Mali: vers une prochaine levée des sanctions ouest-africaines

05 Avr 2012 - 16:41
Mis à jour: 15 ans
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[caption id="attachment_58895" align="alignleft" width="310" caption="Réunion de la Cédéao à Abidjan, en Côte d'Ivoire, le 5 avril 2012 © AFP"][/caption] BAMAKO (AFP) - (AFP) - La levée des sanctions de l'Afrique de l'Ouest contre la junte au pouvoir depuis le 22 mars à Bamako pourrait intervenir prochainement au Mali, ce qui ne résoudra pas la situation dans le nord conquis par la rébellion touareg et des islamistes, lesquels ont pris de force des Algériens à Gao jeudi. C'est dans la partie nord en proie au chaos que le consulat d'Algérie, à Gao, a été occupé par des islamistes armés qui y ont hissé le drapeau salafiste noir et ont "arrêté des diplomates algériens", selon des témoins. Alger a confirmé qu'un groupe d'assaillants "non-identifiés" ont emmené le consul et six de ses collaborateurs "vers une destination inconnue". "Nous travaillons ensemble (avec la junte au pouvoir) pour créer les conditions de levée" des sanctions diplomatiques et économiques imposées depuis lundi par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), a déclaré le ministre burkinabè des Affaires étrangères Djibrill Bassolé, envoyé à Bamako du médiateur ouest-africain, le président Blaise Campaoré du Burkina Faso. "Je pense que ce sera pour très bientôt", a affirmé M. Bassolé, promettant de prochaines annonces "dans la bonne direction" du chef de la junte, le capitaine Amadou Sanogo. La Cédéao a également annoncé "la mise en place immédiate de la force d'attente" de l'organisation ouest-africaine, entre 2.000 et 3.000 hommes déjà en alerte. Les modalités du déploiement de cette force, dont on ignore encore si elle vise les putschistes, les rebelles touareg au nord, ou les deux, était en cours de discussion lors d'une réunion des chefs d'état-major ouest-africains à Abidjan. Le coup d'Etat contre le régime du président Amadou Toumani Touré, il y a deux semaines, a plongé le pays dans une situation chaotique: des rebelles touareg et groupes islamistes ont pris en fin de semaine dernière le contrôle des trois métropoles du nord - Kidal, Gao et Tombouctou - sans rencontrer de résistance de la part d'une armée malienne sous-équipée, désorganisée et en déroute, coupant de fait le pays en deux. Dans le nord, les islamistes d'Ansar Dine, dirigés par le chef touareg Iyad Ag Ghaly, et des éléments d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ont, depuis lors, pris le dessus sur le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), qui a annoncé unilatéralement mercredi soir la fin de ses "opérations militaires". Selon ce mouvement touareg laïc, le cessez-le-feu tient compte "de la libération complète de l'Azawad", région naturelle considérée comme le berceau des Touareg et dont il revendique l'indépendance, mais aussi "de la forte demande de la communauté internationale". "En réalité, de ce que l'on sait, le MNLA ne commande rien actuellement" dans le Nord, "c'est Iyad (Ag Ghaly) qui est le plus fort, et il est avec Aqmi", a déclaré à l'AFP une source militaire malienne sous couvert d'anonymat. --"Scandale"-- Un responsable de la communauté arabe du Nord-Mali a confirmé jeudi sur Radio France Internationale (RFI) le rôle clé des jihadistes dans la région et la présence de deux des principaux chefs d'Aqmi à Tombouctou, "actuellement, contrôlé par Ansar Dine et ses alliés d'Al-Qaïda". Cette prééminence des islamistes sur le terrain, voulant imposer la charia, inquiète la communauté internationale, en particulier l'ONU, les Etats-Unis et la France qui a obtenu mercredi le vote d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU. Tous ont appelé à un cessez-le-feu et condamné les violences rapportées dans le Nord, qui ont poussé des centaines de personnes à fuir les zones devenues inaccessibles à la presse et aux organisations internationales. De nombreux habitants ont fait état de saccages et pillages à Gao et Tombouctou, où la situation humanitaire devient préoccupante. Selon des témoins, des centaines de civils ont quitté Tombouctou dans la nuit de mercredi à jeudi, essentiellement pour la Mauritanie et le Burkina Faso voisins. D'après la junte, les nouveaux maîtres du nord ont commis "de graves violations des droits de l'Homme", dont des viols, particulièrement à Gao. Le chef de la diplomatie française Alain Juppé a évalué jeudi à "un petit millier" le nombre de combattants touareg et islamistes qui combattent actuellement dans le nord malien, mais estimé qu'il n'y a pas de "solution militaire" aux revendications des Touareg. Le président français Nicolas Sarkozy a qualifié de "scandale" la destitution du président Touré, soulignant que Paris était "extrêmement préoccupé par la situation sécuritaire". Il a exigé des mutins "de revenir à un processus constitutionnel". La "convention nationale" initialement prévue jeudi par les putschistes pour fixer les termes de leur transition a été reportée sine die "compte tenu compte des difficultés d'organisation matérielle", selon la junte. En plus de l'embargo de la Cédéao, les putschistes se sont vu infliger des sanctions par l'Union africaine (UA) et les Etats-Unis. De nombreux pays et organisations ont déjà suspendu leur aide et leur coopération avec le Mali, pays enclavé dépendant en grande partie des contributions de l'étranger, y compris celles de sa diaspora.   AFP 18:22 - 05/04/12

