parle tant ; - La santé par le développement des centres et surtout le recrutement des médecins, infirmiers et autres techniciens ; - La sécurité de l’intégrité territoriale, de la société civile, par le recrutement et la formation militaire avec les moyens adéquats. Le combat à engager illico presto consiste à dépêcher les moyens logistiques, l’armement nécessaire, les hommes sur les terrains des opérations avec les mesures d’accompagnements. - Ne plus négocier la paix avec les touaregs rebelles appelés à tort bandits armés. Une rébellion ne se négocie pas, elle se mate. - Ramener, le plus vite que possible, les officiers connus de tous avec l’armement nécessaire et les hommes valeureux pour juguler cette crise. - Arrêter de distribuer l’argent du contribuable malien aux apatrides, aux revenants, aux barbares. - Récupérer les armes et les engins de ces revenants qui d’ailleurs ne sont pas tous des maliens. - Favoriser le retour et la sécurité des réfugies maliens non impliqués dans la rébellion du nord. - Restaurer rapidement l’autorité de l’État à tous les niveaux ; - Rencontrer les différents syndicats des travailleurs du Mali, leur expliquer et les inviter à surseoir à tout mouvement pouvant freiner la marche vers la restauration de l’autorité de l’État ; - Lutter contre l’incivisme, l’absentéisme, la gabegie, la corruption, la vénalité dans tous les secteurs étatiques et économiques, en prenant des sanctions conséquentes et pas des moindres ; - Procéder à la vérification des Attestations, des Brevets, des Certificats et des Diplômes scolaires dans tous les services et au sein des Forces Armées et de Sécurité ; - Arrêter la distribution de galons au sein des Forces Armées et de Sécurité ; - Arrêter le favoritisme, le népotisme lors des recrutements dans l’armée, à la police, à la gendarmerie etc. - Décider de l’existence d’une seule Fonction Publique de l’État qui gère tous les travailleurs ; - Favoriser et promouvoir le recrutement des jeunes dans le secteur privé et par les privés qui doivent les inscrire à l’Institut de Prévoyance sociale (INPS) ; - Amener tous ceux qui ont dilapidé les biens de l’État, à payer ; - - Revoir la pertinence du nouveau découpage administratif par rapport à l’existant
shykassy hama
shykassy hama 14 ans
Honte d'etre malien pendant que nos regions sont prises une à une nous trouvons le moyen de courber l'echine devant Alassane Ouattara ou Blaise Compaore. Au lieu de négocier l'autorisation de nos armes bloquées et lancer l'offensive. Les soldats de CEDEAO sont à l'image de nos fuyards du Nord. Ils ne viennent pas pour mourrir au Mali. Ils ne pensent qu'à leurs perdiems. L'on se souvient quand les soldats maliens partent en Sierra Léone ou au Liberia, le but est revenir se remarier ou pour les plus conscients se construire un logis. Ne croyez pas que les soldats de la CEDEAO viendront laisser leur vie au Mali. A bon entendeur Salut
traore adama
traore adama 14 ans
CEST POURQUOI L'ARMEE DE LA CEDEAO EST NECESSAIRE POUR SECURISER LE SUD
nonalinertie
nonalinertie 14 ans
Comment les centaines de villes et de villages de la ligne de front seront protégés contre LES EXACTIONS DES BANDITS ARMES qui ont choisi comme stratégie, le harcèlement de toutes les zones dégarnies, de Kayes à Ansongo et Kidal ? Bien sûr qu’il ne faut pas encourager les milices anarchiques, elles doivent simplement être encadrées, mais SUREMENT PAS ËTRE DETRUITES. TOUTES LES ARMEES DE LA CEDEAO REUNIES NE POURRONT PAS PROTEGER TOUS LES VILLAGES ET VILLES DE LA LIGNE DE FRONT. Les brigades d’autodéfense, utilisées avec succès par l’armée malienne dans un passé récent au Nord, sont régies par quelques règles simples : 1. La brigade est initiée par l’armée, les membres y ont accès par un appel d’enregistrement. C’est dire que les membres sont connus, armés et désarmés par l’armée sans aucun problème. 2. Les membres sont organisés en groupes ayant chacun un chef. 3. Les membres sont armés et formés par l’armée. 4. Les brigadiers ne sont jamais visiblement armés, ni en tenue. Leur force est la discrétion. 5. Les membres sont positionnés autour des villes et villages la nuit avec un mot de passe et supervisés par l’armée. 6. La brigade d’autodéfense comme son nom l’indique n’a pas de mandat offensif, MAIS UNIQUEMENT DEFENSIF. 7. Les brigadiers jouent leur fonction à titre gratuit. BREF, IL EST PLUS QU’INDISPENSABLE D’AVOIR SUR LA LIGNE DE FRONT DES BRIGADES D’AUTODEFENSE DE FILLES ET DE GARCONS RECRUTES, ENCOURAGES, ARMES ET SUPERVISES PAR L’ARMEE MALIENNE. Et surtout ces malheureux six mois nous prouvent, s’il en est besoin, QU’IL FAILLE MAINTENANT PERENNISER LE SYSTEME DE BRIGADE D’AUTODEFENSE EN APPRENANT ET EN ARMANT SYSTEMATIQUEMENT TOUS LES JEUNES GARÇONS ET FILLES DE 18 ANS DE LA LIGNE DE FRONT.
Cérès
Cérès 14 ans
S'il vous plait chers Maliens, je crois maintenant à la fatalité et au destin...comment diable voulez-vous reconquérir votre nord si vous vous tirez des balles dans les pieds..Quelle déclaration saugrenue!! au moment où vous cherchez des garçons pour laver l'affront islamique. eh!eh!eh! yakoo maliendew
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