Russie–AES–CEDEAO : Moscou plaide pour une normalisation des relations et une solution africaine aux crises du Sahel

La Russie réaffirme son soutien à un rapprochement entre la CEDEAO et les pays de la Confédération des États du Sahel (AES). À l'issue d'un entretien avec son homologue de Guinée-Bissau, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a insisté sur la nécessité de privilégier des solutions africaines aux crises régionales, sans ingérence extérieure.

16 Juillet 2026 - 17:35
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Russie–AES–CEDEAO : Moscou plaide pour une normalisation des relations et une solution africaine aux crises du Sahel

Moscou souhaite voir s'apaiser les tensions entre la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et les pays de l'Alliance des États du Sahel (AES). C'est le message porté par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, à l'issue de sa rencontre avec la ministre bissau-guinéenne des Affaires étrangères, Fatoumata Jau.

Le chef de la diplomatie russe a déclaré que son pays soutient toutes les initiatives visant à normaliser les relations entre la CEDEAO, le Mali, le Burkina Faso, le Niger ainsi que la Guinée-Bissau.

Selon Sergueï Lavrov, les crises politiques et sécuritaires qui touchent la région saharo-sahélienne doivent être résolues avant tout par les États africains eux-mêmes, sans intervention extérieure. Il a ainsi réaffirmé la position de la Russie en faveur d'un règlement fondé sur le dialogue et le respect de la souveraineté des pays concernés.

« La Russie a fermement réaffirmé son soutien à tout effort visant à normaliser les relations entre la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), d'une part, et la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger et le Burkina Faso, d'autre part », a déclaré le ministre russe.

Le chef de la diplomatie russe a également estimé que les pays du Sahel devaient continuer à participer pleinement aux travaux de l'Union africaine. Selon lui, l'organisation continentale doit privilégier une dynamique de rassemblement et de consolidation des États africains plutôt que des logiques de division.

Pour rappel, la participation du Mali, du Burkina Faso et du Niger à certaines instances régionales avait été suspendue après les changements de pouvoir intervenus dans ces pays. La Guinée-Bissau a également connu des périodes de tensions politiques ayant affecté ses relations avec certaines organisations régionales.

À travers cette prise de position, Moscou réaffirme son soutien à un dialogue régional visant à favoriser la stabilité politique et la coopération entre les États d'Afrique de l'Ouest et du Sahel.

La Rédaction de Maliweb.net