De Kayes à Kidal : Les FAMa imposent leur tempo et rassurent les populations

Dans un Sahel où la guerre asymétrique redessine les lignes de front à travers sa "main invisible", le Mali affirme sa supériorité par la stratégie et la puissance opérationnelle.

15 Sept 2025 - 01:34
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De Kayes à Kidal : Les FAMa imposent leur tempo et rassurent les populations

Du 1er au 12 septembre 2025, les Forces armées maliennes (FAMa) ont mené une série d’opérations décisives, de l’ouest à l’extrême nord du pays, illustrant une montée en puissance tactique et technologique qui reconfigure les équilibres sécuritaires dans l’espace de l’Alliance des États du Sahel (AES).

À Kayes, les routes nationales 1 et 3 ont été ciblées par des attaques coordonnées visant à paralyser les flux économiques et à semer la peur. La riposte fut immédiate. Le 9 septembre, une frappe aérienne chirurgicale a détruit une base logistique à Mousafa, dans le cercle de Diéma. Plusieurs dizaines de combattants ont été neutralisés, permettant la reprise sécurisée des convois commerciaux sous escorte militaire. La veille, deux agents de la Police nationale enlevés dans la région de Tombouctou ont été libérés, puis reçus au palais présidentiel par le Général d’Armée Assimi Goïta. Ce geste, hautement symbolique, incarne la promesse de l’État: protéger ses citoyens, coûte que coûte.

Kidal : la guerre devient technologique

Plus au nord, à Kidal, une autre bataille s’est jouée, plus discrète mais tout aussi stratégique. Le 11 septembre, les FAMa ont abattu un drone d’espionnage utilisé par des groupes armés dans la zone de Tessalit. L’incident révèle une mutation du conflit: les ennemis de l’État malien s’équipent désormais de technologies aériennes pour surveiller, cibler et désorganiser. En réponse, l’armée renforce ses capacités de défense anti-drones, intégrant des systèmes de brouillage et d’interception qui marquent une nouvelle étape dans la guerre technologique sahélienne.

L’AES et le peuple : deux piliers d’une souveraineté affirmée

Dans cette dynamique, l’AES joue un rôle central. Des missions conjointes ont été menées avec les forces du Burkina Faso et du Niger dans le Liptako-Gourma, avec un partage de renseignements et une coordination opérationnelle inédite. Le commandement militaire de l’alliance a salué la réactivité des FAMa, soulignant que la sécurité du Sahel repose désormais sur une réponse unifiée, offensive et souveraine.

Au-delà du terrain, le Mali mène une guerre médiatique et psychologique. Face aux récits biaisés de certains médias étrangers, le soutien populaire à l’armée reste massif. À Bamako, Kayes et Sikasso, des rassemblements spontanés ont salué les soldats, réaffirmant l’attachement du peuple à sa souveraineté. Le Général Goïta, dans une allocution sobre mais ferme, a rappelé que le courage en uniforme est celui de toute une nation qui refuse de céder à la peur.

Les opérations militaires réussies, la libération d’otages, la sécurisation des corridors économiques et la montée en puissance technologique des FAMa envoient un message clair : le Mali est debout. L’armée malienne, modernisée et offensive, incarne l’espoir d’un Mali uni, résilient et souverain.

Les opérations de septembre ne sont pas de simples succès tactiques. Elles traduisent une recomposition stratégique, une affirmation de souveraineté, et une volonté politique de ne plus subir. Le Mali trace sa voie dans un Sahel en recomposition. Et chaque victoire, sur le terrain comme dans les esprits, est une pierre posée sur le chemin de la paix.

Khaly-Moustapha LEYE

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Commentaires (12)

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Kinguiranke
Kinguiranke 1 an
Mali: les jihadistes détruisent des dizaines de camions-citernes et réaffirment leur blocus à Kayes Au Mali, les jihadistes du Jnim ont attaqué dimanche 14 septembre un important convoi de camions-citernes en provenance du Sénégal et qui circulaient en direction de Bamako, sous escorte militaire. Une attaque similaire avait déjà eu lieu samedi. Plusieurs dizaines de ces engins ont été détruits et des militaires tués. Le Jnim impose un blocus dans la région de Kayes depuis le 3 septembre. L'armée affirme avoir « vigoureusement réagi ». Les jihadistes, circulant à moto, ont attaqué dimanche plus de 80 camions-citernes en provenance du Sénégal et sous escorte militaire entre Kaniéra et Lakamané, dans le secteur de Kayes-Nioro du Sahel. La veille, samedi, un autre convoi de camions-citernes, également sous escorte militaire, avait déjà été attaqué entre Diédiéni et Kolokani, à une centaine de kilomètres de Bamako. Selon les sources sécuritaires et civiles locales jointes par RFI, au moins une vingtaine de camions remplis de carburant ont été incendiés – certaines sources avancent des chiffres plus élevés. Les jihadistes du Jnim ont diffusé des images de nombreux camions en flamme. « Cafouillage total » Dimanche, les soldats maliens mobilisés pour protéger le convoi ont été contraints de se replier, abandonnant les camions sur la route. Des militaires ont été tués ou capturés. Les sources sécuritaires maliennes jointes par RFI ne sont pas en mesure de fournir de bilan à ce stade. L'une de ces sources déplore un « cafouillage total ».
Kinguiranke
Kinguiranke 1 an
Avec 5000 euro de dette par seconde, la tres maudite France est en train de s'enfoncer dans le gouffre de la decadence sociale et economique!
Kinguiranke
Kinguiranke 1 an
Tu n'es pas la fille de ton pere, Tu nes pas le fils de ta mere.
ama
ama 1 an
Encore de la propagande nous sommes fatigués de vos mensonge
Kinguiranke
Kinguiranke 1 an
Les chiens aboient mais la caravane passe!
Ogoba
Ogoba 1 an
Bien sûr, on voudrait participer à ce chant de triomphe, et croire que l’État a réussi à s’imposer sur l’ensemble du territoire national. Les réalités, incontestables, disent hélas tout autre chose. Les FAMa, quelle que soit leur volonté d’agir et le courage des combattants, reste souvent impuissante face à des adversaires déterminés et, ce qui est pire, aux doutes des populations frappées par le terrorisme. Il ne suffit pas que le général d’armée gonfle ses biceps pour que l’ennemi déclaré s’efface du paysage, et le poids de l’AES est dérisoire, tant le fléau s’impose, aussi, chez les prétendus alliés.
Kinguiranke
Kinguiranke 1 an
Les chiens aboient mais la caravane passe!
cisse
cisse 1 an
Du mensonge à la propagande soviétique , l'armée ne contrôle plus rien
Kinguiranke
Kinguiranke 1 an
Les chens aboient mais la caravane passe!
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