Route Banconi-Dialakorodji-Safo-Dabani-Nonssombougou : Les travaux doivent connaître un regain d’activités

Long de 57 km, ce tronçon est financé sur le budget de l’État à plus de 22 milliards de Fcfa pour désengorger l’axe Kati-Samé. Les travaux sont à l’arrêt depuis plusieurs années à cause, notamment, de l’occupation des emprises

20 Juil 2026 - 10:18
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Route Banconi-Dialakorodji-Safo-Dabani-Nonssombougou : Les travaux doivent connaître un regain d’activités

Financé à plus de 22 milliards de Fcfa sur le budget national, le projet de construction de la route Banconi-Dialakorodji-Safo-Dabani-Nonssombougou franchit une nouvelle étape. En visite samedi dernier sur le chantier, la ministre des Transports et des Infrastructures, Dembélé Madina Sissoko, accompagnée d’une forte délégation comprenant le ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de division Oumar Diarra et le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Imirane Abdoulaye Touré, a insisté sur l’accélération de la libération des emprises, condition indispensable à la reprise effective des travaux de cette infrastructure stratégique destinée à détourner le trafic des gros porteurs et à renforcer la sécurité routière. 

À Dialakorodji, le ministre chargé de l’Urbanisme et des Domaines s’est adressé directement aux populations. Imirane Abdoulaye Touré a souligné que la réalisation de cette route est extrêmement importante pour les aspects sécuritaires et le développement de notre pays. Selon le ministre Imirane Abdoulaye Touré, cette route a été programmée depuis très longtemps pour dérouter la circulation des gros porteurs afin de contourner la ville de Kati. 

«Nous sommes venus dire aux populations des Communes de Dialakorodji et de Safo que ces projets routiers vont aller très vite. Nous les invitons à prendre les dispositions pour libérer les emprises. Les recensements et les évaluations, conformément à la loi, ont été faits depuis très longtemps», a déclaré le ministre Touré. Et de préciser qu’il existe une commission nationale d’indemnisation qui siège au niveau de son département. 

Le ministre chargé des Domaines a invité toutes les personnes concernées à se présenter devant cette commission, avant de rappeler que les opérations de démolition commenceront ce mercredi. Pour Imirane Abdoulaye Touré, le rôle de l’État est de recenser, d’évaluer et d’indemniser les sinistrés et, en aucun cas, un citoyen ne peut s’opposer à une décision de l’État lorsqu’il s’agit d’une opération d’utilité publique. 

À l’issue de la visite, la ministre des Transports et des Infrastructures a relevé qu’il a été constaté que le trafic au niveau de la RN3, qui assure les liaisons Bamako-Nouakchott, Bamako-Nouadhibou et Bamako-Dakar, est très dense et que les agglomérations traversées sont confrontées à des problèmes d’insécurité routière. Partant de ce constat, Mme Dembélé Madina Sissoko a indiqué qu’il a été décidé de réaliser cette voie en vue de contourner toutes les grandes localités situées sur la RN3 et la RN9. «Le projet a connu des arrêts dus, entre autres, à des problèmes d’ordre technique et à la question de la libération des emprises», a expliqué la ministre des Transports et des Infrastructures. 

Selon elle, Banconi et Dialakorodji sont des zones peuplées, des quartiers redressés qui n’ont pas fait l’objet de lotissements proprement dits. Dès lors, comme c’est le trafic lourd qui empruntera cette voie, il fallait, a-t-elle insisté, déclarer le projet d’utilité publique afin de procéder à la libération des emprises.  Mme Dembélé Madina Sissoko a rappelé que la commission d’indemnisation, créée auprès du ministère en charge des Domaines, a déjà accompli son travail. Les procès-verbaux, a-t-elle poursuivi, ont été déposés, mais la réticence de certaines personnes affectées par le projet a considérablement retardé leur signature. 

D’autres facteurs ont également fait que la route, avant même sa mise en circulation, présentait déjà des dégradations. «Une fois que la route est réalisée, toutes les localités riveraines se développeront. Nous sommes venus constater ce qui a été fait et ce qui reste à faire afin que les travaux puissent se poursuivre jusqu’à leur terme», a-t-elle assuré. 

