Edito : Seul bilan patent, le chaos

26 Juin 2018 - 01:03
Mis à jour: 8 ans
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Edito : Seul bilan patent, le chaos
Ce qui attend IBK…
Tout mandat est fait de haut et de bas. Ce qui est bon à comprendre, on ne peut satisfaire tout le monde à hauteur de souhait. C’est l’ordre naturel des choses. Cela ne peut être aussi nullement un motif rationnel pour justifier l’échec jusqu’à un certain degré, puisqu’une équipe vient au pouvoir avec un certain nombre de secteurs prioritaires. Elle doit parvenir à apporter des réponses appropriées, à plus de 50%, aux maux qu’il a lui-même identifiés et promis de combattre. Sous la gouvernance d’Ibrahim Boubacar Keïta, les gouvernants tentent de faire croire au peuple que la couleur rouge est forcément le noir. Leur bilan est désastreux, mais ils refusent de le reconnaitre. En plus, ce qui est inadmissible, c’est le fait de conditionner l’échec du régime aux pouvoirs précédents. Ils aiment à le dire tout le temps, qu’ils sont venus trouver que la crise du nord était déjà là et que les responsables ne sont autres que les prédécesseurs. Qu’ils comprennent que se dérober de sa responsabilité n’est pas le signe d’un homme exemplaire, voire d’un homme d’honneur. Le Mali d’aujourd’hui, ça ne va pas ! Le constat est unanimement partagé par tout le monde, citoyens et partenaires du Mali. Et à la lecture des causes qui nous ont conduits à un tel désastre, on ne peut accuser rationnellement quelqu’un d’autre si ce n’est IBK lui-même. Il a critiqué les autres. Dieu et les hommes lui ont  confié le pouvoir. Dans l’exercice de sa fonction, il a fait pire. Il n’a rien apporté pour restaurer l’espoir et il est la source principale de la dégradation de la situation. Ayant détruit le peu d’acquis qui était là avant son arrivée, il déchire le tissu social malien avec sa politique qui a mis dos à dos les Maliens, à un moment crucial de la survie de la Nation qui nécessite l’union. Que reste-t-il du Mali ? Rien ! Absolument rien ! L’économie est à l’agonie, le panier de la ménagère est désespérément vide, l’autorité de l’Etat est absente sur la quasi-totalité du territoire, la corruption et le favoritisme sont monnaie courante, les conflits intercommunautaires impactent dangereusement sur la cohésion des communautés qui vivent ensemble depuis des siècles. C’est le cas dans le centre du pays où Peul-Dogon, Peul-Bambara, etc. s’entretuent sous le regard impuissant de l’Etat. Justement, c’est cet Etat qui est responsable de la situation. Depuis très longtemps, il a été interpellé afin de faire barrage à la menace terroriste et djihadiste dans le centre, mais rien n’y fit. Du coup, la nature ayant horreur du vide, l’amalgame s’est installé. De soupçon en soupçon sur une ethnie d’être importatrice du mal, les bonnes relations ont cédé la place à la haine, à la chasse à l’homme. La situation est déplorable car le climat de confiance s’est dissipé entre l’armée et des communautés et entre les communautés elles-mêmes. Ce qui est choquant, cette atmosphère inquiétante, reconnue même sur le plan international, n’impacte en rien la politique de propagande d’IBK et son clan. A Bamako et dans les zones où l’insécurité n’a pas encore pris le dessus, ils parlent du bilan d’IBK qu’ils estiment positif ; ils promettent la réélection d’IBK dès le premier tour. Il est bon de se poser la question : bénéficient-ils encore de toutes leurs facultés ? En effet, même la case sous laquelle ils se trouvent est menacée, mais ils n’en sont pas conscients. Au lieu de s’agripper à la réélection d’IBK via des méthodes folkloriques, qu’ils se posent la question si dans ces conditions-là il est possible d’organiser l’élection présidentielle.  Tous les ingrédients sont en tout cas réunis pour croire qu’il y a une véritable menace sur la tenue de cette élection, le 29 juillet. A ce niveau, j’ajouterai aux questions terroristes et au conflit intercommunautaire, la grève des administrateurs civils et la levée de boucliers du Collectif des régions non opérationnelles. Des menaces, parmi tant d’autres, qui pèsent lourdement sur le processus électoral. En des mots simples, IBK a tout foutu en l’air au Mali ! Boubacar Yalkoué

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Commentaires (9)

