Disparition de 21 bérets rouges : Le juge sème la panique à Koulouba et Kati

09 Juil 2013 - 07:27
Mis à jour: 13 ans
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beret rougexxLe 30 avril 2012, les commandos parachutistes de Djikoroni - bérets rouges -, sous la conduite de leur chef, le colonel AbidineGuindo,  prenaient d'assaut le camp militaire de Kati et les centres névralgiques de la capitale. Objectif: liquider la junte du capitaine Sanogo à laquelle ils reprochaient des brimades multiples. L'affaire a échoué et des dizaines de bérets rouges arrêtés.     Si certains sont détenus ou en fuite, 21 bérets rouges ont purement et simplement disparu. Leurs noms et prénoms ont été publiés par Amnesty International et  le dossier empoisonne la sérénité de la junte de Kati. Pour ne rien arranger, la cour pénale internationale (CPI) menace de s'en mêler si la justice malienne ne fait pas diligence.     C'est sans doute pour rendre justice aux victimes et traiter le dossier à l'interne que les plaintes des ayants droits des disparus ont été reçues par le procureur de la commune 3 de Bamako, chargé du pôle économique. On peut s'étonner que le pôle économique se charge d'une affaire de sang mais c'est un fait: le procureur a confié l'affaire à un juge d'instruction de son tribunal. Quand un juge est saisi, il instruit conformément à la loi et cela ne peut se faire sans entendre les mis en cause. Après l'audition des parents des bérets rouges disparus, le juge a lancé un mandat d’amener contre plusieurs officiers et soldats cités par les plaignants comme ayant participé à l'enlèvement des 21 bérets rouges disparus. Le hic, c'est que les militaires que le juge souhaite entendre sont encartés à la junte de Kati dont chacun connaît les capacités de nuisance sur une République chancelante comme la nôtre.       Il semble que les demandes d'audition du juge aient mis le feu aux poudres. Dès qu'il en a pris connaissance, le président Dioncounda Traoré a organisé, le 26 juin 2013, une grande messe au cours de laquelle le capitaine Sanogo, chef de la junte, a officiellement présenté son "pardon" au peuple et fait la paix avec les bérets rouges qui ont voulu l'éliminer. Profitant de l'occasion, le président Dioncounda Traoré a déclaré que l'armée malienne s'est définitivement réconciliée et a ordonné que tous les détenus militaires soient immédiatement libérés.       Les propos de Dioncounda Traoré ont été très mal pris dans les milieux judiciaires. "Comment le chef de l'Etat peut-il violer la séparation entre les pouvoirs exécutif et judiciaire au point d'ordonner des libérations dans le cadre d'un dossier pendant devant la justice?", s'insurge un procureur. Un autre magistrat se demande, avec une pointe d'aigreur,  si le chef de l'Etat songe vraiment au sort des disparus et au désarroi de leurs parents. Reprenant l'indignation générale des magistrats, le Syndicat autonome de la magistrature (SAM), présidé par le président du tribunal de la commune 1 de Bamako, Issa Traoré,  publie un communiqué rageur où il "s’insurge contre la déclaration du président par intérim du Mali, Dioncounda Traoré, relative à la libération imminente de personnes régulièrement poursuivies". Le SAM "tient au principe constitutionnel de la séparation des pouvoirs et dénonce toute immixtion du pouvoir exécutif dans le domaine judiciaire", tempête le communiqué.       Un observateur avisé de la scène politique propose, pour apaiser la panique naissante à Kati et Koulouba, que le chef de l'Etat prenne l'initiative d'une mesure d'amnistie. "Au lieu de s'ingérer ouvertement dans les affaires  judiciaires par crainte de la junte, Dioncounda Traoré ferait mieux de prendre des initiatives politiques fortes. Par exemple, indemniser les  parents des bérets rouges disparus et qui sont certainement morts; faire adopterpar l'Assemblée nationale une loi d'aministie en faveur des éventuels auteurs des disparitions forcées. Ce serait la seule manière de crever l'abcès tout en préservant à la fois l'intérêt du pays et les droits des victimes. En dehors de cette démarche, je ne vois pas comment on pourra régler le contentieux sans piétiner la justice.Après tout, les membres de la junte ont déjà bénéficié d'une loi d'amnistie pour  leur putsch, un crime que la Constitution malienne déclare pourtant imprescriptible!", analyse notre interlocuteur.   Tiékorobani

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Commentaires (44)

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ous
ous 13 ans
Il faut cesser de nous timpaniser avec cette affaire de berets rouge , beret blancs et beret noir c'est une affaire de legitime defence pour les beret vert les juges n'ont rien à avoir dans cette affaire de militaire monsieur les traite de journal il faut aller encore etudier
Tidiane 13 ans
Salaam, les scènes ont été filmées et certains militaires l'ont partagé via bluetouth comme un trophée. Amnistie générale pour le Mali dan tous les secteurs, toutes categories? c'est loin d'être la solution. Vivement les élections pour des institutions fortes
Tiekorobani idounoukoro koungolo ima adamine
Tiekorobani idounoukoro koungolo ima adamine 13 ans
Si CPI veut se montrer juste, il devrait commencer par les militaires trahis et egorges au nord a defaut de munitions.Il devrait se pencher egalement sur la disparution de Siaka Kone mais il me semble que c'est Sanogo vous derange car vous pensez que le Mali sera un pays du choix des renegats. Votre attitude n'est pas de celle d'un journaliste qui regarde de l'avant l'avenir intelligent de ce pays avec ses fils habiles. Vous etes un tatine malin et un boutefeu !
soldat rate
soldat rate 13 ans
QUAND ON TE DIT QUE TU ES CON...ET TU DIS QU'UN AUTRE EST CON...C'EST QUE TU ES VRAIMENT CON... TU AURAIS SIMPLEMENT PU DIRE QUE SANOGO N'A RIEN N'A CRAINDRE DE LA CPI...PUISQU'IL N'A RIEN FAIT ... NON...??? Moussa Ag,...LA MEILLEURE REPONSE A DES ACCUSATIONS...EST DE SE DIRE INNOCENT...AU LIEU DE MENTIONNER D'AUTRES CRIMES....
Soldat Raté
Soldat Raté 13 ans
<strong>QUELQU'UN AURA A DIRE EXACTEMENT CE QUI EST ARRIVÉ À CES 21 BERETS ROUGES .... SI VOUS PENSEZ QUE C'EST TOUJOURS LE TEMPS DU MAUDIT SANGUINAIRE ET CRIMINEL ... GMT ... OU LES ÊTRES HUMAINS DISPARAISSENT SANS QUE QUELQU'UN AIT A RENDRE COMPTE ... VOUS VOUS TROMPEZ ... AU PIRE DES CAS ... </strong> Moussa Ag,...cet irresponsable sans intégrité de Dionkouda va regretter un jour ses bêtises...ON NE BÂTIRA JAMAIS UNE NATION SUR DES CRIMES ... SURTOUT DES CRIMES DE SANG... MAUDITS IRRESPONSABLES ...!!!
Non à l'impunité. Il faut arrêter et juger Sanogo et ses complices qui ont tué ces 21 bérets rouges. Si le Mali en est incapable, que la CPI s'en charge.
Non à l'impunité. Il faut arrêter et juger Sanogo et ses complices qui ont tué ces 21 bérets rouges. Si le Mali en est incapable, que la CPI s'en charge. 13 ans
La justice et rien que la justice ne doit prévaloir au Mali.
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