Ligne de force : Le Mali en panne de leadership

28 Avr 2014 - 03:56
Mis à jour: 12 ans
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[caption id="attachment_48663" align="alignleft" width="250"]Saouti Labass Haïdara, Dirpub L'Indépendant Saouti Labass Haïdara, Dirpub L'Indépendant[/caption] Dans sa lettre de démission datée du 5 avril dernier, l'ex-Premier ministre Oumar Tatam Ly a désigné le président IBK comme le premier responsable de l'inefficacité de son gouvernement en ce qu'il a rejeté, à quatre reprises, ses demandes visant à l'ouvrir à " des compétences accrues " pour en corriger " les dysfonctionnements et les insuffisances".     Ce refus obstiné, qui a désavantageusement mis le pouvoir sous les feux des projecteurs, est critiquable à bien des égards. D'abord la tradition républicaine dans toutes démocraties civilisées veut qu'après les législatives un nouveau gouvernement soit mis en place à la lumière des rapports de forces sortis des urnes.     En reconduisant le gouvernement formé au lendemain de l'élection présidentielle et qui devait donc avoir un caractère provisoire, IBK a dérogé à cette tradition. Même si c'est la coalition de partis politiques qui l'a soutenu à la présidentielle qui a été majoritairement portée à l'Assemblée nationale, un réajustement était toujours possible, voire nécessaire, à supposer qu'il ait eu un tant soit peu le souci de prendre en compte les choix opérés par les électeurs.     Ce rituel républicain accompli, le Premier ministre, que le président avait tacitement reconduit dans ses fonctions à la faveur de la cérémonie de présentation des vœux de nouvel an à Koulouba, se serait donné un délai raisonnable pour procéder à sa Déclaration de politique générale devant l'Assemblée nationale. Tel n'a pas été le cas. Oumar Tatam Ly a essuyé des refus polis pour composer le gouvernement post-législatives sans être encouragé à préparer et présenter sa déclaration de politique générale. Autre exercice républicain incontournable pour qu'il fût investi avec la solennité requise dans la fonction primatoriale.   On soupçonne IBK de s'être opposé à la formation de ce gouvernement post-législatives parce qu'il ne voulait pas s'infliger l'humiliation de devoir se séparer des nombreux neveux promus ministres (un fait décrié dans l'opinion). Ou congédier d'autres personnalités auxquelles le lie une connivence autour de certains dossiers délicats, même si lesdites personnalités font l'objet de contestations ouvertes de nature à affecter le fonctionnement normal des départements qu'elles dirigent.     Conséquence, en tous cas, des " niets " répétitifs de IBK à Oumar Tatam Ly, une prolongation de la mise en observation du régime par les bailleurs et les investisseurs, qui retiennent le cordon de la bourse en attendant de savoir de quoi demain sera fait. Et, bien entendu, ce sont les Maliens qui triment.     Preuve que la Déclaration de politique générale n'est pas une pure fantaisie, le nouveau Premier ministre Moussa Mara va s'y prêter, dès demain mardi. Que de temps et d'argent perdus pour le Mali à cause de l'entêtement de son Président à ne pas se conformer à la pratique républicaine consacrée et de son obstination à ne pas prendre en considération les critiques émanant de ses propres électeurs.     Le retentissant document rendu public par le PARENA (opposition) la semaine dernière constitue le second volet de cette réflexion. Il dresse un état des lieux affligeant et alarmant de la façon dont le pays est géré sous IBK, l'homme qui a porté l'espoir des millions de nos concitoyens pour retrouver leur sérénité et leur dignité. Non respect de la Constitution relativement à la déclaration publique devant la Cour suprême des biens du président de la République, du Premier ministre, des ministres. Affairisme débridé. Goût immodéré du lucre et du luxe. Gaspillage des deniers publics dans un pays sous perfusion internationale. Collusion avec les milieux d'affaires étrangers objet d'une enquête judiciaire. Tendances mégalomaniaques. Tout y passe. Mais le plus inquiétant est cette incapacité avérée à prendre une initiative sur la question cruciale du nord, à rompre avec " les atermoiements et les tergiversations qui ont conduit au pourrissement de la situation et ouvert la voie à la radicalisation préjudiciable à la cohésion nationale ". Toutes choses qui dénotent " l'absence d'une vision et d'une stratégie " sur un sujet d'urgence nationale.     Dans les milieux politiques et jusques et y compris dans les rangs du RPM et de ses alliés, des voix s'élèvent de plus en plus pour déplorer " la lourdeur " du Président, son peu d'empressement pour poser des actes forts dans la prise en charge des préoccupations pour lesquelles les électeurs lui ont exprimé massivement et dans l'enthousiasme leur préférence.     