User
Mk
Mk 8 ans
Fb,ce que je veux te dire les maliens ne sont des abroutis,avec tout ce bilan ,Ibk n'arrive pas à trouver le cœur des maliens,On verra ce que dieu va lui réserver,mais quant à ,mieux vaut qu'il abandonne pour le bon.
Abdoulaye
Abdoulaye 8 ans
FB tu ne vit pas au Mali comme nous?
T.Sankara
T.Sankara 8 ans
"...Ils aiment à le dire tout le temps, qu’ils sont venus trouver que la crise du nord était déjà là et que les responsables ne sont autres que les prédécesseurs...." IBK EST VENU TROUVE QUE LES ARMES S'ETAIENT TUES, QUE LE PAYS ETAIT ADMINSTRATIVEMENT REUNI. VENU POUR RECONCILIER ET REPARTIR SUR DE NLLES BASES, IBK S'EST EVERTUE A REPRENDRE LA GUERRE ET A DIVIER LE PAYS EN DEUX ENTITES: L'UNE CONTROLE ET SUCEE PAR LUI ET SA BANDE, L'AUTRE AUX MAINS DE BANDITS ET DE NARCOTRAFICANTS. Il n'a pas pu accomplir ce pourquoi il avait ete elu, alors pourquoi devrait-on lui confier un autre mandat?
sangare
sangare 8 ans
Il n'y a pas de doute,un chef bandit de haut chemin digne de ceux qu' on constate dans les rues de New-York s'est emparé de l' ÉTAT du Mali. Il n'agit pas pour le Mali,mais pour la sauvegarde des affaires nauséabonds de son CLAN. IBK,depuis premier ministre ,a montré ce visage. Ceux qui l'ont accompagné ne peuvent pas ne pas le savoir. Il est le seul à mener le combat contre la personnalité IBK,depuis qu' il était premier ministre ,au sein du gouvernement puisqu'il était ministre préféré du président,à l'intérieur du parti dont IBK était le président,aujourd'hui dans l'opposition. On a su,avec le temps,que ceux qui agissaient violemment contre le gouvernement d'Ibk étaient réellement contre ALPHA OUMAR KONARE puisqu'ils ont fini par collaborer avec son premier ministre avant de constater dans leurs chaires puisqu'ils connaissaient le visage réel de l' homme ,après avoir exercé le pouvoir avec lui ,que le CLAN CMDT conduit par SOUMAILA CISSE avait raison de s'opposer à lui,de le combattre vigoureusement pour L'INTÉRÊT du Mali qu' eux,au contraire,l'ont aidé à s'emparer du pouvoir. ILS SONT AUSSI RESPONSABLES DE LA SITUATION ACTUELLE DU PAYS QU' IBK ET SON CLAN. Le seul vrai opposant à IBK,qui n'a jamais accepté de collaborer avec lui,est SOUMAILA CISSE . Le seul qui empêche le «KANKELETIGUI »de dormir tant il a mis en place un parti solide après avoir quitté leur parti commun l' ADEMA-PASJ . Le seul qui peut,avec le soutien mérité des maliens,réaliser l'alternance pour SAUVER le Mali de la SOMALISATION ou de l' AFGHANISATION. Le MALI a la chance d'avoir un homme qui a résisté politiquement aux fossoyeurs en mettant en place un parti qui a su intégrer des micro partis régionalistes pour former un très grand parti à la taille de l'ADEMA PASJ D'ALPHA OUMAR KONARE,de l' UDPM de MOUSSA TRAORÉ et de l' US RDA de MODIBO KEITA . Ce que n'a jamais su faire aucun homme politique de l' ère démocratique. Le parti URD est le seul capable de SAUVER les maliens. Heureusement qu' il est là au moment où on a vraiment besoin de lui. Sous d'autres cieux aucun parti ne peut rivaliser avec le parti au pouvoir. SOUMAILA CISSE ne remplace pas IBK,s'il est élu,à la tête de L'ÉTAT,mais c'est une conception du pouvoir qui s'alterne à une autre tant les deux personnalités sont irréconciliables en terme de méthodes de travail gouvernemental. C'EST UNE MÉTHODE VERTUEUSE DE GESTION GOUVERNEMENTALE QUI S'ALTERNE À CELLE IRRESPONSABLE ET VAGABONDE. C'est aussi et surtout une personnalité très amoureuse du travail bien fait qui S'ALTERNE à une personnalité très connue pour son goût immodéré du luxe,de la fête et du voyage inutile. Avec SOUMAILA CISSE ,il n'y a pas de doute que l'alternance sera réelle.
COULIBALY Yacouba
COULIBALY Yacouba 8 ans
De toutes les façons la situation était très compliquée et très complexe, nous ne voyons pas les politiciens d'aujourd'hui pourraient lever ce défis grandiose qui mine ce pays depuis 2012 avec la complicité de toute la classe politique actuelle. Nous restions certain qu'il s'agit de dire quitte IBK moi nous vous remplacions; sinon aucun candidat n'a la solution du Mali actuel, car elle a besoin d'une dose de démocratie musclée comme le cas du Rwanda actuelle, mais en donnant de bons exemples dans tous les domaines en finissant avec l'impunité, l'injustice, le vol en bandes organisées, le népotisme, la gabegie, la méchanceté, l'égo trop fort, la jalousie, l'homme qu'il faut à la place qu'il faut, le mensonge, la tricherie et des comportements indignes, éhontés.
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