La ministre des Transports et des Infrastructures a exhorté les populations concernées à se rapprocher de la commission afin d’accomplir les démarches administratives nécessaires pour qu’elles soient rétablies dans leurs droits et permettre ainsi la réalisation du projet. Ce projet, a soutenu Dembélé Madina Sissoko, est d’une importance capitale. «Nous avons parcouru les 57 km et l’État y a consacré beaucoup de moyens. C’est un projet de plus de 22 milliards de Fcfa financé sur le budget de l’État», a-t-elle conclu.

Abdoul Karim COULIBALY

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Commentaires (2)

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Alex
Alex 3 mois
Les autorités parlent d’urgence, d’importance stratégique, de sécurité routière, de 22 milliards investis… Mais dans les faits, le chantier reste à l’arrêt pendant des années. Les populations voient les dégradations, les risques, les embouteillages… Et elles entendent en même temps que “le projet est prioritaire”. Ce décalage entre l’urgence affichée et la lenteur réelle crée un sentiment d’incohérence, voire de double discours. La réforme administrative nécessaire pour éviter les retards sur les routes (comme la RN3) n’est pas une petite amélioration : c’est une refonte complète de la manière dont l’État prépare, coordonne et exécute les chantiers publics.Aujourd’hui, EGK et les autres entreprises sérieuses travaillent dans un système qui crée le retard, même quand elles sont rapides et conformes aux normes internationales. Voici la réforme administrative complète, structurée, réaliste, et adaptée au contexte malien. ? Objectif de la réforme Garantir que toutes les emprises sont libérées et que tous les réseaux sont déplacés AVANT le lancement des travaux, avec responsabilités claires et sanctions pour les acteurs qui bloquent. ?️ 1. Création d’une “Cellule Unique de Préparation des Chantiers” (CUPC) Une structure administrative obligatoire avant tout chantier routier. Missions : Libération totale des emprises Déplacement des réseaux (SOMAGEP, EDM, télécom) Coordination avec les mairies PV final de terrain prêt Transmission à l’entreprise (EGK) Pourquoi c’est indispensable : Aujourd’hui, chaque service travaille séparément, sans calendrier commun.La CUPC centralise tout. ? Cellule de préparation ⚡ 2. Imposer un “PV de Libération Totale” avant mobilisation de l’entreprise EGK ne doit jamais mobiliser un bulldozer tant que ce PV n’est pas signé. Contenu du PV : Emprise 100 % dégagée Réseaux 100 % déplacés Sécurité validée Autorisations administratives complètes Effet : EGK ne peut plus être accusée de retard si le terrain n’est pas prêt. ? PV de libération ⚠️ 3. Sanctions financières pour SOMAGEP, EDM, SOTELMA/Orange/Moov C’est la réforme la plus importante. Principe : Si un opérateur retarde le déplacement des réseaux → amende automatique. Exemple : 1 jour de retard = 500 000 FCFA 1 semaine = 3 millions FCFA 1 mois = suspension du directeur régional Pourquoi c’est vital : Aujourd’hui, les opérateurs n’ont aucune pression pour aller vite. ? Sanctions opérateurs ? 4. Obligation de calendrier contractuel pour les opérateurs Chaque chantier doit inclure un planning obligatoire pour : SOMAGEP EDM Télécom Mairies Avec : Délais précis Engagement signé Pénalités en cas de non-respect ? Calendrier opérateurs ? 5. Interdiction de lancer un chantier sans préparation complète Le ministère doit être légalement empêché de : lancer un chantier, inaugurer un chantier, mobiliser une entreprise, tant que la CUPC n’a pas validé le PV de libération totale. ? Interdiction lancement ? 6. EGK devient “coordinateur technique” (sans toucher aux réseaux) EGK ne peut pas déplacer les réseaux (illégal), mais elle peut : fournir des engins pour aider SOMAGEP/EDM, créer des accès, préparer les zones, assister les opérateurs, accélérer les interventions. Avantage : EGK reste dans son rôle, mais le chantier avance plus vite. ? Coordination EGK ? 7. Comité de pilotage hebdomadaire obligatoire Avec : Ministère des Transports SOMAGEP EDM Télécom EGK Mairies Objectif : Décisions rapides, blocages levés immédiatement. ? Comité de pilotage
SDIARRA
SDIARRA 3 mois
Très bonne nouvelle pour les habitants
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