Transition et relance de l’économie : Des chiffres à la réalité, un fossé ?

Au-delà des données économiques chiffrées, les Maliens veulent sentir les bonnes performances de l’Etat dans leurs assiettes.

9 Mar 2026 - 09:23
Mis à jour: 7 mois
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Transition et relance de l’économie : Des chiffres à la réalité, un fossé ?
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Transition et relance de l’économie : Des chiffres à la réalité, un fossé ?

Au moment où les Maliens crient que ça ne va pas, les gouvernants expriment leur optimisme. Ils estiment par exemple que le taux d’inflation est largement à un niveau raisonnable, idem pour le taux de chômage, etc. Mais, au quotidien, l’argent se fait rare, les prix des denrées de première nécessité flambent. C’est le cas de la viande, du poisson, de l’huile, du sucre, du savon, entre autres.

Après une croissance économique de plus de 3% en 2025, le Mali doit atteindre un bond de près de 6 % à la fin de cette année 2026. Sauf que bien de ménages maliens continuent de tirer le diable par la queue…

Pour le ministre de l’Economie et des finances, Alhousseni Sanou, les données économiques du pays font espérer des lendemains meilleurs.

En effet, après les énormes difficultés socio-économiques liées à l’embargo de 2022, l’Etat malien semble souffler un tout petit peu, avec l’amélioration des agrégats économiques. 

En dépit des difficultés traversées, analysent les économistes, l’Etat malien a les ressorts nécessaires pour rebondir économiquement.

Sur divers plans, l’espoir semble permis, après la phase de « la tension de trésorerie » au niveau du Trésor public. Cela est démontré par l’amélioration nette dans la fourniture de l’électricité, le léger mieux dans la crise du carburant (la pénurie du gaz-oil demeure une réalité), une petite amélioration de la santé des caisses de l’Etat, avec le récent apurement de la dette intérieure. Ce qui réjouit le FMI, lors d’une récente mission à Bamako.

Selon cette mission, menée fin novembre 2025, l’économie malienne devrait rebondir en 2026, après un ralentissement en 2025. L’institution de Bretton Woods projette une croissance du Produit intérieur brut (PIB) d’environ 5,5 % pour le Mali en 2026. Cette reprise s’appuie notamment sur une relance de la production aurifère (or) et une amélioration progressive de la situation sécuritaire dans le pays.

Il faut ajouter à cette bonne perspective les rentrées financières attendues avec les nouvelles exploitations minières, comme le lithium et les efforts de progression des recettes fiscales et douanières du pays.

Pour le ministre d’Etat argentier du gouvernement, d’importantes rentrées financières viendront consolider les finances de l’Etat, dans les prochains mois. Cela va doper les performances de l’économie nationale. Et cela doit aider à résorber progressivement la crise énergétique ou à diminuer son impact négatif sur les entreprises.

Ces performances optimistes tardent tout de même à être ressenties par les populations, avec des ménages qui ont encore d’énormes difficultés pour satisfaire les besoins élémentaires quotidiens. Cela parce que la vie chère se fait toujours sentir à tous les niveaux. Ce qui pousse même certaines associations de consommateurs à se lever pour dénoncer ces difficultés. Certains estiment même que les « fonds de soutien » instaurés par l’Etat sur les opérations de transferts et de recharges téléphoniques doivent être supprimés. Puisque ces fonds prélevés ne permettent pas jusqu’à présent de résoudre les délestages électriques.

Boubou SIDIBE/maliweb.net

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Commentaires (3)

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Kinguiranke
Kinguiranke 7 mois
La radio RFI propagandiste de la très maudite France parle de Nampala et on parle ici de Fassala pres de Tenenkou? Ou est la verite? Tas de menteurs!
FAMAs et Mercenaires Tuent des Innocents
FAMAs et Mercenaires Tuent des Innocents 7 mois
Mali: sept personnes tuées par l'armée et l'Africa Corps russe près de la frontière mauritanienne. Les soldats de l'armée malienne et les membres d'Africa Corps sont accusés d'exécutions sommaires. Deux véhicules ayant quitté vendredi 6 mars après-midi Fassala, en Mauritanie, pour se rendre à une foire hebdomadaire près de Tenenkou, au Mali, ont été stoppés par une patrouille de l'armée malienne et de ses supplétifs russes de l'Africa Corps. Ahl El Kory se trouve à moins de dix kilomètres de la frontière, à l'intersection des régions maliennes de Ségou, Mopti et Tombouctou, là où la frontière dessine un angle droit. C’est une zone où les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) sont présents. Selon les informations transmises à RFI par un survivant et recoupées auprès de plusieurs notabilités de la zone et de l'organisation locale de défense des droits humain CD-DPA, lorsque les militaires ont arrêté les véhicules, plusieurs passagers pris de panique ont tenté de s'enfuir. Ce sont eux qui ont été tués : six par balles, à bout portant, et un septième a été égorgé. Leurs cadavres, abandonnés sur place, ont été filmés par des habitants de la zone qui se sont rendus, de nuit, sur les lieux. Les images transmises à RFI semblent confirmer les accusations d'exécutions. Les sources jointes par RFI assurent que les sept victimes sont membres de la communauté peule et qu'il s'agissait de civils sans armes. Les autres passagers ont été tabassés, interrogés, accusés d'être des jihadistes, puis relâchés. L'armée malienne n'a pas communiqué sur le sujet et, sollicitée par RFI, n'a pas donné suite. À lire aussiMali : le blocus jihadiste de Léré provoque un afflux de réfugiés en Mauritanie Selon plusieurs sources, les victimes seraient des Maliens réfugiés en Mauritanie, deux originaires de Nampala et cinq de Tombouctou. Le 3 février dernier, huit civils Mauritaniens avaient été tués par les forces maliennes et l'Africa Corps russe à Torodo, dans la région de Kayes. En 2022, après l'exécution de plusieurs Mauritaniens au Mali, les deux pays avaient connu un épisode de crise qui s'est apaisée depuis, Nouakchott s'efforçant de protéger ses ressortissants tout en maintenant ses relations avec Bamako.
Kinguiranke
Kinguiranke 7 mois
Bouboutigua Malankolon den ani Fasomandju den tu ne penses qu' a ton ventre car ton assiette est vide, travailles pour la remplir. Un torchon encore du journalisme vegetatif sans ethiques et sans deontologie.