La restauration de l’autorité de l'Etat ? La lutte contre la corruption et la délinquance financière aux fins de renflouer le trésor public ? La remise en ordre et la relance de l'activité économique pour créer des emplois et répandre la prospérité ? Les mesures aptes à endiguer la vie chère galopante et améliorer l'ordinaire des plus nécessiteux ? L'école à vau-l'eau ? La santé chaque jour plus inaccessible ? Tous ces sujets brûlants, matière à de mirobolantes promesses lors de la campagne pour la présidentielle, semblent relégués à l'arrière-plan des soucis du président.  La nouvelle priorité étant le Boeing acquis à 17 milliards de FCFA et bientôt, nous dit-on, l'hélicoptère qui va relier Koulouba à la résidence impériale en construction à Sébénicoro, sur les berges du Djoliba.     Face à ce gâchis, l'on en arrive à se demander si IBK est vraiment " l'homme de la situation " rêvé et "quasi-plébiscité" (IBK dixit) par les électeurs en août 2013. Et si, finalement, ce plébiscite ne s’est pas fait sur un regrettable malentendu.     Les électeurs, en effet, ont voté pour l'IBK qu'ils ont connu et apprécié lorsqu'il était en manœuvre comme premier ministre entre 1994 et 2000, usant plus du bâton que de la carotte pour enrayer l'anarchie dans laquelle sombrait jour après jour le Mali au sortir de l'insurrection populaire qui a balayé 22 années d'une dictature militaire féroce, obscurantiste et paupérisante.   Ce premier ministre portait-il en lui la fermeté qui a permis de sortir le pays de la tourmente et avait-il les mains libres pour en user ou n'était-il que l'instrument qu'utilisait le président d'alors, Alpha Oumar Konaré, pour conforter et faire durer son pouvoir ? On se rappelle la fameuse phrase prononcée par ce dernier un soir à la télévision nationale : " Je peux vous assurer qu'aucun acte de fermeté n'a été décidé ou appliqué dans ce pays qui ne porte ma touche personnelle".   Cela pourrait bien expliquer la panne de leadership dont le Mali souffre manifestement depuis bientôt huit mois, du fait de l'inaction doublée d'un penchant marqué à l’autosatisfaction de son président. Par Saouti HAIDARA

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Commentaires (54)

User
Les 5 peches de IBK
Les 5 peches de IBK 12 ans
Pour sortir le Mali de sa torpeur, il s’entoure de sa famille…. se paye un avion qui coute le budget de la défense , fait des affaires obscures avec la mafia et des conseillers douteux…. qui se tapent sans crier gare une centaine de milliards.. IBK la nouvelle Honte du Mali et du Mande. Les cinq peches du President: 1-Il ment 2-Il vole 3-Il se saoule 4-Il calomnie 5-Il est traitre
wahou
wahou 12 ans
IBK: A OUBLIE LES PARTIS QUI ONT SIGNE L'ACCORD DU 6 JUILLET.
mloo
mloo 12 ans
QUELLES AVANCEES et dans QUELS DOMAINES? VOICI LA REPONSE A TES QUESTIONS MON AMI 1- Kidal? Les élections se sont bien déroulées. L’administration est en train de s’installer petit à petit. Vos journaliers ne sont pas véridiques. J’ai déjà mon petit frère à Kidal, parce qu’il est un bon patriote. Il enseigne à des jeunes touaregs à Aguelhok et pourtant il y a des rebelles MNLA là-bas. Vous dites que Kidal n’est pas sécurisé, mais es ce que Bamako l’est, Tombouctou non plus... Donc l’administration est bel et bien à Kidal, l’armée y est aussi. L’état a demandé aux fonctionnaires d’aller, les gens refusent. Mais qu’est-ce que vous voulez de plus ? Cette guerre doit être menée par tous les maliens civils et militaires sans distinction de genre. Maliennes et maliens, la guerre qui se passe au Nord ne peut être résolue sans notre participation. 2- Le pouvoir d’achat? Le monde déteste le changement, c’est pourtant la seule chose qui lui a permis de progresser. La révolution ne supprime pas les privilèges, elle se borne à changer les privilégiés. Il n'existe rien de constant si ce n'est le changement. Tout changement est difficile surtout quand il s’agit d’un changement de comportement. Combien de malien paye son impôt. Nous devons nous engager à fond dans la voie du changement. « Travaillez plus, vous multiplierez l'emploi; dépensez plus, vous participerez à la croissance; gagnez plus, vous augmenterez le pouvoir d'achat! » Donc maliens pour améliorer le pouvoir d’achat il faut tout simplement travailler. 