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Commentaires (25)

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ATT non, SANOGO peut être. Comment le Mali peut vivre un tel cauchemar sans la moindre réaction du sage Alpha Oumar KONARE, le Panafricain? Les maliennes et maliens sont trahis par les hommes politiques qui ne cherchent qu'à satisfaire leur ego. Personne au Mali ne pouvait imaginer un silence si suspect de kôrô Alpha et voire son illustre Darling Mme KONARE Adam Ba qui n'a pas fait de bonus aux occidentaux dans la crise Libyenne avec son "cri de coeur". Pourtant la Libye ne semble pas être plus leur patrie que le Mali.
hmaliba 15 ans
Une chose est sure,avant de demander a quelqu'un d'autre de l'aide,il faut être en première ligne.Mais certes Sanogo et ses camarades ont peut être évité au pays le cercle vicieux que constitue ces apatrides de certains politiciens tels que ATT,Dioncounda et leurs bados,mais il ne faut pas absolument pas négocier l'intégrité du pays sinon le Mali aurait été vendu par ATT,Dioncounda et bados et livré par Sanogo et ses camarades.
hmaliba 15 ans
En tout cas quoi que ce soit il faut garder l'intégrité du Mali et sans garder ces bandits en position de force.
cliclac 15 ans
La cocotte minute malienne est en ébulition et Mr Juppe se permet d'ouvrir en ignorant les risques que cela comporte. Si on ouvre une cocotte chauffé à fond: vous en prenez plein au visage et puis vous perdez le contenu. Alors en essayant de nous faire une différence entre (AQMI - MNLA) et la mojorité silencieuse qui ne veut ni l'un ni l'autrevous risquerez.... Mr Juppe avant qu'il ne soit trop tard ne supportez pas le MNLA sinon vous allez tout perdre. On n'est plus au année 60 ou seulement quelqu'un savaient lire entre les lignes. On a presque tt compris et d'ailleurs nous ne voulons point de force d'interposition (casque blanc ou jaune). Tt ce qu'on demande c'est la disparution de la Rep impopulaire separatiste de Kati. Nous réorganiserons nos forces et après le MNLA partira sans qu'on lui demande.D'ailleur militairement le Mali seul peut y faire face car tous les taupes sont démasquées.
papychka 15 ans
Vision 2012 je suis attristé par ce qui nous arrive , depuis hier mes larmes ne cessent de couler. C'est triste mais notre est foutu et la classe politique et l'ancien régime sont responsables de cela. Cependant je demande personnellement a cette même classe politique de se lever et de faire un front commun et faire la guerre contre les barbus. Il n'est pas question d'abandonner notre pays , nous sommes Malien et on a une histoire. C'est pas la france qui va nous dire ce qu'on doit faire ou non. Il est également temps que cette armée incapable mette a la disposition des patriotes volontaires comme moi qui veulent aller au front. Oui je veux m'engager dans l'armée pour défendre le pays. Nos ancêtres se sont battu pour ce pays , il est temps que nous génération présente ne reste pas comme spectateurs de la situation actuelle. QUE TOUS LES MALIENS SACHENT QU'AUCUNE FORCE ETRANGèRE NE VIENDRA NOUS SORTIR DE CETTE MERDE. Je lance également 1 appel a tous les patriotes sur notre territoire que : SI LA FRANCE VEUT SACRIFIER LE NORD DU MALI POUR SAUVER SES 06 OTAGES DES MAINS DES REBELLES, NOUS PRENDRONS TOUS LES FRANçAIS EN OTAGE SUR L'ENSEMBLE DE NOTRE TERRITOIRE NATIONAL. IL EST TEMPS QUE NOUS COMPRENONS ENFIN CETTE POLITIQUE D'HYPOCRISIE DE LA FRANCE QUI ,A TRAVERS SARKOZY EST DEVENUE UNE AGENCE IMMOBILIERE DE L'AFRIQUE FRANCOPHONE. NOUS TRAITERONS AVEC LES ISLAMISTES DU QATAR ET LES SALAFISTES ET A CHACUN SON ALLIE. Pourquoi pas comme c'est ainsi ! Que Dieu bénisse le Mali et qu'Il le protège !!!:
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