3- Les coupures d’énergie? Ce problème est ancien. Mais il y a un début de solution. Il faut souvent écouter les informations. L’interconnexion avec le Sénégal et RCI est en bonne voie. 4- La santé? Le mal est profond. Les solutions ne tombent pas du jour au lendemain. La population ne respecte pas les directives. La pyramide sanitaire n’est pas respecter par la population. Vraiment, il y a un déficit d’information dans ce pays malgré la multiplication des canaux de propagandes. Le rôle d’une radio est d’abord informer, éduquer et ensuite communiquer. Pensez-vous qu’ils font sincèrement leur boulot. Il y a de grand reformes dans les domaines de la santé : la loi hospitalière, reformes concernant l’AMO… Je vous en prie aller vous informer, ce pays avance il faut avancer toi aussi. Comme l’a le représentant spécial de l’ONU le train ne va plus faire marche arrière. 5- L’éducation? Un enfant à qui on ne demande jamais ce qu’il ne peut pas faire, ne saura jamais ce qu’il peut faire. Les parents d'aujourd'hui ne se situent plus comme jadis, selon leur tempérament, entre la méfiance et la confiance ; ils se situent entre la confiance et la démission. Si l'on veut gagner sa vie, il suffit de travailler. Si l'on veut devenir riche, il faut trouver autre chose. L'ouvrage a toujours l'air facile, Quand le travail est un plaisir. Celui qui n’a pas subi les sévérités d’un maître subira les sévérités de la vie. Les parents d’aujourd’hui veulent être aimés de leurs enfants. Cette erreur les entraîne à toutes sortes de faiblesses et de facilités. L'éducation ne consiste pas à gaver, mais à donner faim. L'éducation ne consiste pas à gaver, mais à donner faim. Les noix ont fort bon goût, mais il faut les ouvrir. Souvenez-vous que, dans la vie, Sans un peu de travail on n'a point de plaisir. Education… éducation est mauvaise mon ami qu’est-ce que tu fais concrètement pour améliorer l’éducation de tes enfants ? Se conféré au conseil des ministres du 22 avril 2014. 6- Le chômage des jeunes? La question de l'emploi et du chômage est revenue au centre de bon nombre de préoccupations de nos contemporains, force est de constater qu'elle demeure un sujet de controverse entre les écoles de pensée économique, et entre les modèles économiques et sociaux des différentes nations. En l'absence de réel consensus sur le diagnostic ou les politiques aptes à lutter contre lui, le thème du chômage est clairement devenu un sujet de confrontation politique dans la plupart des démocraties, à l'occasion des périodes électorales. Mais mon ami je veux que tu retiennes ceux-ci : « Elever un enfant c'est lui apprendre à se passer de nous. » L'oisiveté est comme la rouille ; elle use plus que le travail. Les salariés sont les êtres les plus vulnérables du monde capitaliste : ce sont des chômeurs en puissance. Mon ami qu’as-tu appris à l’école ? Ne peux-tu pas le mettre en pratique ? TU VEUX QUOI, TU AS ETUDIER, TU AS OBTENU UN DIPLOME MAIS TU NE PEUX PAS TRAVAILLER : DONC TU NE MERITE PAS TON DIPLOME. Ne Vous souciez pas d'être sans emploi ; souciez-vous plutôt d'être digne d'un emploi. Être licencié et tomber dans le chômage, c’est un drame pour ceux à qui cela arrive et à leurs familles. « Qui n’est jamais tombé n’a pas une juste idée de l’effort à faire pour se tenir debout. » 7- L’hygiène et la salubrité de la capitale?… L'hygiène est un ensemble de mesures destinées à prévenir les infections et l'apparition
Emoo
Emoo 12 ans
La nation entière a suivi le théâtralisme de IBK au Maroc..... On avait le sentiment d'avoir plus affaire a un bouffon qu'a un President... a moins qu'il ne soit complètement saoul... Franchement si c'est IBK en réalité , on est mal barre... Son médecin doit voir son cas de près.... car il n'est pas loin de la folie.... ou tout au mois d'une depression avancée . Il a été bien sonne par Tieble Drame... On ne peut pas compter sur ce tordu megalo pour diriger le Mali....
Comme Le General Sanogo aime la reussite d'IBK, il lui envoie les 10 commandements pour redresser sa Presidence
Comme Le General Sanogo aime la reussite d'IBK, il lui envoie les 10 commandements pour redresser sa Presidence 12 ans
1- Liberation de tous les detenus militaires et civils et mettre fin a' l'action legale engage'e contre ATT 2- Organisation d'une conference Verite'- Pardon - Reconciliation Nationale 3- Compensations financieres pour toutes les victimes et/ou leurs familles 4- Negociations avec les groupes arme's et les notables du nord pour degager une formule qui permettra aux populations du nord d'etre en charge de la gestion de leur region sans porter atteinte a' l'integrite' territoriale du Mali. 5- Ecouter attentivement les conseils donne's par la France, les USA, les pays du champ, la CEDEAO,l'UMA, l'UA,la Ligue Arabe et l'ONU 6- Ecarter les membres de la famille presidentielle des postes gouvernementaux et parlementaires 7- Declarer ses biens conformement a' l'Article 37 de la Constitution du Mali 8- Ne voyager que si c'est absolument necessaire et parler moins 9- Eviter THE MICROMANAGEMENT 10- Eviter de considerer ceux qui ne partagent pas vos opinions comme etant des ennemis.
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